L'Observatoire

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Où se trouvent les économies d’énergie ?

Place publique, le 13/01/2011

L’habitat et les transports constituent une part importante de la consommation globale d’énergie et une source majeure de pollution. Dans ces deux secteurs, mais aussi dans les gestes quotidiens des citoyens et consommateurs, d’importantes économies d’énergie sont possibles INVENTAIRE *

Tri des déchets : Chaque habitant en France produit en moyenne 350 kg de déchets. Alors qu’il y a quelques années tout partait indistinctement à la décharge, aujourd’hui, on peut trier ses ordures. Puis, par incinération ou par compostage, en faire de l’énergie. Cette pratique relève d’une discipline personnelle ou collective. Trier ne demande qu’un tout petit peu d’organisation : une poubelle pour les emballages en carton, les plastiques, les papiers, les revues, les journaux, les canettes ; une autre pour les déchets non recyclables qui seront valorisés énergétiquement ou mis en décharge. Le verre, recyclable à l’infini, doit être également mis à part dans un conteneur spécial. Les déchetteries, quant à elles, accueillent les encombrants ou les déchets polluants.

Zéro emballage jetable : Trier les ordures, c’est bien, réduire les quantités de déchets à la source, c’est encore mieux. Facile ! Il suffit par exemple, de refuser les sacs en plastique et les emballages superflus. Les emballages représentent, avec les déchets organiques et tout ce qui est recyclable, les deux tiers de notre poubelle. En dix ans, le tonnage a grimpé de 10%, un signe que les industriels n’ont pas compris la nécessité de faire un effort. Même si une amorce de chouia de baisse semble s’être engagée en 2005 et 2006. Pour le plastique le tonnage d’emballages a grimpé de 28% entre 1997 et 2006, sans inversion de tendance… Comme quoi l’emballage de plastique est un symbole de notre civilisation : en dix ans, son usage a cru aussi vite que le PIB (2) ! Chaque français produit et jette plus d’un kilo de déchets par jour. 30 millions de tonnes de déchets municipaux sont donc « gérés » chaque année par les collectivités locales, avec un coût économique et environnemental qui n’a cessé de progresser, en particulier pour le citoyen. Décathlon a adopte le ’Zéro-Emballage’, en favorisant la vente en vrac, ou en renvoyant les emballages à l’entrepôt.

Big Belly : Cette poubelle dotée d’un panneau solaire alimentant un compacteur permet de compresser les ordures qui sont déposées dans les rues de Boston. 800 litres de détritus peuvent être traités et se transformer en sacs de 175 litres pesant 18 kilogrammes par ces poubelles pas plus grosses qu’une boite postale. Lorsqu’elles sont pleines, des capteurs avertissent par signal radio les services de ramassage. L’intérêt de la Big Belly : la diminution par 4 des collectes. Le ramassage des ordures avait lieu cinq fois par jour. Aujourd’hui, le camion benne ne passe plus qu’une seule fois.

Valorisation des déchets par incinération. Nos ordures peuvent rapporter gros. Nous produisons aujourd’hui deux fois plus de déchets qu’il y a 40 ans. C’est peut-être toute l’économie du traitement des déchets qui est à repenser, économie dans laquelle le déchet devient une ressource à part entière. Ce que l’on trouve dans nos poubelles peut être considéré comme une ressource renouvelable. La valorisation de ces déchets par incinération représente le premier mode de traitement des déchets en France. On évalue à 3% la part que cela occupe dans le paysage énergétique. La combustion des ordures ménagères ou des déchets industriels banals génère de la chaleur récupérée sous forme de vapeur ou d’eau surchauffée lors du passage des fumées dans les chaudières. La valorisation énergétique entraîne une économie de combustibles nobles (gaz, fuel) et permet donc d’éviter des émissions de gaz à effet de serre. L’énergie récupérée est ensuite utilisée, selon les cas, pour : alimenter un réseau urbain en chauffage ; fournir de l’électricité au réseau ; alimenter en vapeur d’autres industries à proximité ; alimenter les besoins de l’installation en électricité. Objets et biens basse consommation. Optimiser l’efficacité énergétique des appareils qui nous entourent permet de réduire sensiblement la facture. A l’achat, il suffit de préférer des équipements ménagers économes en énergie dotés du Label A à d’autres plus voraces. On peut faire mieux. Une bonne lessive à l’eau froide, en réglant le niveau d’eau de la machine à laver en fonction du volume de la brassée de linge le rend aussi propre qu’une lessive à l’eau chaude. Cela permet une économie d’énergie de 50 %. On peut aussi faire dans la simplicité, à condition d’avoir un peu plus de temps. Par exemple : préférer l’étendoir à l’ancienne, au sèche-linge. repérer les ordinateurs les moins gourmands. Cela pourrait prendre la forme d’étiquettes d’information, comme celles que l’on trouve sur les produits blancs (machine à laver, réfrigérateurs, etc.) et qui indiquent la consommation d’énergie par une lettre de A à G. De cette manière, les pouvoirs publics veulent inciter les fabricants d’équipements à concevoir des produits moins gourmands.

