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Manifeste : les passeuses de vie
Place Publique
lundi 26 février 2007,
09:37

"Notre vie nous appartient"

Des affaires récentes en Italie, en Espagne, ont à nouveau soulevé la question de la liberté de choisir sa mort. L’ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité) va bientôt publier un Livre blanc et interpeller les candidats à la présidence de la République française sur leurs propositions pour la fin de vie.
Des pays européens, la Belgique, la Hollande, ont eu le courage d’affronter le problème à travers des lois autorisant sous conditions l’euthanasie. En France, une loi hypocrite, la loi Leonetti, du 22 Avril 2005, prône le « laisser mourir ».
Imprégnée d’interdit religieux, elle n’ose aborder de front le problème de la mort, systématiquement éludée dans notre société et renvoyée à des solutions hospitalières pratiquées dans la plus complète anarchie et créant une inégalité devant la mort et la souffrance. En fait, elle décharge les médecins de leur responsabilité en les autorisant à « laisser mourir de faim et de soif » les patients, une fois débranchés.

Intolérable la cruauté qui accule ceux et celles qui veulent en finir avec la vie à recourir à des moyens violents, défenestrations, recours à des sacs en plastique pour étouffer, saut du haut de falaises, pendaison... Et à vivre leurs derniers moments dans la solitude et la honte. Qu’en est-il de la fameuse compassion chrétienne ?

Intolérable le déni de la liberté individuelle qui sous-tend ce refus de prendre en compte le choix de chacun à décider de sa vie et de sa mort quelques qu’en soient les raisons. Il représente une des poches de résistance les plus tenaces à l’émancipation de l’individu, censée être la caractéristique de notre temps.

Les signataires de ce Manifeste se situent résolument dans la lignée des combats pour la laïcité et la liberté de disposer de sa personne, dont la dernière conquête fut celle de la contraception et de l’avortement libres. La possibilité de décider de sa fin consacre le sujet dans son humanité à double titre. Elle est l’expression la plus achevée d’un libre-arbitre dégagé des interdits collectifs et d’une peur irraisonnée de la finitude. Elle affronte l’idée de la mort et assume ses responsabilités face à elle. Elle procède le plus souvent d’une longue préparation - « Vivre c’est apprendre à mourir » (Montaigne) - qui entraîne pour celles et ceux qui le souhaitent sérénité face à la mort. Cette possibilité n’est en aucun cas une obligation comme le prétendent les opposants à la liberté de choix, dans une regrettable confusion.

Notre propos n’est pas tant de revendiquer une loi que de poser les exigences suivantes à la collectivité dont nous sommes partie prenante.

Nous affirmons qu’il n’y a pas de « raisons » à fournir pour décider de mourir (maladie grave, handicap, grande vieillesse...). Chacun(e) est libre de décider des siennes, sans jugement ou interventions extérieures.

Nous demandons que soit facilitée l’information sur les moyens et les méthodes les plus fiables d’en finir. C’est le devoir élémentaire d’assistance à personne en souffrance.

Nous exigeons la fin des poursuites pour toute personne - médecin, soignant ou autre - ayant aidé et accompagné quelqu’un dans son ultime choix.

Nous déclarons être prêt/es à nous procurer les moyens les plus adaptés à cet objectif et à porter assistance à ceux et celles qui nous le demanderaient.

Régine Dhoquois, juriste et sociologue, Université de Paris VII
Andrée Michel, sociologue, Directrice de recherches honoraire au CNRS, auteure.
Monique Minaca, diplomée architecte DPLG, co-auteure de la Charte européenne des Femmes dans la cité.
Anne Zelensky, Professeure agrégée, auteure, Présidente de la Ligue du droit des Femmes

Mail : passeusesdevie yahoo.fr

Visiteur non enregistré
lundi 26 février 2007,
16:23

"Notre vie n’appartient pas qu’à nous"

Je réagis un peu à vif - comme j’ai été piqué. Toutes mes excuses, car propos vont tout à fait l’opposé de ceux tenus par les auteures de cet article.

