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Appel : Etats généraux pour une information et des médias pluralistes

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A lire : la déclaration finale Première session nationale des États Généraux pour des médias et une information pluralistes le 30 septembre 2006 à la bourse du travail de Saint-Denis (93). Nous en appelons à tous les citoyens attachés à une information indépendante et pluraliste, aux journalistes, créateurs et salariés des médias, aux acteurs des médias associatifs, aux intermittents et précaires de tous les métiers de l'information et de la culture, aux militants et responsables des mouvements (...)

A lire : la déclaration finale

Première session nationale des États Généraux pour des médias et une information pluralistes le 30 septembre 2006 à la bourse du travail de Saint-Denis (93).

Nous en appelons à tous les citoyens attachés à une information indépendante et pluraliste, aux journalistes, créateurs et salariés des médias, aux acteurs des médias associatifs, aux intermittents et précaires de tous les métiers de l’information et de la culture, aux militants et responsables des mouvements syndicaux, associatifs et politiques, aux mouvements d’éducation populaire, à toutes celles et à toux ceux qui entendent résister à l’information et à la culture mercantiles...

Pour que se tiennent, localement et nationalement, des Etats généraux pour une information et des médias pluralistes

Des Etats Généraux, pourquoi ?

1. Pour remplir leur fonction démocratique, les médias devraient être soustraits à l’emprise directe des pouvoirs économiques et politiques. Or ce n’est manifestement le cas ni des médias privés, ni des médias publics. Les logiques financières qui prévalent dans les premiers ont désormais gagné les seconds, au point que le secteur public ne semble devoir son maintien qu’à la perpétuation de sa dépendance politique.

La concentration des médias, livrés à des groupes liés à des empires industriels, à des fonds de pension et au secteur bancaire dont le principal objectif est de répondre aux attentes de leurs actionnaires, compromet gravement la qualité et la diversité de l’information, du divertissement et de la culture.

Elle incite les groupes de presse qui ne dépendent pas directement des groupes les plus puissants à se battre contre eux avec les mêmes armes sur le même terrain.

Elle entraîne une course à la rentabilisation qui se traduit par une précarisation vertigineuse des métiers de l’information et de la culture, par la subordination croissante des journalistes à leur hiérarchie, par l’assujettissement de plus en plus étroit des programmes et de tous les producteurs d’information et de culture aux impératifs imposés par les diffuseurs et par les publicitaires.

Acteurs de la mondialisation libérale et de la dérive ultralibérale de l’Europe, la plupart de grands médias en sont, par éditorialistes et chroniqueurs interposés, les propagandistes. Au mépris de la diversité des opinions et des aspirations de leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs. Mais quand le pluralisme est mutilé, c’est la démocratie qui dépérit.

Le secteur public de l’audiovisuel ne fait pas exception, bien au contraire. Assujetti à la publicité, parce que son financement public est insuffisant, il se condamne, face aux chaînes et stations privées, à les concurrencer avec les armes commerciales de la course à l’audience instantanée. Placé sous la tutelle de la majorité politique du moment, il en subit directement les pressions et les reprises en main périodiques. Comment, dans ces conditions, pourrait-il remplir son rôle de service public ?

2. Les pouvoirs publics, loin de garantir l’égalité du droit d’accès aux médias, le pluralisme de l’information et l’indépendance des journalistes :
- Favorisent les concentrations guidées par la recherche obsédante du profit maximal dans le délai le plus court, qui est la règle du marché ;
- Livrent l’audiovisuel et de larges secteurs de la presse écrite aux appétits des groupes adossés à des conglomérats industriels bénéficiant des marchés publics ;
- Maintiennent leur encadrement politique d’un audiovisuel public, privé des moyens financiers de son indépendance ;
- Pérennisent un système d’aide à la presse qui favorise les médias financièrement les plus puissants et les plus mercantiles ;
- Participent à la fragilisation des médias indépendants des grands groupes en s’attaquant aux services publics, comme celui de la Poste qui réserve ses tarifs préférentiels aux médias les plus lucratifs ;
- Se refusent à doter les médias sans but lucratif et, plus particulièrement, les médias associatifs, du statut juridique et de l’aide financière sans lesquels leur existence est compromise.

Des Etats Généraux, dans quel but ?

Par ces Etat généraux, nous entendons dresser un état des lieux des problèmes à résoudre, proposer des solutions, les soumettre à toutes les forces politiques et aux parlementaires.