Relamping. L’économie d’énergie commence en éteignant la lumière à chaque fois que l’on quitte une pièce. Dans la maison, l’éclairage représente entre 10 et 20% de la facture électrique d’énergie. On peut aussi réduire cette dépense en remplaçant des ampoules à incandescence et des lampes halogènes par des ampoules basses tension. D’autant qu’une lampe fluocompacte de 20 W éclaire aussi bien qu’une ampoule ordinaire de 100 W. Ce geste permet de diviser par cinq l’énergie nécessaire à l’éclairage, soit 14% de l’énergie de chauffage+électricité. Grâce aux cristaux photoniques intégrés dans des fibres optiques, les ampoules de demain restitueront 70% de la source lumineuse contre les 4% actuels. Les sources de lumière gagneront en durée de vie. On évalue à 50% l’économie réalisée dans l’éclairage publique grâce à des nanodiodes.

Thermographie. Le chauffage et la climatisation d’un logement représentent actuellement la première source d’émissions de gaz carbonique avec les transports. Les économies d’énergie passent principalement par la réduction des pertes de chaleur de l’intérieur. En déterminant la valeur isolante des bâtis, l’analyse thermographique de la maison indique clairement où sont les déficiences énergétiques. Isoler les murs, les planchers, les toits, et poser du double vitrage aux fenêtres aboutit à un gain d’énergie de 40%. Dans certains cas, il faudra ajouter à la thermographie la technique d’infiltrométrie pour identifier les lieux d’infiltration d’air dans les murs et de pouvoir les quantifier précisément en créant une pression typique et égale dans la maison. On peut faire plus en limitant la température de l’habitat à 19° au lieu de 20°. 7% d’énergie sont gagnés.

ITE . L’Isolation Thermique par l’Extérieur, considérée comme la proposition phare du récent Grenelle de l’Environnement en matière de bâtiment, permettra de diviser par quatre la consommation énergétique du parc de logements français d’ici à 2050. Cette solution offre l’avantage de conserver l’inertie thermique du bâtiment, ce qui se traduit par une amélioration notable du confort sans perturber l’espace intérieur tant en termes de surfaces habitables que de réaménagements coûteux..

Transport propre : « Qui sait voyager près, ménage la nature ». Ce nouveau proverbe en dit long sur la nouvelle écologie du transport. Les transports sont très gloutons en énergie et leur consommation ne cesse de croître. Ils consomment plus de la moitié du pétrole de la planète, soit le quart de toutes les énergies. En choisissant le transport adapté à chaque situation, les économies d’énergies peuvent s’avérer très conséquentes. Si vous allez au bureau en voiture, si vous faites 25.000 km par an dans une grande voiture familiale ou un 4X4 ou si vous passez vos vacances d’hiver sous les tropiques, vous dépenserez beaucoup plus d’énergie que si vous allez travailler en bus ou en métro et partez en vacances en train dans les Cévennes et si vous louez une petite voiture de façon épisodique. Prendre le train est plus écolo.

Voiture écolo. La voiture propre est celle qui utilise le moyen énergétique le moins polluant et dont la motorisation consomme peu d’énergie. Mais ce n’est pas suffisant. Elle est vraiment écolo quand elle intègre des améliorations technologiques à plusieurs niveaux : l’aérodynamique, le poids, la taille, la récupération de l’énergie au freinage, la faible consommation des accessoires. Et même la couleur. En plein hiver, un véhicule de couleur noire augmentera sa température sous l’effet du rayonnement solaire. Le must en la matière est la voiture électrique. Elle revient à moins de 1 euro pour 100 kilomètres. Ce qui en fait un carburant près de 10 fois moins cher que l’essence. Et 10 fois moins polluant en utilisation si l’électricité est fabriquée à partir du nucléaire ou d’énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolien…) La bête noire ? La climatisation. Elle consomme entre 20 et 30 % de carburant en plus. Couper la clim et ouvrir la fenêtre offre une économie comprise entre 200 et 400 kg de CO2

