Vous êtes ici : Accueil / Magazine Mars 2011

Magazine Mars 2011

Editorial

Facebook : Bienvenue sur la place publique de Tahrir

Yan de Kerorguen

Rarement le terme d’espace public n’a mieux répondu à sa définition qu’avec la révolte des rues tunisiennes et égyptiennes, sous la bannière de Facebook et des réseaux sociaux.

Certes, à ce jour, personne ne peut dire si l'effervescence sociale qui a régné sur la place Tahrir, au Caire, ou sur l’avenue Bourguiba, à Tunis, débouchera sur une authentique transition démocratique que la représentation parlementaire aura à cœur de confirmer. Mais l’intensité du mouvement, son processus, ses (...)

Rarement le terme d’espace public n’a mieux répondu à sa définition qu’avec la révolte des rues tunisiennes et égyptiennes, sous la bannière de Facebook et des réseaux sociaux.

Certes, à ce jour, personne ne peut dire si l’effervescence sociale qui a régné sur la place Tahrir, au Caire, ou sur l’avenue Bourguiba, à Tunis, débouchera sur une authentique transition démocratique que la représentation parlementaire aura à cœur de confirmer. Mais l’intensité du mouvement, son processus, ses caractéristiques, ses exigences, nous amènent à être positifs sur l’avenir de ce modèle de révolte qui constitue aux yeux de la chercheuse Armelle Baïdouri, « un marqueur générationnel ».

L’exemplarité de « La République de Tahrir », avec la possibilité que des gens, par téléphone mobile interposé, se partagent des informations en permanence, de manière quasi instantanée, fournit une illustration assez précise d’interactions sociales et politiques qui donne à ce terme d’espace publique sa véritable vocation d’appropriation citoyenne de la géographie mais aussi de l’histoire.

Le potentiel d’innovation des réseaux sociaux exprimé par les jeunesses arabes a depuis un mois, été largement commenté. Les citoyens ont trouvé dans Internet une architecture qui manquait pour imposer la place publique dans des systèmes politiques dictatoriaux qui ont banni le débat et la vie publique. Il est vrai que le phénomène est relativement inédit. En 2009, un précédent a existé. Twitter s’était déjà fait un nom lors du mouvement contre Ahmadinejad, au moment des élections iraniennes. Le mouvement de contestation des jeunes en Iran a servi de détonateur. Mais la répression a eu raison de cette révolte .
Les rêves, les projets, les visions, les idées qui ont eu cours pendant ces semaines de février sur la place Tahrir nous autorise à espérer que l’appropriation de l’espace public, facilité par les nouvelles technologies de la communication a de l’avenir. Cette révolution associant jeunesse et médias, plusieurs esprits éclairés en ont annoncé la couleur.

Dans son livre, « Foules intelligentes : la révolution qui commence » (M2 Editions), le sociologue Howard Rheingold, montre comment l’utilisation des mobiles facilite la coopération entre humains, amplifie l’organisation collective et favorise l’avènement de la prochaine révolution sociale. Rheingold en est convaincu : « La réciprocité, la coopération, la réputation, les entraides favorisés par les réseaux sociaux forment une toile de confiance susceptibles d’intelligence collective. Pour lui, le réseau est la forme d’organisation qui succède à celle des marchés, après les tribus et les hiérarchies. Il explique ainsi qu’avec peu de moyens, avec un peu de perspicacité, un peu de temps et du haut débit, on peut créer de nouvelles connexions entre les gens au lieu de les isoler. Avec, à la clef, la possibilité de se constituer facilement une petite république A l’organisation intégrée des grandes centrales s’oppose l’entreprise de la coopération que l’on voit proliférer sur la toile.
Le philosophe Gilles Deleuze, en son temps, avait prévu un tel dénouement du technique et du social : « l’essor des technologies informationnelles redistribue et remodèle le jeu social et ses implications existentielles au fur et à mesure qu’elles pénètrent au cœur du processus de fabrication du tissu social » écrit-il.