Sans préjuger du résultat, nous entendons mettre en discussion les questions suivantes :
- L’information est un bien commun. Comment garantir les droits d’informer et les droits à l’information contre toutes les tentatives politiques et économiques de les confisquer ?
- Ces droits doivent être protégés par une législation et des moyens à la hauteur des enjeux : lesquels ? Comment préserver et refonder le service public de l’audiovisuel ?
- Comment garantir l’essor des médias associatifs, sauvegarder le potentiel non-marchand d’Internet, doter les médias à but non lucratif du statut et des moyens dont ils sont besoin ?
- Le droit à l’information est d’abord le droit à une information diversifiée dans tous les domaines : comment la garantir, et favoriser en particulier la qualité et la pluralité des informations économique, sociale et internationale ?
- Le droit à l’information suppose de nouveaux droits pour les journalistes et, plus généralement, pour les producteurs d’information indépendants : lesquels et comment les garantir ?

Des Etats généraux, comment ?

1. Nous appelons à des Etats généraux ouverts, décentralisés, pluralistes.

Ouverts - La question du droit à l’information est une question trop sérieuse pour être abandonnée aux seuls responsables des médias : elle concerne tous ceux qui, professionnels ou non, journalistes ou pas, concourent à la production de l’information. Les journalistes, les salariés des médias et leurs syndicats ont besoin du concours de tous.

Décentralisés - La question du droit à l’information ne doit pas être réservée à des porte-parole nationaux (et omettre les médias régionaux). C’est pourquoi le processus des Etat Généraux que nous souhaitons impulser doit combiner des échéances locales et des échéances nationales et privilégier les ateliers, les commissions, les séminaires de réflexion et de proposition, contre toute tentation de céder aux mirages de la personnalisation et du spectacle... médiatiques.

Pluralistes - La question du droit à une information pluraliste n’est le monopole de personne. Les exclusives viendront de ceux qui refusent de s’y associer.

2. Nous souhaitons donner naissance, non à une nouvelle structure, mais à un processus, marqué par des échéances fortes. Nous appelons donc à une Première session nationale des États Généraux pour des médias et une information pluralistes.

Site : www.etats-generaux-medias.org

Appel à participation à une alliance citoyenne de journalistes

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"Journalistes et responsables ?" - Une confrontation internationale Appel à participation à une alliance citoyenne de journalistes Août 2004 Nous savons tous que le métier de journaliste va mal. Nous savons à quel point les individus qui le pratiquent vont mal eux-aussi. Les causes ont été largement étudiées, les diagnostics sont fiables, les constats pourraient pousser à la désolation. Pourtant à travers le monde et en parallèle aux travaux d'observateurs en tous genres, un nombre grandissant de (...)

"Journalistes et responsables ?" - Une confrontation internationale

Appel à participation à une alliance citoyenne de journalistes
Août 2004

Nous savons tous que le métier de journaliste va mal.
Nous savons à quel point les individus qui le pratiquent vont mal eux-aussi.
Les causes ont été largement étudiées, les diagnostics sont fiables, les constats pourraient pousser à la désolation.

Pourtant à travers le monde et en parallèle aux travaux d’observateurs en tous genres, un nombre grandissant de journalistes réfléchissent et agissent à leur niveau personnel ou en groupe plus ou moins étoffé. Ils tentent, ils élaborent, ils résistent, ils se réapproprient la responsabilité d’une fonction, d’une déontologie, d’une éthique.

Pour lutter contre le sentiment d’impuissance, pour rompre l’isolement qui démotive, la FPH (Fondation pour le Progrès de l’Homme) se propose de favoriser dans un premier temps le développement d’une dynamique internationale de réflexion et d’action sur le thème de la "responsabilité" des journalistes et producteurs d’informations ; puis d’élargir les travaux sur le rôle et la place des médias dans nos sociétés.

Cet espace se veut avant tout constructif. Il favorisera l’échange, le débat et la mutualisation des expériences. Il a l’ambition de créer de l’intelligence commune et du pouvoir collectif pour peser sur les pratiques journalistiques.
Si l’engagement professionnel de chacun n’est pas à remettre en cause, le groupe refusera le sectarisme, le dogmatisme et l’idéologie. La dynamique d’échange et de réseau n’a pas pour objectif initial de promouvoir un nouveau modèle de presse unique face au modèle dominant mais de garantir la variété et la diversité des approches. Fondée sur la convergence des valeurs professionnelles et humaines, la thématique générale de la responsabilité des journalistes sera donc directement expérimentée dans les groupes de travail par l’acceptation de chacun d’être interpellé et contredit.

Cette démarche de mise en lien s’inscrira dans la durée. Elle s’appuiera dans un premier temps sur quelques journalistes partenaires de la fondation depuis de nombreuses années et qui ont déjà commencé à travailler dans ce sens en différents endroits du monde. Cette alliance s’ouvrira à tout moment à tous ceux qui souhaitent en devenir acteurs, depuis les personnes en nom propre jusqu’aux membres de groupements professionnels internationaux.
Notre espace thématique est donc très largement ouvert à l’ensemble des professionnels qui ont abordé, abordent ou veulent aborder la thématique de la responsabilité des journalistes. Nos supports faits de pages virtuelles et de rencontres physiques ont été pensés pour accueillir régulièrement de nouvelles contributions, respectant ainsi le rythme de chacun.