Si je veux réagir, c’est d’abord par rapport la forme de l’article. A ce ton passionné, désagréablement péremptoire, et frisant parfois l’insulte dans l’indignation qu’il laisse éclater sans mesure...
Je ne sais pas bien ce qui peut laisser penser à un quelconque individu ou groupe qu’il peut sans sourciller abandonner toute humilité, et aller claironner que telle ou telle chose est "intolérable", avant d’aller "exiger" tel ou tel comportement - forcément juste ? - chez d’autres...
Les titres et diplômes de juriste, sociologue, directrice de recherches honoraire, et j’en passe, sont-ils une quelconque garantie de sagesse ? Dispensent-ils de prudence, ou de respect pour les opinions des autres ?
Le ton agressif, suffisant et autoritaire n’est ni indispensable ni même utile au message à faire passer - bien au contraire.

Deuxième petite mise au point. Certes, je suis moi-même un étudiant encore jeune et vigoureux, mais cela ne m’empêche pas d’être conscient des souffrances liées à une condition physique jugée comme invivable.
J’ai notamment entretenu une correspondance soutenue avec un jeune handicapé qui avait de nombreuses fois répété les mouvements qui devraient mettre fin à sa vie, à ses souffrances, et à celles qu’il estimait infliger aux autres. Ma compagne a également travaillé en tant qu’assistante dans un service hospitalier pour personnes âgées (ce qui ne me donne pas toute son expérience, mais nous avons pu en parler). Enfin, pour insignifiante qu’elle puisse paraître, ma propre expérience de la souffrance permet déjà de me donner une petite idée des souffrances bien plus terribles que doivent endurer certaines personnes. Toutes ces choses expliquent peut-être un peu pourquoi j’ai choisi de me professionnaliser dans le domaine de la Solidarité Internationale.
Je ne pense pas être insensible ou indifférent à la souffrance des autres.

Pour autant, je ne confonds pas une action "correcte" ou "juste" avec un simple élan de "charité". Je ne suis pas Chrétien.
Je ne suis d’ailleurs ni pro-, ni anti-clérical. Je déplore simplement la stupidité humaine où qu’elle se situe (sous mes cheveux, par exemple !) et je suis pour une conception de la laïcité qui ne se confonde ni avec un athéisme fait "religion d’état" ni avec l’anti-cléricalisme de "principe". Je suis donc pour un respect minimal des religions dans leur ensemble, la simple absence de mépris total à leur égard qui seule permet une critique exigente (et nécessaire) de celles-ci.

Je précise ceci parce que j’estime que l’article que j’ai lu fait des amalgames qui deservent son propos ; ainsi, en attaquant le "religieux" sans discernement, je pense qu’il frappe dans le vent et éparpille ses forces.

Sur le fond, maintenant. Je ne connais pas la loi Leonetti, et je ne sais pas si elle est "hypocrite". Je ne sais pas si le « laisser mourir » est une chose méprisable, et si l’alternative à un acharnement thérapeutique absurde devrait nécessairement être l’euthanasie.

(Au passage, il ne serait pas difficile de retourner l’agressivité acerbe des auteures en interrogeant à notre tour la possible "hypocrisie" du nom du collectif "les passeuses de vie", mais il ne me pose en fait aucun problème en soi...)

Dire qu’une loi "n’ose aborder de front le problème de la mort", laisse entendre que la position des auteures est autre. Dans l’intention ce peut être le cas ; dans le texte présenté je ne vois rien qui indique qu’il soit réellement pris en compte dans sa totalité. Il semblerait au contraire qu’il soit réduit à une question de liberté. Et encore cette liberté est-elle ambiguë, pour dire le moins.

Dire que la société crée "une inégalité devant la mort et la souffrance" me semble être une absurdité : elle ne crée rien. L’inégalité est là, et elle dépend du degré de tranquillité d’esprit de chacun. La société pourrait éventuellement aider à réduire un peu cette inégalité, mais elle ne la crée certainement pas.