“Le nouveau média, c’est les gens”, ajoute Pierre Bellanger dans un article de Netéconomie (“Le réseau social : avenir des télécoms”) où il explique l’intimité du lien entre l’individu et son mobile. Quand il écrit cela, soulignant l’extension du domaine du collaboratif au niveau du téléphone mobile, le patron de Sky Rock a en tête, c’est une révolution en marche qu’on peut résumer ainsi : l’individu mobile est un média . Il devient la tête de pont de sa communication et de sa diffusion. Il est récepteur, émetteur et relais. Il a “l’entier contrôle de ses échanges". La modestie de son écran et de son clavier ne le limite pas : il pourra se brancher sur n’importe quelle machine, y apparaître comme une machine virtuelle et utiliser ainsi la machine support comme ressource y compris ses périphériques”. Le mobile prend ainsi le contrôle de ses alentours : “Un peu comme un iPod prend le contrôle d’une chaîne hi-fi sur laquelle il est branché”. Et Pierre Bellanger de conclure : ” C’est donc le petit terminal qui prend le contrôle du grand”.

Comme le rappelle le sociologue Bruno Marzloff, du Groupe Chonos, grâce au twitter, on a pu maîtriser des feux en Californie. La société de transports publics de San Francisco a crée un « twitter » pour aider ses usagers à choisir les parcours les moins encombrés. Cette réflexion sur la mobilité d’intérêt général pose la question de la gouvernance de la ville, demain. L’urbain devient médiateur d’information. Aussi bien l’urbain devient-il un média par excellence, rendant à l’espace publique la valeur d’un lieu organisé.

Gardons-nous du raccourci « cyberutopiste » qui draperait Facebook et Twitter de vertus émancipatrices propres. La scène qui s’est jouée sur la place Tahrir, avant d’être un phénomène de média, est d’abord un phénomène générationnel animé par un désir profond de liberté. La moyenne d’âge des pays du monde arabe est très jeune. Les jeunes représentent 60 % de la population. Il paraissait inévitable qu’au moment où les communications mondiales sont facilitées les dictatures et les régimes intégristes, se voient malmenées.
Les ingrédients sont de nature explosive : une jeunesse en rupture avec les vieillards au pouvoir issu d’une culture anti-impérialiste, une grave crise sociale, des pouvoirs corrompus et accapareurs, et fondamentalement. A plusieurs reprises des tentatives de révoltes, matées violemment, ont eu lieu ces dernières années. En axant ses revendications sur la personne du président Moubarak et contre toute transmission « héréditaire » du pouvoir à son fils Gamal, le mouvement a réussi à casser la barrière psychologique de la peur.

Sans ce sentiment profond d’aspiration à la liberté, tout appel à la révolte aurait été vain. Mais sans Internet, sans doute cette contestation 2.0 n’aurait-elle pas été conduite dans la forme démocratique qu’on lui connait. La rue étant interdite aux opposants, les jeunes ont trouvé refuge dans Internet pour dire, écrire et montrer des situations ou des événements embarrassants pour le pouvoir. La toile s’est transformée alors en ultime retranchement pour une population désabusée. Facebook est devenu un territoire libéré ou l’on pouvait tout se dire. Pour se muer en protestation et en révolte, le mouvement de protestation a trouvé dans internet les moyens d’accélérer ses attentes, de véhiculer non seulement de l’information, mais aussi des échanges, des rendez-vous et des consignes.
Pour le blogueur égyptien, Hani Morsi, internet n’a rien d’un exutoire cathartique pour les opprimés. Il estime au contraire que les médias sociaux dans les changements sociétaux progressifs rendent possible un discours politique populaire impossible en d’autres circonstances.

Le meilleur exemple est incarné par les cybermilitants du Mouvement de la jeunesse du 6 avril. Le nombre d’adhérents à ce groupe, sur Facebook, était alors estimé à des dizaines de milliers de personnes. Ce mouvement du 6 avril 2008, composé d’ individus jeunes, éduqués, maîtrisant l’informatique et appartenant à la classe moyenne supérieure, avait réussi à paralyser plusieurs villes égyptiennes. Le mot d’ordre de grève avait été lancé sur Facebook avant de trouver écho chez des centaines de milliers de partisans dans le pays. L’Égypte n’avait jamais connu une aussi grande mobilisation depuis des décennies. Ces derniers ont fourni un exemple de militantisme politique prenant appui sur les médias sociaux pour mobiliser, sensibiliser et organiser presque tous les aspects de leurs activités. Les instigateurs du mouvement s’inspirent d’un manuel révolutionnaire pacifiste, écrit par un certain Gene Sharp, paru il y a déjà quelques années ( De la dictature à la démocratie. 1993) et qu’on peut facilement télécharger sur internet. Le réseau a ainsi servi de moteur pour résister et partager les attentes d’une société plus ouverte et l’envie de changer de système. La toile a propagé la nouvelle à la vitesse de l’éclair et tout s’est immédiatement embrasé.