Nous nous proposons de travailler sous forme d’aller-retour entre la théorie idéale et la pratique de terrain, le personnel et le collectif, le local et le global.

Le "schéma de progression" :
- La mise en commun de pratiques professionnelles valables ou insatisfaisantes, à partir de faits et de comportements très précis.
- L’identification de principes fondamentaux, tout en mettant l’accent sur ceux qui sont régulièrement écornés ou bafoués.
- L’expérimentation de pratiques nouvelles dans différents médias. Des comportements alternatifs dans une presse qui ne l’est pas nécessairement.
- L’énoncé d’une charte mondiale qui représenterait l’aboutissement idéal et théorique d’actions déjà en cours.
- Les évolutions de pratique seraient de nouveau collectivement débattues, amendées et améliorées.

Le "schéma de travail" pourrait ressembler à :

- Des rencontres locales à travers le monde. Les journalistes mettent en commun leurs réflexions, leurs propositions et leurs actions à partir d’une problématique préalablement définie.
- Des rencontres régionales ou internationales à l’occasion d’événements qui drainent de nombreux journalistes.

A titre d’exemple, nous pouvons déjà proposer un calendrier de ces rencontres :
- Octobre 2004 : réunions locales sur " la responsabilité des journalistes, par quel bout l’aborder ? "
- Novembre 2004 : circulation entre les différents groupes locaux des synthèses des débats et des propositions émergentes.
- Janvier 05 : deux lieux de rencontres simultanées : Porto Alegre et Davos. Un séminaire public peut également être animé à Porto Alegre. Un temps d’échanges pourrait être organisé entre journalistes présents au Brésil et en Suisse.
- Mars 05 : réunions locales sur "journalisme "civique" versus journalisme "traditionnel"", "la gouvernance et les médias"...

Les débats, pour être riches, doivent être préparés. Nous attendons que chaque participant prenne le temps de produire quelques lignes de réflexion en préalable aux rencontres. Cet exercice préparatoire assurera à chacun une qualité d’acteur et non de simple consommateur. Notre temps à tous est compté, recherchons l’efficacité dans nos méthodes de travail pour que les synthèses puissent plus facilement être rédigées puis circuler.

La FPH a défini ses orientations pour une période 7 ans, de 2003 à 2010, de la manière suivante :
“La fondation s’engage à contribuer aux mutations à long terme de nos sociétés. Pour cela, elle appuie l’émergence d’une communauté mondiale capable de concevoir et de conduire trois mutations majeures : de nouvelles régulations sociales, politiques et institutionnelles depuis le local jusqu’au global (la révolution de la gouvernance) ; un socle éthique commun (la charte des responsabilités humaines) ; de nouveaux modèles de développement. Elle veille à un aller et retour constant entre la diversité (exprimée dans ses différentes dimensions), et l’unité (exprimée par une attention constante à la gestion des relations et aux cohérences territoriales). Pour mettre en œuvre ces orientations elle combine trois modes d’action : la promotion des idées et propositions ; l’appui à l’émergence d’alliances citoyennes ; la promotion et l’enrichissement des méthodes”. Ces mutations constituent l’Agenda de la FPH.

Cette alliance de journalistes s’inscrit dans cette démarche d’appui à des alliances citoyennes décrite dans une note de la FPH que nous pouvons résumer ainsi : L’expérience acquise depuis 1994 avec la création et le développement de l’Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire a fait émerger l’idée plus générale "d’alliance citoyenne" : une manière particulière de s’organiser à l’échelle internationale pour créer des dynamiques informelles mais néanmoins capables d’une stratégie collective, conciliant le double impératif de diversité et d’unité ; de respect d’autonomie de chacun et de cohérence d’ensemble.
Ces alliances citoyennes sont fondées sur trois piliers :
- des objectifs communs ;
- des critères éthiques ;
- des dispositifs de travail.

Les moyens que la FPH se propose d’offrir pour permettre le développement de cette alliance :
- L’expérience d’une dynamique internationale de 10 ans : l’Alliance pour un monde responsable, pluriel et solidaire ;
- L’animation et la coordination de nos réflexions et travaux ;
- Des outils de débats : adresse email de groupe, site web documentaire et autres services ;
- L’organisation des rencontres...

