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Fils d’infos

Sciences en marche fait le bilan de son action

Nous avons souhaité résumer ici les principales conclusions de la mobilisation qui nous a rassemblé.e.s à nouveau ce 11 décembre. Même si la manifestation a réuni moins de monde que celle du 17 octobre (préparée pendant 6 mois), elle marque un nouveau succès de notre mobilisation. Plusieurs facteurs y ont concourus :

- les universitaires étaient échaudés : L’annonce du retrait de 136 millions attribués au budget de la MIRES (Mission interministérielle Recherche et Enseignement supérieur) dont 70 millions soustraits à l’ESR, a fait monter la pression. Les syndicats étudiants, qui ont rejoint le groupe de concertation qui permet aujourd’hui à tous les acteurs de la mobilisation de travailler ensemble, avaient appelé à manifester. Et de fait, la présence d’étudiants dans les cortèges (notamment à Paris et Toulouse) était plus importante que le 17 octobre. François Hollande ne s’y est pas trompé en annonçant aussitôt un rétablissement partiel de ces budgets. La CPU, bien loin d’être solidaire, s’est déclarée satisfaite, alors que le bilan de fin d’année pour l’ESR reste une franche diminution, et que les 70 millions "rendus" aux universités ont été pris sur d’autres postes du ministère de l’Education et l’ESR (de l’ANR notamment : voir « Hollande et l’Université : faux calculs »). Nous avons donc à travailler encore avec les représentants étudiants pour se mobiliser ensemble, et convaincre les Présidents d’Université de se battre avec nous ;
- Les personnels de laboratoire étaient à nouveau touchés : L’annonce de la réduction de postes à l’Inserm était votée ce même jour lors du CA ; ce CA a été interrompu par l’irruption de manifestants venus leur dire leur désaccord devant une telle décision ;

- Le mur de la précarité, avec toutes les catégories de personnels en colère, a été érigé place du Panthéon et dans plusieurs ville en France : action symbolique, qui nous a tous unis, et que nous allons prolonger.

- Les caméras étaient braquées sur nous : les photos de Ruines d’Universités sur les réseaux sociaux, lancée par une jeune doctorante de Paris 8, ont ouvert la porte aux curieux. Ce que recherchent ces médias, nous le savons, c’est plus le spectaculaire que l’information sur le fond. A nous d’en profiter pour leur expliquer combien le malaise dans l’ESR est profond, et notamment des ravages que fait la précarité.

Cet appel à une action nationale a donc permis de fédérer les revendications, avec une couverture presse nationale et régionale très satisfaisante. Si le nombre de postes de chercheurs au CNRS ne diminue pas en 2015, si F. Hollande a "rendu" 70 millions aux universités, c’est bien le résultat de nos mobilisations. Cela montre que, même dans un contexte où beaucoup hésitent encore à se mobiliser, cela vaut le coup de continuer !

Le succès de cette mobilisation du 11 décembre et le recul relatif du gouvernement auquel elle aboutit montrent qu’une journée de mobilisation générale fédérant l’ensemble des acteurs (Sciences en marche, syndicats de personnels et d’étudiants, Directeurs d’unités, etc.) peut porter ses fruits, notamment au regard du calendrier électoral de 2015. A nous de rediscuter dès janvier des actions que chacun de nous peut entreprendre, à son niveau, avec ses moyens, pour concourir à faire monter la pression et obtenir gain de cause, le plus rapidement possible.

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Le Courrier de Bovet

Date de création : 1950 Objectif : Organiser des échanges de correspondance entre des détenus et des personnes prêtes à leur apporter une écoute et un soutien moral (National). Activités : Créé en 1950, le Courrier de Bovet, du nom de sa fondatrice Madame de Bovet, est une association nationale loi 1901 qui propose aux détenus un accompagnement épistolaire afin de faciliter leur (ré)insertion ultérieure. Le Courrier de Bovet souhaite permettre la communication entre deux mondes différents, celui du dehors dont sont privés les détenus et celui du dedans, ignoré des correspondants. Il s’interdit (...)