Gustave Le Bon, dans sa « Psychologie des foules », décrit ce sentiment d’attente unanimement partagé et qui se mue en actes sous l’effet d’une part de la constitution d’un groupe, fût-il réduit, et d’autre part d’un phénomène déclenchant, tel qu’une apparition ou un évènement à forte charge symbolique. L’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi à Sidi Bouzid, en Tunisie, a servi de détonateur à « la révolution du jasmin » tunisienne. Tout comme le sacrifice de Jan Palach avait déclenché le printemps de Prague. La figure d’un internaute, emprisonné pendant une douzaine de jours, est devenu le symbole du mouvement. On a ainsi parlé de révolution Facebook, en hommage à ce jeune internaute Waël Ghonim qui était salarié de Google. Ce dernier est à l’origine d’une page Facebook qui a appelé à manifester le 25 janvier et contribué à lancer un mouvement baptisé : « Nous sommes tous Khaled Saïd » Khaled Saïd est un jeune homme de 28 ans qui avait posté sur le net une vidéo montrant des policiers se servant dans une saisie de drogue. Arrêté en juillet 2010 dans un cybercafé par deux policiers en civil, il avait été retrouvé mort quelques heures plus tard devant chez lui.

C’est l’appropriation d’un lieu, avec tout ce que véhicule l’idée d’espace publique qui fait l’originalité du mouvement, un lieu que les manifestants ont su organiser comme un forum géant ou une république provisoire, un lieu où les rapports de pouvoir sont inversés.
Sur la place Tahrir, on ne brûle pas le drapeau américain et on ne brandit pas le coran. Les manifestants ont su organiser leur propre sécurité sur un territoire quasiment annexé. Sur le premier barrage, une plaque de tôle ondulée porte l’inscription suivante : “Bienvenue sur la Place Tahrir ”. Les policiers ne s’aventurent pas au-delà du premier check-point cinq cent mètres avant Tahrir.
Le long de l’avenue qui mène à la place, des volontaires vérifient les pièces d’identité pour repérer les baltagueya, provocateurs employés par la police.. Ainsi, les réseaux sociaux ont favorisé la création de rencontres et de coopérations anonymes, rendant possibles des dynamiques, et des maillages particulièrement originaux.
Les téléphones mobiles ont permis d’accéder « à la volée » à de nombreux services ou évènements spontanés : le nettoyage de la place, l’organisation logistique des lieux, la défense du territoire, le maintien de l’ordre par les citoyens, la gestion énergétique des portables. En croisant les réseaux sociaux et les cartes de la ville, les jeunes de la Place Tahrir se sont créés des parcours à la carte.
La place est devenue organique, se recomposant en permanence en fonction de ses majorités de passage. De véritables points fixes de vente se sont installés pour manger, , s’approvsionner en eau mais aussi pour vendre des objets, drapeaux, vêtements, badges aux couleurs de l’Egypte. Parallèlement, des hommes et des femmes circulent dans la foule pour distribuer gratuitement du thé ou des biscuits. Des concerts sont organisés. Pendant les moments les plus chauds, des centaines de dormeurs se sont relayés, prenant leur tour de garde, à proximité des tankistes ralliés à la cause.
Les habitants de Tahrir ont mis en place un système de communication de masse. Quand un coup de sifflet retentit : immédiatement, il est relayé par des jeunes qui tapent sur les mats des lampadaires à l’aide de pierres. La plupart des hommes se met alors à courir dans une direction précise pour prévenir le danger possible de provocation.