De même la "cruauté qui accule ceux et celles qui veulent en finir avec la vie à recourir à des moyens violents" n’existe pas. Personne n’accule personne à aucune extrémité. Ce sont les individus eux-même qui, par faiblesse et par desespoir, en proie à une souffrance insondable, en viennent à ces extrêmités regrettables...
A la solitude et la honte, il est des solutions autres que l’administration de la mort qui, pour autant que je sache, n’a rien à voir la "fameuse compassion chrétienne".
En effet, "l’accompagnement des mourants" est une pratique sociale qui devrait peut-être se développer davantage : elle permettrait aux mourants d’apprendre à mieux accepter leurs souffrances, face à la mort ; elle assurerait une plus grande solidarité entre "vivants" et "mourrants" et constitueraient sans doute une façon "d’aborder la mort de front" bien plus authentique et engagée que de simplement "couper le fil"...

Ce dernier acte est déresponsabilisant et consacre en réalité non pas l’humanité mais le total échec d’un système social et d’individus incapables de faire face à la réalité de la mort (je parle aussi bien des patients que des "passeuses-eurs").
Car c’est bien tout un système social qui est en jeu : la place que la société accorde aux vieux, aux malades et à la mort. Et c’est vrai que cette place est plus que marginale, volontairement refoulée et occultée, ce qui ne sert à personne.
Il ne sagit pas de liberté, d’émencipation. La possibilité de mettre fin à ses jours, cautionnée, n’est l’expression (pour corriger votre formulation) que d’un libre-arbitre dégagé de toute considération collective ...et d’une peur irraisonnée de la souffrance (dont la finitude n’est hélas pas tout à fait prouvée, scientifiquement parlant, aucune expérience n’a encore vérifié cette hypothèse, qui tient autant du sens commun que la platitude de la Terre) !

Il n’y a pas de « raisons » à fournir pour décider de mourir et chacun(e) est libre de décider des siennes, sans jugement ou interventions extérieures. D’accord, pourquoi pas. Mais l’assistance à un tel acte ne peut pas s’appeler autrement qu’une assistance au suicide. Et là encore, je n’ai pas une position tranchée mais j’estime que la question se pose au niveau de la société toute entière, et qu’il ne se réduit nullement à une question de libertés individuelles.

Que certain/es se déclarent prêt/es à porter assistance à ceux et celles qui le leur demanderaient dans un acte qui leur supprimerait la vie n’est pas une position que je me permettrai de juger en soi, mais, du haut de mes 25 petites années, j’aviserai celleux-cis d’interroger leur propre relation à la souffrance et à la mort un peu plus sérieusement avant d’assumer des actes dont elles/ils ne mesurent peut-être pas bien *toutes* les conséquences.

Aucune réponse n’est facile. Puissions-nous chacun trouver la plus juste en notre coeur.

(Amen... ;op)

Finn Dickman

finn no-log.org


Réponse au message précédent par Régine Dhoquois
mercredi 28 février 2007,
14:14

Cher monsieur,
Merci pour votre message. Vous attirez notre attention avec beaucoup de sincérité sur certaines formulations de notre Manifeste qui vous paraissent choquantes. Sur le terme "exiger", je suis sans doute en accord avec vous. Ce type de manifeste n’échappe pas aux poncifs militants.
Mais ce qui me parait important, c’est le fond.Et ce fond n’engage que les signataires de ce texte et les nombreuses personnes qui ont manifesté leur souhait de voir la législation changer en la matière (soit entre 80 et 86% des personnes interrogées selon les derniers sondages).
On peut très bien ne pas partager ce point de vue. Ceux qui demandent une aide à mourir douce et digne parce qu’ils n’en peuvent plus de souffrir, ne le demandent que pour eux. Chacun est libre de décider de sa fin.Ils n’obligent personne.
Sans doute la forme du Manifeste incite-t-elle à l’emphase et à un certain sectarisme apparent.
Comprenez que chaque personne puisse avoir une sensibilité différente face à la souffrance et à la mort. Notre demande ne concerne que la possibilité pour ceux qui le souhaitent et réitèrent régulièrement leur souhait de pouvoir accéder à l’information nécessaire qui leur permette de mourir dignement, entouré des leurs, sans que ces derniers fassent l’objet de poursuites judiciaires. C’est tout mais pour nombre d’entre nous, la certitude de pouvoir mourir dignement, sans violence et quand nous l’aurons décidé, serait une source de sérénité. Il s’agit d’un choix individuel et si ce Manifeste donne l’impression de prosélytisme, c’est peut-être que nous nous sommes mal exprimé.
Notre demande est celle d’un débat véritable. Votre réaction participe de ce débat et même si nous sommes en désaccord, je vous en remercie.
Signé :Régine