Ecoconduite : Grâce à un mode de conduite raisonnée, les automobilistes peuvent réduire leur consommation d’essence de 5 à 10% et diminuer la pollution d’autant. Comment faire ? C’est très simple. Il est inutile de faire tourner le moteur à l’arrêt. Démarrez en douceur. Roulez à vitesse modérée au début du trajet. Les petits nerveux qui roulent des mécaniques et brutalisent le frein et l’accélérateur consomment 40% de carburant en plus. Anticipez le freinage. Ne poussez pas le moteur à ses limites. Passez la vitesse supérieure dès que possible. Coupez le moteur lors des arrêts de courte durée. Ne vous déplacez pas inutilement. Elle fait aussi baisser sensiblement le nombre d’accidents et réduit les frais de maintenance des véhicules.

La révision technique personnelle : Un entretien régulier du moteur évite une surconsommation de carburant qui peut aller jusqu’à 50% en plus lorsque le trajet est effectué en ville. La négligence peut représenter un surcroît de 2 litres supplémentaires aux 100 km. Des pneumatiques sous gonflés ou un filtre à air encrassé provoquent une surconsommation de 3%. Conseil : vérifier régulièrement les niveaux et les pressions pour diminuer le coût de l’essence.

Covoiturage : Simple comme bonjour ! L’idée est de profiter de la voiture d’un voisin pour aller au travail et ainsi partager les frais d’essence et les frais de péages (parking, autoroutes..). Certains organismes se sont constitués pour collecter l’information et organiser les moyens de rentrer en contact. Les atouts du co-voiturage ? Se déplacer à moindre frais, diminuer la circulation, réduire la pollution et diviser la consommation d’énergie par deux. (un véhicule utilisé en moins). A San Francisco, à partir de 3 personnes dans une voiture, vous ne payez plus l’autoroute.

Start and stop : Le système « start and stop » permet de couper le moteur lorsque le véhicule est à l’arrêt depuis plus de 3 secondes, par exemple à un feu rouge ou dans les embouteillages. Au relâchement de la pédale de frein, le moteur redémarre instantanément. Cette technologie est source d’économie substantielle. Le fabricant Bosch qui fournit le composant majeur : un démarreur spécialement élaboré pour cette application a fait le calcul. Sur un circuit d’essai long de 7 kilomètres, comprenant douze arrêts de 15 secondes chacun, la réduction de la consommation de carburant et des émissions CO2 réalisée peut atteindre jusqu’à 8 % selon le véhicule grâce à son système. Si les arrêts durent plus longtemps, l’économie effective d’émissions CO2 et de carburant peut être encore nettement plus importante. Le système "Start/Stop" trace sa route !

Pneus verts : Le pneu, seul contact entre la route et la voiture, joue un rôle capital. Il est responsable à lui seul de 20% de la consommation de carburant d’une voiture et de plus de 30% de celle d’un poids lourd. Faites le calcul avec 800 millions de véhicules. Des pneus capables de réduire la consommation de carburant des voitures et qui durent aussi longtemps que les pneus ordinaires ? Cela fait déjà quinze ans que cela existe et les progrès sont incessants. Ces fameux pneus verts dont les bandes de roulement sont à base de silice. Ils renforcent la sécurité des utilisateurs (par une adhérence plus forte). Avec 400 millions de « pneus verts » vendus en Europe depuis 1992, l’impact environnemental se traduit par une économie de 12 milliards de litres de carburant et 31 millions de tonnes de CO2 non rejetés (l’équivalent de ce que peuvent capter 1,2 milliards d’arbres en un an !).

Multidrop : La GPA Multidrop consiste à livrer un groupe de clients ou distributeurs à partir d’un point de départ fournisseur unique par une tournée de livraison. Dans la pratique, on regroupe dans un seul camion deux ou plusieurs commandes du même fournisseur, chacune à destination d’un entrepôt différent mais géographiquement proche, pour économiser les kilomètres à vide. Auparavant, ces commandes faisaient l’objet de deux livraisons distinctes. L’objectif : optimiser la boucle fournisseur-entrepôt-point de vente, en réutilisant le même camion et en partageant les coûts et l’organisation des circuits.

TMC : Le Traffic Message Channel permet de savoir où se trouvent les embouteillages, les incidents de circulation, et de prévoir les intempéries. Cette technologie permet alors de recalculer instantanément un nouvel itinéraire plus sûr et plus rapide. Les instruments de navigation comme le système GPS (système de géolocalisation par satellite) sont capables de prendre en compte l’information routière en temps réel peut aider l’automobiliste à arriver à destination sans perdre inutilement de temps, de l’argent et de l’énergie. On estime à 25% la baisse de la facture de carburant due au TMC. Dans certaines grandes villes, grâce à la télématique routière, le trafic a baissé de 10%.