La foule n’est pas structurée une fois pour toutes autour de points fixes Un espace vide deviendra bondé parce qu’une discussion peu à peu aura été rejointe. En revanche, la foule délaissera un orateur imprécis, laissant ses hauts-parleurs diffuser dans l’espace vide, déplaçant ainsi les points de densité. Plusieurs fois, des discussions se déroulent entre des manifestants autour desquelles se coagulent nombre de curieux qui tous ont quelque chose à dire.

« Et si Tahrir restait un endroit d’expression et de rencontre librement organisé par ceux qui l’occupent ? L’Egypte ne serait plus seulement le pays des Pyramides mais le but d’un pélerinage politique où l’on viendrait se redonner le goût de la liberté » s’interroge un « habitant » de cette république provisoire.

L’avion à hydrogène est-il pour demain ?

par D. Sabo

Une technologie mise au point par des chercheurs de l’Université de Glasgow offre une solution pour un stockage facile de l’hydrogène.

Inodore, incolore, abondant, silencieux et pas cher, l’hydrogène n’émet pas de gaz (...)

Retraites : en attendant le vrai rendez-vous

Un livre de notre collaborateur, Gilles Bridier

La rédaction de Place Publique vous recommande la lecture de ce livre électronique publié par Gilles Bridier, disponible aussi en version papier . Ouvrage de 144 pages. Publié le : 25/02/2011

Retraites : en attendant le vrai rendez-vous Journaliste, ancien directeur délégué de La Tribune et fondateur d'API.doc, Gilles Bridier qui est aussi collaborateur de Slate.fr (...)

Les associations : un secteur qui résiste à la crise

Place publique

Lors de ces dernières années, le secteur associatif employeur s’est fortement développé, affichant une augmentation de 16 % du nombre d’établissements. En 2009, les associations ont continué de créer des emplois malgré la crise économique.

Le secteur associatif employeur s'est fortement développé en 11 ans, affichant une augmentation de 16 % du nombre (...)

Le courage des nouveaux justes passe par Internet

Denis Ettighoffer

Dénoncer une dérive, un acte malhonnête apporte plus d’inconvénients que d’avantages. Martin Hirsch, Irène Frachon, Cynthia Fleury, Julian Assange... ils sont de plus en plus nombreux à faire le jour sur les vérités qui (...)

Le stress au travail coûte 4% du PIB de l’Union Européenne

Place publique

Des études indiquent que le stress est à l’origine de 50 à 60 % des jours de travail perdus. En France, le stress aurait un coût annuel d’au moins 2 à 3 milliards d’euros.

Au cours des dix dernières années, le (...)

G20 à Paris : contre les famines, des indicateurs économiques

Gilles Bridier

Face à la flambée des cours des matières premières alimentaires et contre les risques de famines, les membres du G20 veulent créer des indicateurs pour mesurer les déséquilibres mondiaux. Un tout petit premier pas.

Alors que

Le dialogue social européen : un instrument vital pour surmonter la crise

Place publique

Le dialogue entre représentants des travailleurs et des employeurs– autrement dit, des partenaires sociaux – et entre gouvernements revêt une importance cruciale pour l’élaboration de la riposte européenne à la crise.

La

Politique de la Ville : l’inquiétude des maires de grandes villes

Association des maires de grandes villes de France (AMGVF)

"Une feuille de route déconnectée des réalités" : c’est le jugement de l’Association des maires de grandes villes de France (AMGVF) à l’issue du Comité interministériel des villes (CIV) qui s’est réuni sous l’autorité du Premier (...)

Innograd, future “Silicon Valley” russe ?

Par Muriel Jaouën

A 15 km de Moscou, sur de 2 millions de mètres carrés, l’Etat russe prévoit de construire une gigantesque cité dédiée aux technologies.

Une “Silicon Valley” russe, en plein quartier Skolkovo à 15 km à l’ouest de Moscou. (...)

Tous écolos…et alors : les enjeux de la nouvelle scène écologiste

Yan de Kerorguen

Dans ce livre paru aux éditions Lignes de Repères, Géraud Guibert soutient une écologie qui oblige à voir sous un jour nouveau les questions aussi décisives que les inégalités, la manière de produire et de consommer, la nature et (...)

A quelle entreprise rêvent les étudiants ?