Réponse au message précédent par couzzietti
jeudi 8 mars 2007,
10:06

Bonjour, je suis infirmier je viens de faire 2 ans de gériatrie . J’ai 35 ans, je suis un jeune diplômé. J’ai vu un cas trés douloureux d’un patient en aplasie médulaire, avec un taux d’hémglobine trés bas qui refusait les soins. Que fallait-il faire, le mettre de force sur un brancard, l’attacher pour le transfuser, recommencer cette opération de plus en plus souvent en conjuguant douleurs physiques et morales. Avec le médecin, nous avons choisi de l’aider, pour qu’il puisse mourir en paix, sans douleur et sans cette sensation d’étouffement terriblement oppressante et si douloureuse. aujourd’hui, je risque les assises, mais je me dit que l’humanité n’est pas dans les souffrances que l’on s’applique ou que l’on appliqu aux autres. La compassion et dans l’aide, je pense.


Réponse au message précédent par un visiteur non enregistré
vendredi 9 mars 2007,
14:25

Cher monsieur,
Vous devez vous sentir moins seul depuis la pétition des 2000 soignants parue dans le Nouvel Observateur (www.nouvelobs.com)
Bravo pour votre courage
C’est aussi pour que des gens comme vous ne soient pas poursuivis, parce qu’ils ont respecté la volonté du malade que nous nous battons.
Mais il faut comprendre que l’attitude face à la mort n’est pas simple et que d’autres personnes réagissent différemment.
Quand nous nous battions pour l’avortement , on nous disait aussi que nous voulions forcer tout le monde à avorter...Il s’agit là d’une confusion volontaire qui confine à la mauvaise foi.
A 35 ans, cela ne doit pas être facile de prendre des décisions de ce genre. Vous l’avez fait et vous l’assumez. Bravo
Bon courage
Anne (l’une des quatre mousquetaires)


Réponse au message précédent par un visiteur non enregistré
mercredi 13 juin 2007,
12:17

l’adresse du mail les passeuses de vie est inexacte, puis-je avoir une adresse où les joindre ?
Merci beaucoup !


Réponse au message précédent par un visiteur non enregistré
jeudi 9 août 2007,
13:33

