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Les scop résistent à la crise

Place Publique, le 5/11/2010

En dix ans, les Sociétés coopératives et participatives ont créé 12 000 emplois. Et dans les cinq dernières années, leurs effectifs salariés ont augmenté de 24%.

Le 25 octobre 2010, le mouvement coopératif organisait ses premières assises à Paris. L’occasion de dresser un bilan du secteur et de témoigner de sa grande diversité. Parmi les différents régimes coopératifs, les scop (Sociétés coopératives et participatives) : près de 2 000 entreprises qui emploient plus de 40 000 salariés.

1 600 entreprises et près de 12 000 nouveaux emplois créés en 10 ans : à l’image du mouvement coopératif dans son ensemble, le secteur des scop affiche une santé notoire dans un climat économique global plutôt dépressif. Sur les cinq dernières années, le nombre de scop en France a augmenté de 24,2% et les effectifs salariés de près de 15%.

Profitabilité et co-entrepreneuriat
Rattachées au droit coopératif et au droit des sociétés commerciales pour ce que ne prévoit pas le droit coopératif, les scop opèrent comme toutes entreprises privées dans une économie de marché avec un impératif de profitabilité. Leur originalité elles consiste à placer le salarié au coeur du modèle entrepreneurial et l’invitant à s’engager financièrement et humainement et devenir un co-entrepreneur.

Principes de l’économie sociale oblige, les salariés associés (au moins 51 % du capital et 65 % des voix), participent aux décisions stratégiques en Assemblée Générale selon le principe « une personne égale une voix » et élisent les dirigeants de l’entreprise.

Réserves définitives Parmi les principes du modèle, l’équité dans le partage du profit : une part pour tous les salariés, sous forme de participation et d’intéressement ; une part pour les salariés associés sous forme de dividendes ; une part pour les réserves de l’entreprise. Dans une scop, les réserves sont définitives. Elles vont contribuer, tout au long du développement de l’entreprise, à consolider ses fonds propres et à assurer sa pérennité. Les co-entrepreneurs sont rémunérés de leur travail. Lors de leur départ de l’entreprise, leur apport en capital leur est remboursé sans plus value.

Chiffre d’affaires doublé en 10 ans
Tous métiers confondus, le chiffre d’affaires, la valeur ajoutée et les fonds propres des scop ont doublé ou presque en 10 ans. Entre 2008 et 2009, la crise économique a impacté les scop qui, toutefois, sont parvenues à stabiliser leurs emplois alors que, sur la même période, la France enregistrait 100 000 destructions nettes de postes. Malgré une conjoncture défavorable, l’activité a encore progressé de 2,6%.

Secteur en croissance et entreprises pérennes. Le taux de survie à cinq ans des Scop s’élève à 57%, toutes origines de création confondues, contre 52% pour la moyenne nationale (source INSEE). Dans l’industrie, les scop ont mieux résisté depuis dix ans que les autres PME grâce à leur gouvernance coopérative.

Présence dans tous les métiers
Les scop emploient au total 40 424 salariés, dont 29% dans le BTP (11 586), 23,5% dans l’industrie (9 509) et 37% dans les services (15 081), ce dernier secteur étant le plus créateur d’emplois coopératifs.

Chiffres clés (à fin 2009)
- 1 925 scop
- 40 424 salariés (hors filiales)
- 3,9 milliards d’€ de chiffre d’affaires
- 1,8 milliards d’€ de valeur ajoutée
- 158 millions d’€ de résultat net
- Taille moyenne : 21 personnes
- Pourcentage de salariés associés après plus de 2 ans : 83 %
Source : Les Scop

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Premières assises des entreprises coopératives
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