Par Muriel Jaouën

La génération Y rêve d’une entreprise qui combinerait flexibilité, responsabilisation, échange et participation.

A quoi pourrait ressembler l’entreprise demain ? Ebauche de réponse avec une étude menée par le cabinet (...)

MAM et ses dérives abracadabrantesques

Le journal d’un journaliste par Bruno Tilliette

« Sans liberté de blâmer, il n’est point d’éloges flatteurs ». Qu’on me permette de reprendre à mon compte cette maxime de Beaumarchais qui figure au frontispice du Figaro. Cette chronique n’est en général pas tendre avec mes (...)

EMPLOI : 800 000 petites entreprises renoncent à embaucher

Place publique

Emploi dans les TPE : Le 41ème baromètre de conjoncture des Très Petites Entreprises, réalisé par l’Ifop pour Fiducial, met en lumière les difficultés d’embauche et de développement rencontrées par les dirigeants de petites entreprises en ce début d’année 2011. C’est également l’occasion d’anticiper leurs attentes quant au prochain scrutin présidentiel de (...)

Commerce équitable : une brèche vers des échanges nord-nord

Par Muriel Jaouën

Au printemps 2011, les rayons de la grande distribution devraient référencer des produits français labellisés commerce équitable. Une première.

Le commerce équitable s’ouvre à de nouveaux équilibres. En commercialisant en grande distribution les premières gammes équitables issues de la production française, Alter Eco et Ethiquable jettent les bases d’un commerce (...)

Les jeunes qui ont quitté le domicile familial consomment plus de médias

Etude Médiamétrie

Selon la dernière étude Médiamétrie "Média in Life", les jeunes qui ont quitté le domicile familial sont plus enclins que ceux qui vivent encore chez leurs parents à pratiquer les médias « classiques » comme la télévision, la (...)

Santé

SuPAR : par protéine qui permettrait de savoir « comment on va »

par Estelle Leroy

Une protéine dans le sang pourrait fournir des indications précieuses sur la santé de tout un chacun, voire sur son espérance de vie. L’exploitation de cette découverte d’un marqueur général de l’état de santé, du chercheur danois Jesper Eurgen-Olsen, à travers une simple prise de sang, n’est pas sans soulever certaines questions éthiques.

Le suPAR, c’est

Etre « nez » ce n’est pas inné !

Cnrs/Inserm

Avoir du flair, une affaire d’expert ? Eh bien oui ! Etre nez n’est pas inné, c’est seulement une question d’entraînement : c’est ce que montrent des chercheurs du CNRS et de l’Inserm

L'expérience d'imagerie cérébrale qu'ils (...)

Espace public : s’asseoir dans la ville…

Par Muriel Jaouën

A l’heure où de nombreuses municipalités tentent d’empêcher les SDF de s’asseoir dans les rues, des designers veulent donner au nomadisme une certaine assise.

Lieux de passage, lieux de mouvement, lieux de halte… Les (...)

Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon : deux sociologues à la langue déliée…

Valentine Umansky

A l’occasion d’un récent débat organisé par Les Amis du Monde Diplomatique à la mairie de Versailles, Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon rappellent que le capital financier de la bourgeoisie est augmenté par le besoin (...)

Se passer du nucléaire ? Chiche ! Mais...*

par Gilles Bridier

Le nucléaire civil ne représente, après tout, que 17% de la production mondiale d’électricité – mais 75% en France. Toutefois, une approche manichéenne ne semble pas être la solution au problème, au moins à horizon d’une (...)

Uranium, Thorium, Hydrogène ...Ces énergies qui nous questionnent*

par Yan de Kerorguen

Les préoccupations liées au nucléaire, la fin du pétrole, les pollutions du charbon, nous interrogent sur l’avenir énergétique. Au-delà des énergies renouvelables (solaire, éolien, énergie marine..) dont Place Publique rend compte (...)

Sondage - Les 3/4 des Français sont acquis à l’énergie solaire

Place publique

L’énergie solaire photovoltaïque est jugée la plus efficace et la plus acceptable des énergies par 73% des personnes. 77% des Français considèrent que le réchauffement climatique peut encore être combattu, notamment par les énergies (...)

