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L’Europe vieillit mais en bonne santé

Place publique, le 4/04/2011

Le troisième rapport sur la démographie, publié en coopération avec Eurostat, indique que les Européens vivent plus longtemps et en meilleure santé. Le nombre de personnes de plus de 60 ans s’accroît de 2 millions chaque année

Le rapport, présenté le 1er avril à l’occasion de la réunion ministérielle informelle sur la démographie et la politique familiale, à Budapest, révèle une légère augmentation des taux de fertilité et un allongement de l’espérance de vie puisque les Européens vivent aujourd’hui en moyenne deux à trois mois de plus chaque année. L’Union européenne se diversifie aussi davantage et les modèles familiaux évoluent.

Il ressort des résultats d’une nouvelle enquête Eurobaromètre que les jeunes Européens sont de plus en plus attirés par l’exercice d’un métier dans un autre État membre. Il est plus que jamais nécessaire d’adapter les politiques de l’Union européenne à cette évolution. Le rapport contient des informations à jour qui alimenteront le débat sur les changements démographiques dans l’Union.

Pour László Andor, le commissaire européen chargé de l’emploi, des affaires sociales et de l’inclusion, « l’espérance de vie s’allonge alors que la main-d’œuvre européenne est de moins en moins nombreuse et que cette réduction est même très rapide dans certains États membres. Nous devons adapter nos politiques pour promouvoir un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, de sorte que les parents puissent élever des enfants tout en continuant à travailler, et nous devons concevoir des politiques qui encouragent les Européens à rester actifs plus longtemps ». Et d’ajouter : « La stratégie de l’Union européenne – Europe 2020 – fournit le cadre dans lequel des efforts doivent être consentis pour accroître l’emploi et réduire la pauvreté ; mais pour répondre au défi démographique, nous devons aussi polariser nos priorités dans des domaines comme la santé, les migrations et les politiques régionales ».

Un point positif de l’évolution mise en évidence dans le rapport est la lenteur de la croissance continue de la fertilité. Celle-ci s’est accrue de 1,45 à 1,6 enfant par femme. Toutefois, une population qui se veut autosuffisante devrait avoir 2,1 enfants par femme. Selon le rapport, des politiques familiales modernes sont un bon moyen d’améliorer l’emploi grâce à une meilleure conciliation du travail rémunéré et des responsabilités familiales. Il établit une corrélation positive entre la participation des femmes au marché du travail et des taux de fertilité plus élevés.

L’espérance de vie s’est également allongée selon un schéma pratiquement continu et uniforme, au rythme de 2 à 3 mois par an (en 2008, l’espérance de vie dans l’UE-27 était de 76,4 ans pour les hommes et de 82,4 ans pour les femmes), et représente le principal moteur du vieillissement de la population.

Parallèlement, l’enjeu démographique est de nature géographique, dans la mesure où les populations de quatre États membres (Bulgarie, Lettonie, Lituanie et Roumanie) diminuent rapidement sous l’effet de l’accroissement naturel (plus de décès que de naissances) et de l’émigration. Le vieillissement de la population d’Europe centrale est lent pour le moment, mais il va s’accélérer très rapidement à partir de 2030-2040, et cette population (et notamment la population slovaque) deviendra alors la population la plus âgée de l’UE.

Le rapport illustre aussi combien l’accroissement de la population européenne reste alimenté par l’immigration. Les pays de l’UE ont accueilli des ressortissants extérieurs à l’UE à un rythme de 1 à 2 millions de personnes par an, et la mobilité à l’intérieur de l’UE s’est aussi intensifiée. La proportion des migrants et de leurs descendants doublera d’ici 2060. Bien que l’immigration nette vers l’UE ait diminué de moitié en raison de la crise, le nombre total de citoyens non-ressortissants de l’UE à l’intérieur des frontières de l’UE a continué d’augmenter. Les chiffres montrent que cette réduction est due à un repli des migrations de travailleurs, en dépit d’une augmentation des demandes d’autorisations d’éducation, par exemple.

Des données récentes témoignent de la volonté affichée des migrants de seconde génération d’atteindre des niveaux d’éducation et d’emploi semblables à ceux des ressortissants locaux, mais ces migrants sont encore ralentis dans leur progression par des taux de chômage élevés. Il s’agit là d’un domaine dans lequel l’UE doit continuer à encourager les politiques actives d’inclusion et les mesures destinées à renforcer l’intégration.

Concernant la mobilité à l’intérieur de l’UE, la nouvelle enquête Eurobaromètre révèle qu’un répondant sur cinq dans l’UE-27 a travaillé ou étudié dans un autre pays, a vécu avec un partenaire d’un autre pays ou est propriétaire d’un bien situé à l’étranger. Un répondant sur dix envisage de s’installer dans un autre État membre au cours des dix prochaines années.


Vos commentaires

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