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Fils d’infos

Renvoi d’une famille Tchétchène. Quelques heures seulement pour empêcher l’inaceptable

Renvoi d’une famille Tchétchène

Opération policière préfectorale

ce matin, 27 septembre, à La Roche sur Yon :

A 6.00 heures ce matin, à la mosquée de la Roche sur Yon, une cinquantaine de gardes mobiles, policiers et représentants de la préfecture sont venus réveiller et interpeller une famille tchétchène de 2 adultes et 8 enfants, la famille Dzhanaraliev. Rue bloquée dans le quartier, déploiement de force sans commune mesure avec la situation d’une famille paisible ne représentant aucun danger et dont 7 des 8 enfants âgés de 2 à 18 ans, sont scolarisés à La Roche sur Yon.

Tout ce cirque policier pour renvoyer en Pologne, pays supposé de leur entrée en Europe. Juridiquement et administrativement cette réadmission est contestable et une saisine du Conseil d’état est en cours.

De plus lors de leur passage en Pologne, ils ont subi des maltraitances, ce qui explique leur demande de d’asile en France. Or, le 22 septembre, la cour de justice européenne, par la voix de son procureur général, a statué sur le fait que des demandeurs d’asile ne peuvent être transférés vers un autre état membre, lorsqu’il y a pour eux un risque d’une atteinte grave aux droits que la Charte des droits fondamentaux leur garantit.

La famille bouleversée, en détresse, avec les enfants en pleurs, a seulement pu contacter la bénévole de la Cimade qui les suivait depuis plusieurs semaines. Arrivés sur place, aucun membre des associations qui les ont soutenus depuis leur présence à La Roche sur Yon (Vendée) n’a été admis à les assister, les réconforter, lors de cette opération. Le fort dispositif de sécurité empêchait tout contact avec la famille et même tout accès à la rue.

Rien ne justifiait l’heure, l’urgence et un tel déploiement des forces de l’ordre.

Dans quel état se trouvent les enfants ayant subi une telle interpellation matinale ?

Au-delà de la violence inhérente à un tel évènement, il convient de préciser que le plus jeune des enfants est atteint d’une pathologie cardiaque ayant nécessité une opération lourde. L’avis d’un cardiologue pédiatrique est indispensable avant tout long déplacement.

Une nouvelle fois, on stigmatise ceux qui aident des personnes en détresse, on bafoue les plus élémentaires des droits de protection de l’enfance et on crée, sous la pression d’un ministère de plus en plus répressif, un climat malsain, propice à toutes les interprétations.

Une nouvelle fois, la France s’apprête à bafouer le droit communautaire et à s’abstraire d’une décision de justice.

RESF Vendée demande que cessent ces situations inadmissibles. L’Etat doit permettre aux associations de remplir leur mission en toute circonstance.

L’humanité doit prendre le pas sur les chiffres.

L’indignation des élus, des associations, des mouvements politiques et syndicaux qui suivent cette famille est totale !

Histoire récente :

Pendant la guerre de 1994 en Tchétchénie le père a aidé des combattants. 13 hommes de sa famille ont été tués dans cette période.

A la fin de la guerre pourchassés par le gouvernement prorusse, ils se sont cachés pendant 3 ans environ, se séparant et bougeant sans cesse.

En 2006, la situation devient intenable, le père est recherché et menacé, ils partent en Pologne avec leur passeport, demandent l’asile, obtiennent un droit de séjour de 2 ans mais sans le statut de réfugiés

En Pologne, ils ont subi des maltraitances, (en particulier un des enfants est violemment battu gardant des séquelles physiques et psychologiques importantes)

Ils ont pris peur et la famille sans avoir pu informer le père se réfugie au Danemark.

En mars 2010, le Danemark les renvoie en Pologne. Devant l’angoisse des enfants.

ils n’y restent que 2 jours et repartent en Tchétchénie toujours sans le père.

Ils sont 1 mois tranquilles puis ils sont sommés de dire où est le père et comme moyen de pression les 2 enfants ainés sont séquestrés une nuit par des paramilitaires. Depuis l’ainé est resté mutique.

En octobre 2010, en insécurité totale ils se réfugient au Danemark, qui demande leur retour vers la Pologne.

Terrorisés, ils rejoignent le frère de Madame en séjour régulier en Suède.