La première pensée qui me vient est qu’il faut écarter de ce débat toute évidence. L’euthanasie existe, qu’on le veuille ou non. Il est sûrement vrai que l’amélioration des soins palliatifs fait reculer la possibilité de l’euthanasie, mais pas toujours. Je pense que la question « d’en finir avec sa vie » est beaucoup trop complexe pour être « résolue ». Rien que pour cela, il faut réfléchir à sa légalisation, pour que l’entourage ne soit pas obligé de porter ce lourd fardeau, effectivement lourd de conséquences. A ce propos, je trouve assez paradoxal de penser que ces gens ne réfléchissent pas ou ne veulent pas affronter la réalité de la mort, car quand on sait à quel point c’est difficile de prendre une telle décision, et quand on a vu à quel point le corps médical se déchargeait de la question de la mort, on peut justement penser que les gens qui aident à mourir affrontent justement plus l’inéluctable que ceux qui proposent tous les matins un traitement différents.
Ce qui est sûr, c’est que cette question est tout autant celle de la société, qu’une question individuelle.
Les individus ont besoin d’un cadre et il me semble très dangereux de le refuser. Ce n’est pas une question de libre-arbitre, tout simplement parce qu’on ne peut avoir une attitude rationnelle lorsqu’on est confronté à la mort, ça se saurait… On a besoin de cadre parce que dans ce genre de situation, pour limiter justement les fâcheuses conséquences, on a besoin d’institutions qui prennent des décisions : on ne peut penser à tout, comme dans un état d’ivresse, on a besoin que quelqu’un nous amène à la maison, nous mette au lit et s’occupe de certaines choses. Le problème est de délimiter ce cadre, de penser ce qu’il doit prendre en charge et ce qui revient à l’individu. Quand on y pense, c’est extrêmement complexe.
Avec certaines religions, la tâche est évidemment facilitée : la pérennité des rituels fait de l’événement individuel un événement commun. Le problème dans La République, c’est que ces rituels n’existent pas et qu’on ne peut s’en inventer au dernier moment.
Les individus on besoin d’un cadre parce que justement on ne peut être « de front » face à la mort, c’est trop dangereux pour l’individu, trop violent s’il n’est pas préparé et on ne peut non plus demander aux gens d’être Montaigne. La famille n’est pas un cadre suffisant quand on voit le peu de famille où ça se passe bien. Il nous décidément des médiateurs quand on s’adresse à la mort.
Après, bien sûr, la question individuelle, mais là… Ce que je vois par exemple en ce moment est un jeune homme qui est au stade final de cancer, qui ne peut « affronter » sa mort, à 34 ans, donc qui refuse de passer aux soins palliatifs, mais qui envisage en même temps l’euthanasie. Je me rends compte que lui seul peut décider de mourir et tant qu’il ne « lâche » pas, on ne peut l’aider, dont il souffre plus qu’il ne devrait, et en même temps… Peut-être qu’il n’acceptera jamais et que l’euthanasie remplacera les soins palliatifs. Seulement, on ne peut pas lui dire : « eh mec, c’est fini, il vaut mieux que tu l’acceptes ». On ne peut que lui proposer des choses. Dans ce cas, l’euthanasie lui paraît la seule possibilité « d’affronter » cette mort, et je crois que personne ne peut décider à sa place, ce n’est simplement pas possible. Tout ça pour dire que la question individuelle utilise le cadre, mais le dépasse aussi, parce que plus invisible, incontrôlable. Un cadre intelligent serait celui qui pourrait offrir des choses solides sur lesquelles se reposer, mais aussi contenir toute la souplesse nécessaire.


Visiteur non enregistré
mercredi 7 mars 2007,
15:35

à 18 ans ma fille souffre d’une forme aggravée de cancer, nous savons tous que le traitement en cours donnera peu ou prou de résultats et présente de terribles inconvénients. Elle a fait le choix de la vie, se battre malgrè tout ne pas baisser les bras. Refuser l’idée de la mort trop présente tout en acceptant l’idée contraire d’une issue fatale. Nous la suivons dans ce choix nous et l’équipe de soins palliatifs et jamais nous n’oserons envisager ...


Réponse au message précédent par Régine Dhoquois
vendredi 9 mars 2007,
14:16

Votre message est très émouvant et je comprends votre souffrance. Votre choix, s’il rejoint le sien est hautement respectable.
Encore une fois, notre manifeste ne vise que les gens qui ont donné et réitéré leur accord pour qu’on les aide à mourir quand ils souffrent trop ou qu’ils deviennent trop dépendants. Ce n’est en aucun cas une injonction à tuer. Il s’agit du respect de la liberté individuelle. Dans ce domaine, nous sommes tous différents. Je respecte infiniement votre choix. Je demande que l’on respecte d’autres choix .
Régine, l’une des quatre signataires


Hervé G.
samedi 23 juin 2007,
21:52

Je vous cite : "Les signataires de ce Manifeste se situent résolument dans la lignée des combats pour la laïcité et la liberté de disposer de sa personne, dont la dernière conquête fut celle de la contraception et de l’avortement libres"

Sans entrer dans les détails, je trouve que ce manifeste relève d’une nouvelle culture, la culture de mort, initiée à la fin des années 60 dont le premier acte a été effectivement la légalisation de l’avortement en 1975.
Sous couvert de termes pompeux comme liberté , laicité, etc, ce manifeste tire sa substance dans un mépris de la vie.
Car, à l’inverse de ce que vous dites, il existe d’autres solutions, que celle de tuer les gens, face aux problèmes que vous recensez, comme les soins palliatifs entre autres.

Cordialement.


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