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Petition : Appel pour faire monde commun

Pétition : APPEL POUR « FAIRE MONDE COMMUN » recommander par courriel partager sur facebook partager sur twitter

Pétition mise en ligne le 2012-12-04

Elle prendra fin le : 21/12/2012

Une plateforme d’organisations diverses mobilisées lors des ASSISES du VIVANT à l’UNESCO ce 30 novembre 2012 propose de refonder les métiers d’ingénieurs, d’urbanistes, d’agriculteurs, d’entrepreneurs, et d’élus... face aux urgences écologiques

[ 39 participations ]

VivAgora et leurs partenaires réunis à l’UNESCO ce 30 novembre 2012 pour les premières ASSISES du VIVANT appellent au dialogue et à la responsabilité face aux projets bioéconomiques. Ils demandent la mise en place d’un « référentiel pour protéger les potentiels vivants » (milieux, écosystèmes, biodiversité, sols, eaux…) pour donner à l’innovation sa valeur vitale et sociale.

Les limites climatiques et matérielles nous renvoient l’évidence que nous vivons « à crédit », sur les ressources des générations futures. Nous le savons, nous ne pouvons continuer à ignorer les dommages infligés à la nature, à nos écosystèmes et à nos corps du fait d’une industrialisation aveugle. La crise financière, la perte de sens politique ou commun témoignent que le monde ancien est quasi mort, à bout de course.

Mais un tournant est amorcé. Alors que les matières premières non renouvelables se raréfient, que le réchauffement climatique risque de dépasser les 3°C à la fin du siècle, le capital naturel ou « biomasse » que constituent les forêts, les cultures, les mers et plus généralement tous les organismes vivants, devient la ressource… inépuisable. Les ressources biologiques sont en train de prendre pour une part le relais… du pétrole. La perspective oblige à refonder les métiers d’ingénieurs, d’urbanistes, d’agriculteurs, d’entrepreneurs, et d’élus… pour user raisonnablement et durablement des écosystèmes et des vivants terrestres et marins, pour organiser un partage des bénéfices qui en résultent, ainsi qu’un contrôle public et démocratique de ces usages.

Les principes de partage et d’interdépendances, propres à tout équilibre de vie1 structurent de plus en plus des initiatives agricoles, alimentaires, éducatives2… Le monde bascule ainsi dans une troisième révolution industrielle 3 qui intègre et valorise les logiques du vivant, soutenables car se basant notamment sur la régénération. Dans ce moment cosmopolitique 4 où nous sommes, la diversité et l’ouverture sont les maîtres mots. Les alliances se créent pour contrer la fragmentation des efforts et déployer une écologie sociale 5. Il s’agit de fédérer les énergies pour nommer l’insoutenable en formant une sorte de « système immunitaire social » en sortant d’une pathologie du jugement qui réduit tout à l’évaluation marchande.

VivAgora et leurs partenaires réunis à l’UNESCO ce 30 novembre 2012 pour les premières ASSISES du VIVANT appellent au dialogue et à la responsabilité face aux projets bioéconomiques.

Ils demandent la mise en place d’un « référentiel pour protéger les potentiels vivants » (milieux, écosystèmes, biodiversité, sols, eaux…) pour donner à l’innovation sa valeur vitale et sociale.

En préparation des ASSISES du VIVANT 2013, ils ouvriront ce chantier en lien avec l’UNESCO, l’OCDE, et le groupe AFNOR. Ils proposent à tous ceux qui se reconnaissent dans ces priorités de signer cet appel.

1 Les trois écologies, Félix Guattari, Paris, Editions Galilée, 1989

2 Bunker Roy avec le Barefoot College, Gunter Pauli et sa Fondation Zéri, Amory et Hunter Lovins fondateurs de l’Institut Rocky Mountain Institute, Liora Adler et Andrew Langford à l’initiative de l’Université Gaia University, ou Satish Kumar inventeur du Schumacher College...

3 La troisième révolution industrielle, Comment le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde, Jeremy Rifkin, Editions Les liens qui libèrent, 2012

4 terme proposé par Ulrich Beck

5 Pacte civique, Rassemblement pour la planète, Alliance Sciences Société

Texte de la pétition Les limites climatiques et matérielles nous renvoient l’évidence que nous vivons « à crédit », sur les ressources des générations futures. Nous le savons, nous ne pouvons continuer à ignorer les dommages infligés à la nature, à nos écosystèmes et à nos corps du fait d’une industrialisation aveugle. La crise financière, la perte de sens politique ou commun témoignent que le monde ancien est quasi mort, à bout de course.

