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Agriculture : les solutions « anti-lasagnes au cheval » de l’économie sociale et solidaire

Place publique, le 21/02/2013

Potagers sur les toits, distribution de fruits et légumes par voie fluviale, achats groupés.... à l’occasion du Salon de l’agriculture qui se tient du 23 février au 3 mars 2013, l’Atelier* présente les solutions de l’économie sociale et solidaire garantes d’une alimentation saine, équitable et sûre.

L’épisode des lasagnes au cheval a mis à jour un système agro-alimentaire trop opaque. « Il s’agit d’une organisation reposant sur des intermédiaires trop nombreux qui dilue la responsabilité des uns et des autres, pousse la marchandisation des denrées alimentaires à l’extrême, le tout pour tirer les prix vers le bas et satisfaire les consommateurs que nous sommes. Avec les conséquences – et les coûts indirects – que l’on connaît sur l’environnement, l’emploi et la santé », souligne Jean-Marc Brûlé, Président de l’Atelier, Centre de ressources de l’économie sociale et solidaire qui a pour objet de favoriser le développement et la promotion de l’économie sociale et solidaire sur le territoire francilien. . Il existe pourtant des solutions mises en œuvre pour développer une agriculture respectueuse des producteurs, des consommateurs et des territoires. En voici quelques exemples :

Marché sur l’eau : Relier producteurs et consommateurs parisiens... par les voies navigables

Avec Marché sur l’eau, Claire-Emmanuelle Hue a créé un système de distribution par voie fluviale de produits agricoles de proximité. Il s’agit de développer un nouveau réseau de distribution en circuit court entre des consommateurs parisiens et un réseau de producteurs franciliens. A la clé : le développement d’échanges équitables autour d’une agriculture paysanne maraîchère régionale et la diminution de l’empreinte écologique du transport de marchandises alimentaires en Île-de-France. Les paniers hebdomadaires sont composés de fruits et légumes récoltés dans un rayon de 30km autour de Claye-Souilly (Seine-et-Marne). La distribution se fait quant à elle à Pantin (93) et Paris chaque mardi et samedi.

Urbagri : Faire pousser les potagers sur les toits

Le projet Urbagri de Virginie Dulucq est ambitieux : promouvoir et créer des potagers sur les toits franciliens et les friches urbaines en lien avec les entreprises, les bailleurs sociaux et les collectivités. Sa démarche permet de développer des circuits alimentaires très courts au cœur des villes, de fédérer les habitants et les salariés autour d’un projet commun, de les sensibiliser à la biodiversité urbaine ou encore d’améliorer l’isolation thermique des bâtiments et l’utilisation des eaux pluviales à la parcelle. L’objectif est de valoriser des espaces non utilisés en milieu urbain afin de rendre nos villes fertiles.

La Ruche qui dit Oui ! : encourager l’achat groupé de produits locaux

La Ruche qui dit Oui ! permet aux consommateurs de se réunir pour acheter directement aux producteurs de leur région. Avec sa plateforme online participative, le mouvement des Ruches a pour objectif de mettre en place un réseau de relations commerciales transparent sur les marges et les rémunérations. Avec La Ruche qui dit Oui !, les consommateurs profitent d’un réseau sûr et économique d’approvisionnement basé sur la proximité et la connaissance des fournisseurs. Ce service libre et participatif permet d’accéder à de bons produits au prix juste, tout en soutenant un commerce plus équitable pour les producteurs. Les bénéfices de La Ruche qui dit Oui ! sont d’ordre environnemental et économique : moins de marge commerciale, moins de transport, moins d’emballage.

L’Economie sociale et solidaire et l’agriculture en chiffres (sources : AMAP IDF – GAB IdF)

8285 ha de cultures biologiques ou en conversion (selon les premiers estimatifs à fin 2012), soit 6,23%de plus qu’à fin 2011 ;

184 fermes franciliennes certifiées bio ou en conversion, soit 9 de plus qu’à fin 2011 ;

Fin 2012, la région Île de France compte environ 260 groupes en AMAP, parmi lesquels 180 adhèrent au Réseau AMAP Île de France.

Un groupe de consom’acteurs en AMAP compte en moyenne 60 familles Ces groupes de consom’acteurs sont en partenariat AMAP avec près de 160 producteurs, dont plus de 60% sont installés en Ile de France.

*Cette association a été créée à l’initiative du Conseil régional d’Île-de-France, de la CRESS IDF, de diverses collectivités territoriales et de l’ensemble des acteurs du secteur.

L’Atelier est le pôle d’expertises de la création d’activités sociales et solidaires en Île-de-France. Il conseille les futurs entrepreneurs de l’ESS dans le lancement et l’amorçage de leur entreprise. Il les oriente vers des partenaires techniques et financiers qui leur permettront de développer et concrétiser leurs innovations sociales.L’Atelier a également un rôle de conseil auprès des collectivités territoriales. Il les accompagne dans la mise en place de politiques en faveur de l’ESS.

Enfin, l’Atelier est le promoteur de l’ESS en Île-de-France. Il sensibilise ainsi le grand-public à l’économie sociale et solidaire par le biais notamment de la consommation responsable ou de l’entrepreneuriat social. Basé à Paris, l’Atelier est ouvert au public : il propose de nombreuses ressources qui permettent de lancer son activité solidaire ou d’en savoir plus sur l’ESS.


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