Le père qui n’avait pas revu sa famille les rejoint en Suède. Même histoire, la Suède demande le retour en Pologne.

Ils fuient de nouveau mais cette fois ci vers la France (Strasbourg) pensant pouvoir demander l’asile car ayant quitté l’UE pendant plus de 6 mois. Les preuves de leur séjour en 2010 en Tchétchénie sont jugées non probantes par le préfet du Bas Rhin. Celui-ci refuse leur admission et ordonne leur retour immédiat en Pologne.

La famille arrive alors en Vendée en juin 2011, est accueillie par les associations locales d’aide et ces 3 derniers mois est logée en modulaire dans la cour de la mosquée avec l’accord et l’aide de la Mairie.

Ils se trouvent au centre de rétention de Rennes et risquent leur renvoi de nouveau vers la Pologne alors que ne sont pas connus les résultats des derniers recours – Conseil d’état en particulier.

Dernière heure : Magomed a été gardé à l’hôpital, le vol est donc annulé pour demain ! La communauté tchétchène de Rennes organise un rassemblement devant le CRA demain.

ON A QUELQUES HEURES DE PLUS POUR EMPECHER L’INACCEPTABLE DE SE PRODUIRE !

Précisions sur la famille Dzhanaraliev

mère Rumissa 06 12 1974

père Musa 30 06 1966

Murid 02 04 1993 Garçon

Mashad 07 07 1995 G

Muslim 31 O5 1997 G

Elina 13 11 1998 Fille

Eliza 13 08 2000 F

Rajana 06 03 2005 F

Malik 20 04 2007 G

Magomed 14 02 2009 G (c’est lui qui a subi une opération du cœur à la naissance)

Fax, mails, coups de téléphone pour dire, sans injure ni diffamation ce qu’on pense de tout ça :

Coordonnées de la Préfecture du Bas-Rhin qui est en charge du dossier

raphael.lemehaute bas-rhin.pref.gouv.fr

pierre.ory bas-rhin.pref.gouv.fr

infos bas-rhin.pref.gouv.fr

secretaire-general bas-rhin.pref.gouv.fr

par fax

03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)

03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)

03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)

Quand on n’a pas de fax : http://fax-gratuit.net/tt/index

Préfecture de la Vendée qui a organisé cette expulsion de façon inqualifiable.

Téléphone 33 2 51 36 70 85

fax +33 2 51 05 51 38

Là où se prennent les décisions Elysée : 01 42 92 81 00

Elysée fax : 01 47 42 24 65 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) a été viré. Il n’a officiellement pas de remplaçant mais Guillaume Larrivé est de retour depuis mars : longtemps conseiller immigration de Sarkozy (avec Tandonnet) au ministère de l’intérieur. Il connait bien et n’aime pas le réseau. Raison de plus pour se rappeler à son bon souvenir : guillaume.larrive elysee.fr

Mais aussi au Conseiller spécial Henri Guaino henri.guaino elysee.fr

et au secrétaire général xavier.musca elysee.fr

Ministère de l’Intérieur

claude.gueant interieur.gouv.fr

Directeur de cabinet : stephane.bouillon interieur.gouv.fr

Dircab-adjoint : georges-francois.leclerc interieur.gouv.fr

Les membres du cabinet chargés de l’immigration :

pierre.regnault-de-la-mothe interieur.gouv.fr

henri.zeller interieur.gouv.fr

christophe.reynaud interieur.gouv.fr

Secrétariat général à l’Immigration :

Fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00 Secrétariat général secretariat-general immigration-integration.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 61 65

Directeur de cabinet : gautier.beranger immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 66

Chef de cabinet : charlotte.orgebin immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 40 begin_of_the_skype_highlighting 01 77 72 62 40

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Le Courrier de Bovet

Date de création : 1950 Objectif : Organiser des échanges de correspondance entre des détenus et des personnes prêtes à leur apporter une écoute et un soutien moral (National). Activités : Créé en 1950, le Courrier de Bovet, du nom de sa fondatrice Madame de Bovet, est une association nationale loi 1901 qui propose aux détenus un accompagnement épistolaire afin de faciliter leur (ré)insertion ultérieure. Le Courrier de Bovet souhaite permettre la communication entre deux mondes différents, celui du dehors dont sont privés les détenus et celui du dedans, ignoré des correspondants. Il s’interdit (...)