Le marche mondial du photovoltaïque en pleine croissance

Place publique

Pour assurer la compétitivité à court et moyen terme de l’électricité solaire dont la puissance installée a doublé en un an, les industriels du photovoltaïque font appel à de nouvelles techniques de fabrication*.

Avec quelque 15 GW de puissance photovoltaïque (PV) nouvellement installée, l'industrie internationale du photovoltaïque a enregistré en 2010 un (...)

Le solaire photovoltaïque sacrifié, le grenelle de l’Environnement liquidé !

Association des producteurs d’Electricité Solaire Indépendants

L’Association des producteurs d’Electricité Solaire Indépendants (APESI)* dénonce l’éviction des PME-PMI au sein de la filière du solaire photovoltaïque en France.

Le 25 février 2011 Après l’annonce brutale du moratoire instauré par le décret du 9 décembre 2010, nous avons tous considéré que la concertation Charpin-Trink constituait une formidable opportunité de (...)

Logement : L’expulsion n’est pas une solution !

Collectif des Associations Unies

La trêve hivernale prend fin le 15 mars 2011, et avec elle le « sursis » accordé aux ménages fragilisés dans leur logement et passibles d’expulsion. Face à cette menace, et devant l’explosion du nombre de ménages en difficultés, le (...)

Environnement : révélations inquiétantes sur les gaz de schiste

Place publique

L’exploitation des gaz de schiste aux États-Unis, qui s’est intensifié depuis 2008, se fait clairement au détriment de l’environnement et de la santé humaine, révèle un document de l’agence américaine de protection de l’environnement (...)

Télétravail, la France en panne. 7% des entreprises seulement l’encouragent

Place publique

Selon une récente enquête réalisée par IDC*, la France compte 8,4% de télétravailleurs. La Finlande en dénombre 32 %, les États-Unis 28 %, la Suède 27 % et l’Allemagne 19%.

Les entreprises et les salariés sont de mieux (...)

Tsunami : la plus impitoyable des menaces naturelles

D. Sabo

Le tsunami, qui a déferlé sur la cote nord-est du Japon, suite à la puissante secousse sismique notée 8,9 sur l’échelle de Richter, a semé la dévastation dans l’archipel. Pareil drame est-il prévisible ?

Le bilan humain

24 millions d’internautes connectés chaque jour en France

Place publique

L’année 2010 est l’année de l’Internet pour tous, aussi bien grâce à l’Internet fixe, qu’à l’Internet mobile. Selon une étude récente de Médiamétrie*, plus que jamais, les internautes sont connectés en permanence, réagissent, interagissent, (...)

Edition. Le piratage des livres : le pire est à venir

par Jean-Louis Lemarchand

De plus en plus d’ouvrages-et surtout des succès récents de librairie-sont téléchargés illégalement. Un phénomène encore marginal mais qui risque de s’aggraver, estime Me Sophie Viaris de Lesegno, du Cabinet Pierrat. *Le salon du (...)

TRIBUNE LIBRE : Europe : du courage  !*

Djémila Boulasha-Meziani,Françoise Gaudron Rutherford, Pierre Barge,Olaf Deussen, Vicent Garcés,Salam Kawakibi,

Les Chefs d’Etat et de gouvernement des 27 se sont réunis le 11 mars 2011 à Bruxelles pour discuter de la situation en Libye et dans la région. L’enjeu : dissiper le malaise de l’Union face aux « printemps méditerranéens » et (...)

1 Français sur 3 rêve d’un jardin nourricier

Place publique

Les chiffres révélés par la 5e enquête Unep-Ipsos, intitulée « Le jardin rêvé des Français », confirment la tendance des années passées : rusticité, authenticité mais également gourmandise et patrimoine, sont les valeurs auxquelles les (...)

Libération immédiate de Jovan Divjak

Place publique

Les associations françaises CCFD - Terre Solidaire et l’Association Sarajevo ainsi que le Centre André Malraux et le Fonds de dotation Agnès b. s’associent à de nombreuses autres associations de Serbie et de Bosnie-Herzégovine pour (...)

Moteur de recherche

Recherche simple
Soutenez Place Publique
SOMMAIRE du magazine