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Toulouse/ Cent personnes menacées d’expulsion dont vingt-cinq enfants… pour laisser un bâtiment vide.

Toulouse/ Cent personnes menacées d’expulsion dont vingt-cinq enfants… pour laisser un bâtiment vide.

Ce lundi 24 septembre, le Tribunal de Grande Instance a décidé, par référé en urgence, l’expulsion immédiate sous 48 heures du nouveau Centre Social Autogéré et de sa centaine d’habitants.

Trois semaines après leur installation, les habitantes et habitants du 22 rue Demouilles à Toulouse sont déjà menacé-e-s d’expulsion, et ceci sans délai.

L’occupation de ses anciens locaux de l’URSSAF de 5400m2, vides et sans projet depuis six ans, fait partie de la campagne de réquisition « Zéro personne à la rue ». Depuis son lancement en avril 2011, ce mouvement permis à près de deux cent personnes de trouver un toit, ce qui représente d’après la veille sociale environ 50% de l’ensemble de l’hébergement d’urgence des familles sur Toulouse. Tout cela sans aucune subvention, simplement en réquisitionnant les bâtiments laissés vides par l’Etat et les gros propriétaires.

Ce nouveau Centre Social Autogéré a permis à de nombreuses personnes de commencer à retrouver une stabilité et aux enfants d’avoir une rentrée normale dans les écoles du quartier. Une quinzaine d’ateliers et d’activités libres et gratuits ont commencé à se mettre en place, en lien avec le quartier : soutien scolaire, ateliers de français, ateliers mécanique et vélo, boxe, théâtre, chant, ateliers son et image, cantine, soutien juridique…

Parmi toutes ces personnes, beaucoup ont déjà été expulsées d’autres bâtiments, comme le CREA au 70 allée des demoiselles, évacué peu de temps avant et remettant à la rue quarante personnes dont quinze enfants.

Le Président du tribunal de grande instance de Toulouse a ordonné leur expulsion sous 48h en avançant comme motif que l’occupation serait menée aux seules fins de dénoncer la pénurie de logement. Pourtant, des militants de Jeudi Noir se sont rendus sur place et peuvent attester que l’immeuble est bien occupé par des personnes en grande précarité, principalement des familles avec enfants.

Suite à cette ordonnance d’expulsion, les habitants et habitantes du 22 rue Demouilles se sont rendus au pôle d’accueil d’information et d’orientation (PAIO) à Patte d’oie à Toulouse, un service de l’Etat qui a pour mission de proposer une solution d’hébergement à chaque personne qui en fait la demande. Vu qu’aucune solution ne leur a été proposée, ils ont décidés d’occuper les locaux pour y passer la journée et la nuit jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

La ministre du logement a promis un renforcement de la mobilisation du parc vacant et l’Assemblée nationale vient juste de voter deux mesures visant à faciliter la réquisition. Alors que l’hiver approche à grand pas, le propriétaire du bâtiment, la direction de l’URSSAF, osera-t-il remettre à la rue une centaine de personnes, donc vingt-cinq enfants pour les remplacer par... rien ?

Jeudi Noir apporte son soutien à l’occupation du nouveau Centre Social Autogéré de Toulouse et demande à la direction de l’URSSAF et à la préfecture de Toulouse de surseoir à l’expulsion afin de permettre à ces familles de passer un hiver à l’abri du froid.

Contact Jeudi Noir : José 06 25 64 88 74 Christophe 06 86 52 06 68

Contact du Centre Social Autogéré : Thomas 06 87 22 42 42 http://creatoulouse.squat.net/

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Le Courrier de Bovet

Date de création : 1950 Objectif : Organiser des échanges de correspondance entre des détenus et des personnes prêtes à leur apporter une écoute et un soutien moral (National). Activités : Créé en 1950, le Courrier de Bovet, du nom de sa fondatrice Madame de Bovet, est une association nationale loi 1901 qui propose aux détenus un accompagnement épistolaire afin de faciliter leur (ré)insertion ultérieure. Le Courrier de Bovet souhaite permettre la communication entre deux mondes différents, celui du dehors dont sont privés les détenus et celui du dedans, ignoré des correspondants. Il s’interdit (...)