Mais un tournant est amorcé. Alors que les matières premières non renouvelables se raréfient, que le réchauffement climatique risque de dépasser les 3°C à la fin du siècle, le capital naturel ou « biomasse » que constituent les forêts, les cultures, les mers et plus généralement tous les organismes vivants, devient la ressource… inépuisable. Les ressources biologiques sont en train de prendre pour une part le relais… du pétrole. La perspective oblige à refonder les métiers d’ingénieurs, d’urbanistes, d’agriculteurs, d’entrepreneurs, et d’élus… pour user raisonnablement et durablement des écosystèmes et des vivants terrestres et marins, pour organiser un partage des bénéfices qui en résultent, ainsi qu’un contrôle public et démocratique de ces usages.

Les principes de partage et d’interdépendances, propres à tout équilibre de vie structurent de plus en plus des initiatives agricoles, alimentaires, éducatives … Le monde bascule ainsi dans une troisième révolution industrielle qui intègre et valorise les logiques du vivant, soutenables car se basant notamment sur la régénération. Dans ce moment cosmopolitique où nous sommes, la diversité et l’ouverture sont les maîtres mots. Les alliances se créent pour contrer la fragmentation des efforts et déployer une écologie sociale . Il s’agit de fédérer les énergies pour nommer l’insoutenable en formant une sorte de « système immunitaire social » en sortant d’une pathologie du jugement qui réduit tout à l’évaluation marchande.

VivAgora et leurs partenaires réunis à l’UNESCO ce 30 novembre 2012 pour les premières ASSISES du VIVANT appellent au dialogue et à la responsabilité face aux projets bioéconomiques. Ils demandent la mise en place d’un « référentiel pour protéger les potentiels vivants » (milieux, écosystèmes, biodiversité, sols, eaux…) pour donner à l’innovation sa valeur vitale et sociale. En préparation des ASSISES du VIVANT 2013, ils ouvriront ce chantier en lien avec l ‘UNESCO, l’OCDE, et le groupe AFNOR.

Ils proposent à tous ceux qui se reconnaissent dans ces priorités de signer cet appel.

Premiers signataires : Robert Barbault, directeur du département Écologie et gestion de la biodiversité au Muséum national d’histoire naturelle Sylvie Bénard, directrice Environnement chez LVMH, Présidente de l’Institut Inspire Dorothée Benoit Browaeys, déléguée générale de VivAgora Bernadette Bensaude Vincent, professeur de philosophie et histoire des sciences, Université Paris1 Panthéon-Sorbonne, présidente de VivAgora Dominique Bourg, Institut des politiques territoriales et de l’environnement humain (IPTEH) Tarik Chekchak, Secrétaire du Bureau Français de Biomimicry Europa mais également Directeur Sciences et Environnement de l’Equipe Cousteau. Hervé Chneiweiss, neurobiologiste, directeur du laboratoire "Plasticité Gliale" Inserm U752/ Université Paris Descartes/hôpital Ste Anne Emmanuel Delannoy, Directeur, Institut Inspire Timothée Elkihel, Co-Président du collectif Appel de la jeunesse Armelle Gauffenic, ancienne présidente d’Am’Tech médical Pierre-Henri Gouyon, professeur de biologie évolutionniste au Muséum national d’histoire naturelle. Alain Grandjean, économiste, fondateur et associé de Carbone 4 Antoine Héron, président fondateur d’Innovation citoyenne et développement durable (ICDD) Henri de Pazzis, fondateur de ProNatura Francis Pruche, Conseiller municipal délégué à Senlis Maxime de Rostolan, membre de Biomimicry France, Fondateur de Blue Bees, et Directeur de la collection pédagogique Deyrolle pour l’Avenir Gérard Toulouse, physicien, Ecole normale supérieure de Paris Louise Vandelac, Professeure titulaire, Département de sociologie, directrice de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM et co-directrice de VertigO, la revue électronique en sciences de l’environnement William Vidal, directeur d’Ecocertt

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Le Courrier de Bovet

Date de création : 1950 Objectif : Organiser des échanges de correspondance entre des détenus et des personnes prêtes à leur apporter une écoute et un soutien moral (National). Activités : Créé en 1950, le Courrier de Bovet, du nom de sa fondatrice Madame de Bovet, est une association nationale loi 1901 qui propose aux détenus un accompagnement épistolaire afin de faciliter leur (ré)insertion ultérieure. Le Courrier de Bovet souhaite permettre la communication entre deux mondes différents, celui du dehors dont sont privés les détenus et celui du dedans, ignoré des correspondants. Il s’interdit (...)