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Libération immédiate de Jovan Divjak

Place publique, le 5/03/2011

Les associations françaises CCFD - Terre Solidaire et l’Association Sarajevo ainsi que le Centre André Malraux et le Fonds de dotation Agnès b. s’associent à de nombreuses autres associations de Serbie et de Bosnie-Herzégovine pour dénoncer l’arrestation de Jovan Divjak et demander sa libération immédiate.

Jovan Divjak est un véritable symbole pour la ville de Sarajevo et pour de nombreux citoyens bosniens, comme en témoignent les fortes mobilisations en sa faveur en ce moment.

Il est en effet connu et respecté pour avoir, tout en étant Serbe, rejoint l’armée de la République de Bosnie-Herzégovine et avoir défendu durant toute la guerre Sarajevo, ville emblématique de la coexistence. Il a ensuite fondé l’association L’Education construit la Bosnie-Herzégovine qu’il dirige jusqu’à aujourd’hui et qui vient en aide aux enfants, de toutes les communautés, victimes de la guerre. Grâce à son action civique, il incarne un engagement en faveur de la construction de la citoyenneté bosnienne au-delà des appartenances ethniques. Il a d’ailleurs été décoré de la Légion d’honneur par la France en 2001 pour son « idéal d’un pays uni, qui cherche à se bâtir sur la richesse de ses différentes cultures » comme le disait Bernard Bajolet, Ambassadeur de France en Bosnie-Herzégovine à l’époque.

L’engagement de Jovan Divjak en faveur d’une Bosnie-Herzégovine multi-ethnique lui vaut d’être considéré comme un "traître" par les nationalistes serbes et ceci ne lui a jamais été pardonné par les autorités serbes. Un acte d’accusation pour crimes de guerre avait été publié par le procureur militaire de Milosevic et a été reconduit en l’état par la justice serbe de l’ère post-Milosevic. C’est ainsi que Jovan Divjak figure, avec 18 autres personnes, sur la liste des suspects de crimes de guerre établie par la Serbie. En 2010, la justice britannique avait rejeté la demande d’extradition d’Ejup Ganic, l’un des 18 noms de la liste, jugeant le dossier à charge fourni par la Serbie insuffisant pour justifier des poursuites.

Nous ne pouvons accepter que la justice soit détournée de sa mission première et serve d’instrument de vengeance. Cette affaire témoigne surtout du refus persistant des autorités serbes successives de reconnaître leur responsabilité dans le siège de Sarajevo.

Nous nous associons à l’ensemble des associations qui se mobilisent en Bosnie-Herzégovine comme en Serbie telles, la Youth Initiative for Human Rights et le Helsinki Committee for Human Rights, pour demander sa libération immédiate


Vos commentaires

Posté le 6 mars 2011 à 15:32 , par Jacky Dumetier

Connaissant personnellement Jovan DIVJAK, mon épouse, ma fille et moi-même sommes peinés et scandalisés par cette arrestation
.L’acharnement de certains à son encontre plutôt que que reconnaître la vérité doit être dénoncé haut et fort.
J’ai de mon côté essayé de faire réagir certains médiats à propos de cette arrestation tels qu’ Euro-news, l’AFP, Itélé, BFMtv en les appelant et leur expédiant des mails, mais je n’ai eu à ce jour aucune certitude de leur intérêt pour Jovan Divjak. Nous sommes heuruex que certaines associations se mobilisent et nous nous joignons à elles dans leur combat.
Jovan, homme exemplaire, doit bénéficier d’un soutien internationnal afin d’exiger sa libération immédiate.
Nous pensons beaucoup à son épouse ainsi qu’ à ses enfants.
Jovan et les siens mériteraient aujourd’hui de vivre sereinement .


Posté le 8 mars 2011 à 15:45 , par Confrontations Europe

C’est avec beaucoup de douleur et de colère que nous avons appris l’arrestation de Jovan Divjak. Jovan est un homme qui par son action oeuvre chaque jour à la construction d’une Bosnie multi-ethnique, un de ceux qui comptent, qu’il faut soutenir et encourager. Nous avions fait sa connaissance il y a quelques années, à l’occasion d’une conférence que nous avions organisée à Sarajevo. Son courage et l’originalité de sa démarche nous avaient marqués et nous saluions son action auprès des orphelins de guerre.

Nous nous engageons donc avec toutes les associations partenaires pour demander la libération immédiate de Jovan Divjak.

Au nom de l’Association Confrontations Europe :
Claude Fischer, Présidente de Confrontations Europe et Philippe Herzog, Président-fondateur de Confrontations Europe


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