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SANTE : Résistance aux chimiothérapies : une nouvelle piste

Communique CNRS, le 26/05/2011

La molécule UA62784 serait capable d’empêcher in vitro la prolifération des cellules cancéreuses et de provoquer ainsi leur mort cellulaire. Son effet amplifierait celui d’autres molécules anti-cancéreuses actuellement utilisées cliniquement.

Effectuée par l’équipe d’Ariane Abrieu, chercheuse Inserm au Centre de recherche en biochimie macromoléculaire (CNRS/Université de Montpellier 1 et 2), cette découverte permettrait de palier les phénomènes de résistance développés lors de certaines chimiothérapies.

Ces résultats sont publiés dans Chemistry and Biology le 26 mai 2011.

Les cellules cancéreuses ont la particularité de se diviser de façon incontrôlée. Pour bloquer ce phénomène, de nombreuses molécules actuellement utilisées cliniquement ciblent les microtubules(1). En les déstabilisant, elles bloquent la division des cellules cancéreuses et donc leur propagation. Néanmoins, ces traitements ne sont pas efficaces sur tous les cancers et se heurtent à l’apparition, dans le temps, de résistance pour certaines tumeurs.

Au sein de l’équipe d’Ariane Abrieu, au Centre de recherche en biochimie macromoléculaire (CNRS/Universités de Montpellier 1 et 2), Sergey Tcherniuk a pu mettre en évidence, in vitro, que la molécule UA62784 affecte le fonctionnement normal des microtubules. En effet, cette molécule bloque la division des cellules cancéreuses, et les oriente majoritairement vers la mort cellulaire. Des expériences complémentaires ont montré qu’associée à d’autres molécules déjà utilisées clinique ment en chimiothérapie, UA62784 peut amplifier leur action. Enfin, les doses efficaces d’UA62784 sont beaucoup plus faibles que celles administrées avec les médicaments actuels. Traiter avec cette molécule permettrait donc de diminuer l’apparition de résistance aux chimiothérapies.

Cette découverte n’en est encore qu’au stade expérimental, mais permet d’envisager des avancées dans les traitements cliniques par chimiothérapie, tant pour les tumeurs jusqu’à présent totalement résistantes, que pour celles présentant des cas de rechute. Les chercheurs poursuivent actuellement les tests in vitro afin de cumuler davantage de données sur l’efficacité d’UA62784 et de révéler comment optimiser son effet, couplé ou non avec les autres molécules classiques.


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