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Les élus ne jurent plus que par la ville durable

Sondage, le 7/10/2010

Selon un sondage mené par TNS Sofres/GE auprès de 500 maires et responsables de structures intercommunales, 96% des élus ont une perception positive de la Ville Durable

Le concept de Ville Durable bénéficie d’un a priori favorable auprès des élus puisque 96% d’entre eux déclarent que ce terme évoque une notion positive, dont 37% de jugements très positifs. La notoriété de ce concept est élevée parmi la population des élus. En effet, 82% des personnes interrogées déclarent en avoir entendu parler, avec toutefois une légère réserve : ils ne sont que 32% à savoir précisément ce dont il s’agit, reflétant un relatif manque de familiarité avec la notion.

Interrogés sur ce que signifie le terme « ville durable », les élus se focalisent spontanément sur les questions environnementales (à 72%), avec de nombreuses mentions relatives à la dimension énergétique (pour 52% des personnes interrogées, il s’agit d’une ville qui favorise les économies d’énergie, l’utilisation des énergies renouvelables etc.), aux transports et déplacements (30%), à la pollution, à la gestion les déchets (19%) et à celle de l’eau (12%).

Les élus évoquent bien moins massivement les sphères sociales et culturelles (22%).

Enfin, les questions relatives au développement économique et à l’emploi sont mentionnées de façon marginale (15%). Les problématiques liées à la notion de Ville Durable constituent, aux yeux des élus, un enjeu crucial pour l’avenir ; 96% d’entre eux déclarent que ces questions auront une place importante dans la gestion de leur commune.

Plus de 50% déclarent même qu’elles auront une place très importante (70% parmi ceux qui déclarent savoir précisément ce dont il s’agit). Ajoutons que cette prise en compte se fait certes par conviction (87%), mais également pour des raisons très pragmatiques : répondre aux attentes des administrés (87%), compenser l’augmentation des coûts de l’énergie (82%), s’adapter à la législation (75%).

Les élus se disent déjà très mobilisés sur les questions d’économie d’énergie, d’environnement et de mobilité De nombreux chantiers de la ville durable ont d’ores et déjà été lancés par les élus ;

- Tous (94%) ont aujourd’hui mis en place le tri et la valorisation des déchets ;
- 2 élus sur 3 développent une gestion de l’eau respectueuse de l’environnement (66%) ; informent, éduquent et sensibilisent les habitants à ces thématiques (65%), ou encore développent des espaces verts respectueux de la biodiversité (63%) ;
- Enfin, plus d’un élu sur deux a déjà révisé son plan d’urbanisme (58%), développé l’accessibilité (58%), amélioré la performance énergétique des bâtiments (56%) ou encore cherché à réduire la consommation liée à l’éclairage public (56%).

Et les élus restent mobilisés :

- d’une part, en intensifiant les projets déjà initiés, tels que le recours aux énergies renouvelables (en projet pour 46% des personnes interrogées, mais déjà lancé pour 37%), la performance énergétique du bâti (2ème projet cité par 39%, considéré comme le premier enjeu de la ville durable et déjà en action pour 56%), le développement de l’accessibilité (en projet pour 37%, déjà lancé pour 58%) ;
- et, d’autre part, en initiant de nouveaux projets tels que les éco-quartiers (38% des élus souhaitent les développer, seuls 14% l’ont déjà fait), les flottes de véhicules propres (37% contre 20% actuellement), ou les plans de réduction CO2 (36% contre 20%).

Les réponses des élus aux questions concernant leurs besoins pour mettre en place une politique de Ville Durable révèlent que la demande de financement est importante (53% de citations spontanées). Elle est suivie de près par une demande d’information (47%) : davantage de communication sur le sujet, de l’aide pour convaincre leurs administrés ainsi qu’un partage d’expériences. Enfin, un soutien pratique serait également bienvenu (pour 47% des personnes interrogées) : accompagnement méthodologique, conseils techniques, aide à la mise en œuvre …

Par ailleurs, sensibilisés au concept de Ville Durable, et déjà impliqués dans ces démarches, 65% des élus interrogés déclarent être certes bien informés sur les modalités de mise en place d’une ville durable, mais seulement 5% se considèrent très bien informés, révélant tout de même un certain manque de consistance dans la connaissance concrète de ce type de politique.

Les élus affichent également le besoin d’être éclairés sur ce qu’implique une telle démarche. En effet, interrogés sur les bénéfices et les coûts de mise en place de ce projet, ils hésitent : 28% estiment que ces démarches apporteraient à leur commune autant de coûts que de bénéfices, 27% plus de bénéfices que de coûts, 21% au contraire plus de coûts que de bénéfices et 23% ne savent pas répondre. Une distribution statistiquement équilibrée des réponses qui semble indiquer que pour l’instant, rien n’est véritablement clair en la matière.

À la lumière du nombre de projets en gestation et de l’importance que les élus accordent à cet enjeu, il semble donc que la politique Ville Durable est en marche, même si elle reste pour l’instant en deçà des attentes des élus. Les villes du XXIème siècle doivent faire face à des défis économiques, sociaux et environnementaux de plus en plus complexes, du fait de la croissance des populations urbaines et des changements climatiques. D’ici 2050, plus des deux tiers de la population mondiale vivront en ville, intensifiant la pression sur les ressources et les infrastructures.

"Chez General Electric, nous sommes convaincus que c’est dans les villes, qui compteront plus de 70 % de la population mondiale en 2050, que se concentrent les grands défis à relever pour construire une planète durable. C’est pourquoi nous travaillons déjà avec une quinzaine de villes dans le monde pour mieux comprendre les enjeux auxquels les villes sont et seront confrontées et pour bâtir avec elles un vrai laboratoire d’idées. » a déclaré Clara Gaymard, Présidente de GE France, présentant les résultats de la première édition de l’Observatoire 2010. Élus & Villes Durables. « Face à ces enjeux technologiques et financiers considérables, dans un contexte de réduction des ressources publiques, seule la mobilisation efficace de tous les acteurs peut amener le succès : les entreprises, responsables de l’innovation et de la création de valeur, la puissance publique, en offrant un cadre stimulant nécessaire à l’émergence de nouvelles solutions, et les citoyens qui, par leur comportement, peuvent changer la donne. » a-t-elle ajouté.


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