Manger les produits du terroir (économies : 1 tonne minimum). Choisir les fruits et légumes locaux (pour limiter le transport). Préférer les fruits et légumes de saison (pour limiter le chauffage en serre et l’importation). Opter pour les aliments frais aux aliments préparés (pour éviter les emballages, le transport, la réfrigération,…). En extrapolant un peu hardiment, ne plus manger que de la viande de volaille permet d’économiser 600 kg de CO2.

Boire l’eau du robinet. Saviez-vous que l’eau embouteillée nécessite 2000 fois plus d’énergie que l’eau du robinet ? Le calcul, déjà contesté par l’industrie de l’eau embouteillée, provient d’un duo de chercheurs à l’Institut du Pacifique, en Californie, qui disent avoir additionné l’énergie nécessaire à chacune des (nombreuses) étapes de la production d’une de ces bouteilles qui aboutit (peut-être) dans vos frigos. Rien que le plastique des bouteilles nécessite 50 millions de barils de pétrole chaque année Faire du sport : 1 déplacement en voiture sur 2 est inférieur à 3 km et 1 sur 4 est inférieur à 1 km. Faire une partie de ces déplacements en marche à pied ou en vélo est une bonne occasion de se remettre à l’exercice et d’économiser du CO2. En faisant à pied ou en vélo 2 déplacements par semaine , au lieu de les faire en auto, vous économiserez 50 kg de CO2.

Cogénération. Certaines des activités humaines entraînent la production d’énergie et en général cette production s’accompagne de dégagements de chaleur. Dans les centrales thermiques et nucléaires dont les puissances électriques sont de l’ordre du GW, l’énergie thermique ainsi perdue par dissipation dans l’eau ou l’air est de l’ordre du double (2 GW. Quand on sait que la production des 10 trillions de watts (soit la puissance électrique de la planète), engendre la perte de 15 trillions de watts dans les centrales par rejet de chaleur dans l’atmosphère, on comprend mieux l’intérêt d’en récupérer pour en faire du chauffage. Le combustible à l’origine de la production de cette énergie, qui comprend des matières plastiques, des gaz toxiques et des composés chimiques est en grande partie non-renouvelable. Autant utiliser cette chaleur pour éviter de mettre en route une autre centrale thermique qui émet des Gaz à effet de serre supplémentaires. C’est ce que font les usines de cogénération appelées aussi centrales « à cycle combiné ». Il en résulte une gigantesque économie de combustible. Cette valorisation de la chaleur dégagée par les fours réduit les coûts par deux. Il suffit de capter une partie de la chaleur des fumées qui s’échappent dans l’environnement, afin de produire de la vapeur d’eau et grâce à une deuxième turbine de fabriquer un supplément d’électricité. Evidemment, il faut fabriquer des quoi canaliser cette chaleur sur de grandes distances. Et ce n’est pas donné. La cogénération (production combinée d’électricité et de chaleur) à partir de bois fait partie des filières devant contribuer à atteindre les objectifs de production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables, fixés à 21% de la production française à l’horizon 2010.

Nanofils de silicium. La surface rugueuse de la fibre est à l’origine de la surprenante efficacité thermoélectrique de ces nanofils permettant de transformer la chaleur en électricité. Ces nanofils de silicium thermoélectriques pourraient ainsi être utilisés pour capturer une grande part de la chaleur actuellement rejetée par les centrales et la transformer en électricité. Il en résulterait une énorme économie de combustible et éviterait de massifs rejets de CO2.

Supraconducteurs. On sait qu’avec le développement de l’électricité solaire ou éolienne, on sera amené à tendre des milliers de kilomètres de câbles entre les zones de production (déserts ou océan) et les zones de chalandise où se trouvent les clients. Or, on sait aussi que lorsque du courant circule dans un câble, une partie de l’énergie transportée est dissipée dans l’atmosphère sous forme de chaleur. On estime que ces pertes en ligne représentent chaque année en France l’équivalent de la production de deux réacteurs nucléaires ! Pour éviter un tel gâchis, les physiciens tablent sur les matériaux supraconducteurs. En dessous d’une certaine température, dite critique, la résistance électrique de ces derniers devient nulle, ils conduisent donc le courant électrique sans aucune perte. Avec des câbles supraconducteurs, on pourrait même stocker de l’électricité à l’infini, explique certains scientifiques . Le leader mondial du câble, Nexans, a récemment installé à Holbrook , près de New York un câble supraconducteur d’une longueur de 600 mètres qui conduit 150 fois plus d’électricité que des fils de cuivre de taille similaire. Exploité à pleine capacité, il pourrait transporter suffisamment d’électricité pour alimenter 300 000 foyers.