Animatrices :
Nathalie Dollé : 06 80 18 09 37
Manola Gardez : 01 43 14 75 75 (Fph) - 06 82 35 14 03

Mail de l’alliance de journalistes : info j-alliance.net

Merci de vous y inscrire pour participer aux travaux. Un site intranet, permettant la même confidentialité que cet email commun, nous sera dédié dans les jours prochains.

FPH
38 rue St-Sabin, 75011 Paris (France)
Site web : www.fph.ch

HACK’T 1 : rentrée sociale, les médias libres tirent le signal d’alarme

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Du 1er au 8 octobre 2004 La concentration des principaux titres de la presse, des maisons d'édition, de la distribution et la diffusion (livres, films, musiques, presse...), des chaînes de télévisions, dans un tout petit nombre de groupes industriels met en danger les libertés publiques. Ces multinationales, qui vivent grassement des commandes de l'Etat, des ventes d'armes de destructions massives ou de répressions sociales, défendent une vision ultralibérale de l'économie, de la culture et des (...)

Du 1er au 8 octobre 2004

La concentration des principaux titres de la presse, des maisons d’édition, de la distribution et la diffusion (livres, films, musiques, presse...), des chaînes de télévisions, dans un tout petit nombre de groupes industriels met en danger les libertés publiques.

Ces multinationales, qui vivent grassement des commandes de l’Etat, des ventes d’armes de destructions massives ou de répressions sociales, défendent une vision ultralibérale de l’économie, de la culture et des rapports sociaux.

L’information et l’édition deviennent des centres de profit, et des moyens de diffusion de publicités pour vendre leurs idéologies et leurs marques.

De fait, le mouvement social se trouve coupé de l’accès à la diffusion de ses idées, de ses travaux, et de ses luttes, à moins de se conformer à la demande : starifier ses leaders, courir après quelques lignes ou secondes d’antennes par l’escalade d’actions de plus en plus spectaculaires et vides de sens.

Le défi qui s’engage porte sur la réalité.

A force de couvertures de presse, de livres, d’émissions de divertissement, répétées inlassablement, le monde raconté par ces médias s’impose comme une réalité. Une monoforme au service d’une idée monolithique.

Leur fiction devient notre quotidien. Pourtant, chaque jour, nous mesurons la différence entre ce monde de paillettes et de petites phrases qu’ils propagent et la vie à laquelle nous nous confrontons.

Le moment n’est plus à la critique des médias.

Il s’agit maintenant de passer outre ces médias, par la création, le soutien, le développement, la formation..., de médias libres et indépendants engagés dans les luttes pour la justice sociale.

La démocratisation de plus en plus rapide à l’accès aux technologies de l’information, tant au niveau des outils (logiciels libres, listes de diffusion, streaming...), qu’aux systèmes de publication (sites internet, radios, télés...), la résistance des réseaux de librairies, de salles de projections..., permettent, enfin, de proposer une alternative puissante aux médias dominants.

La maison des médias libres, qui regroupe Co-errances (coopérative de diffusion de films ; livres, disques), Les Périphériques vous Parlent (revue), Radio Fréquence Paris Plurielle (FPP 106.3), Zaléa TV (TV associative) Réseau 2000 (formation aux NTIC, hébergement coopératif),

et (en résidence) : radio-cascade
paris.indymedia.org

propose une semaine d’actions, de manifestations, de débats, d’ateliers pratiques de formations, d’expérimentations autour des médias indépendants, des logiciels libres, des méthodes de publication, des réseaux de diffusion, de l’édition et invite le public, les associations, les organisations à participer à cette réflexion et à ces ateliers...

La maison des médias libres lance cette idée à tous les médias indépendants pour qu’ils s’approprient cette semaine ’Hack’t 1’en organisant dans leur ville des débats, actions, ateliers, mises en réseaux de plusieurs supports (sites, vidéo, radio, magazines, tracts...)...

Un site internet va être crée pour diffuser toutes les informations utiles sur cette semaine de rentrée des médias libres : http://ag45.org.

La maison des médias libres
ag45
45 rue d’Aubervilliers
75018 Paris
M° Stalingrad
Tél : 08 70 71 67 88
Email : semainemediaslibres ag45.org
Site : http://ag45.org

La semaine des médias libres est organisée par la Maison des médias libres et : ecolonews.info, 1d-photo.org, paris.indymedia.org, radio-cascade, CQFD...

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Le Courrier de Bovet

Date de création : 1950 Objectif : Organiser des échanges de correspondance entre des détenus et des personnes prêtes à leur apporter une écoute et un soutien moral (National). Activités : Créé en 1950, le Courrier de Bovet, du nom de sa fondatrice Madame de Bovet, est une association nationale loi 1901 qui propose aux détenus un accompagnement épistolaire afin de faciliter leur (ré)insertion (...)