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Mobilité : Les Européens du Sud sont plus nombreux à vouloir travailler à l’étranger

Place publique, le 4/07/2013

Alors que l’écart entre les taux de chômage des États europens ne cesse de grandir, les personnes désireuses de partir à l’étranger sont sensiblement plus nombreuses ; or elles se heurtent encore à des difficultés pour ce faire.

La mobilité au sein de l’Union a quelque peu repris ces dernières années, après avoir chuté au début de la crise. Les travailleurs qui partent s’installer dans un autre pays de l’Union restent pour majorité des ressortissants des États d’Europe de l’Est ou d’Europe centrale, même si leurs compétences sont souvent sous-exploitées : beaucoup de ces travailleurs sont surqualifiés pour le poste qu’ils occupent. Le nombre de travailleurs qui émigrent du sud vers le nord de l’Union augmente à un rythme plus soutenu, mais à partir d’une base inférieure.

La part des citoyens européens « bien décidés » à s’expatrier dans les douze prochains mois a plus que doublé, passant de 0,5 % à 1,2 % (soit de deux à cinq millions de personnes), et c’est en Grèce qu’elle est la plus élevée.

Le taux d’émigration parmi les ressortissants de l’Union ne cesse d’augmenter, notamment en Irlande, en Grèce et au Portugal, bien qu’il reste bas en Espagne ou en Italie. Il semblerait néanmoins que, d’une manière générale, le marché de l’emploi s’adapte à la crise et que cette adaptation se traduise non par une multiplication des départs de travailleurs pour l’étranger, mais par une diminution de l’affluence de travailleurs migrants et une augmentation des retours de ceux-ci dans leur pays natal, particulièrement dans le cas de l’Espagne.

Malgré tout, des arrivées massives de jeunes – en provenance notamment de Lituanie, de Lettonie, de Bulgarie, de Pologne, d’Estonie et d’Irlande ont été observées de 2007 à 2012. À l’inverse, les mouvements de jeunes venus d’Italie, d’Espagne ou de Grèce sont restés limités.

Pour faciliter la mobilité des travailleurs entre États membres, la Commission a entrepris la réforme d’EURES, le Réseau paneuropéen d’aide à la recherche d’emploi, l’objectif étant d’aider les personnes qui envisagent de s’expatrier à trouver des offres d’emploi adaptées à leur profil, d’une part, et d’aider les employeurs à trouver des candidats possédant les compétences requises, d’autre part. En outre, la Commission a proposé une directive visant à permettre aux travailleurs d’exercer plus facilement leur droit à la libre circulation


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