Antiveille : Deux réacteurs nucléaires : c’est l’énergie consommée par les équipements électriques en veille, chaque année en France. Un téléviseur en veille toute une journée consomme plus que la durée de deux films. Les appareils électriques en veille consomment en effet beaucoup de l’énergie. En éteignant les veilles des téléviseurs, des ordinateurs, de la Hi-Fi, et de bien d’autres appareils électroniques, et en les laissant souffler, on peut économiser dans l’année l’équivalent de 300 à 500 kWh d’électricité, soit 10% des dépenses électriques des foyers. Cela représente en moyenne, plus de 50€ de sur-coût par an et par ménage et 10 milliards d’euros pour l’Europe dans son ensemble. En attendant que le mode veille des appareils électrique soit efficace - c’est à dire qu’il respecte les recommandations les plus exigeantes EuP ou Energy Star -, le plus simple reste encore d’éteindre les appareils appareils électriques quand on ne s’en sert pas. Ou bien d’utiliser le système de la multiprise qui éteint tout d’un coup ou de manière sélective.

Green IT. Un grand nombre d’employés n’éteignent pas leur ordinateur la nuit, souvent par oubli ou par manque de temps. Principales raisons données par les collaborateurs : un trop long temps d’attente avant l’extinction complète, l’oubli, le lancement de mises à jour, la politique d’entreprise ou la nécessité d’accéder à distance à son ordinateur. Ce constat est d’autant plus surprenant que les employés qui n’éteignent pas leur poste de travail sont souvent plus consciencieux chez eux : près des trois quarts d’entre eux font attention à éteindre leur micro personnel. Cette habitude coûte cher aux entreprises. Selon le rapport 2009 PC Energy, en une année, une entreprise qui compte 10 000 ordinateurs en veille la nuit perd 285 000 euros en Allemagne. L’addition globale s’élève à près d’1 milliard d’euros par an en Allemagne. D’où l’importance pour les employeurs de mettre en place de bonnes pratiques de consommation afin de réduire les factures. Des solutions informatiques et techniques comme le « green it » permettent de réduire la consommation en énergie Smart Grids. L’objectif de ces réseaux intelligents est d′aider activement les fournisseurs d′énergie à mieux gérer leur chaîne d′approvisionnement et leur permettre d’assurer une surveillance en temps réel de la distribution d’énergie, jusqu’au consommateur individuel. Cette nouvelle génération de réseaux électroniques interactifs offre une meilleure visibilité des flux, un contrôle plus fin de l′énergie, un relevé plus précis et en temps réel de la consommation d’énergie, ainsi que des réactions rapides et précises en cas de perturbation de la distribution. Alcatel-Lucent travaille déjà avec un certain nombre d′acteurs majeurs de ce secteur pour mettre en oeuvre des Smart Grids. L’entreprise est partenaire d′un projet cofinancé par la Commission Européenne (au sein du 7ème programme-cadre européen) pour la recherche et le développement technique de Smart Grids.

Lire « l’Energoscope » . Guide de toutes les énergies connues et inconnues. Editions Technip


Vos commentaires

Posté le 31 janvier 2011 à 12:14 , par Solon

Cependant une chose essentielle est oubliée parce que cette liste met sur le même pied des mesures dont les effets diffèrent par un facteur 100 au moins. Il faut impérativement donner les effets attendus par les mesures énumérées pour établir une hiérarchie et ne pas dérouter nos compatriotes. Peut être que la plume de canard est très intéressante pour isoler les maisons par l’extérieur, mais ne faut-il pas plutôt attirer l’attention sur ce qui serait gagné en combustion de carburants fossiles, par exemple sur le volume de nos importations annuelles et leur prix, si on arrivait à isoler –par l’extérieur- dans un délai assez bref nos bâtiments déjà construits avec de la simple laine de verre ou de roche ou du polystyrène expansé, et comparer cela avec les effets d’une substitution de l’électricité à ces mêmes carburants en ce qui concerne les transports. Ce sont ces comparaisons et ces chiffres qui donnent les directions à suivre, parce qu’elles sont vraiment efficaces pour provoquer réellement une révolution vers une utilisation intelligente de l’énergie.


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