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Magazine Octobre 2015

Editorial

Critique du nihilisme ambiant

Yan de Kerorguen

Qui n’a pas entendu, dans les commentaires agacés d’usagers des transports, lors des micro-trottoirs au moment des grèves, cette phrase : « nous sommes pris en otages ». Qui n’a pas été ébranlé par la comparaison, souvent répétée, entre les camps nazis et la situation à Gaza ? Ou bien surpris par l'analogie : "le musulman d'aujourd'hui est le juif d'hier". Ou encore qui n’a pas été choqué quand des intérgristes religieux comparent les cliniques où l’on avorte aux fours crématoires ? Comment ne pas se révolter (...)

Qui n’a pas entendu, dans les commentaires agacés d’usagers des transports, lors des micro-trottoirs au moment des grèves, cette phrase : « nous sommes pris en otages ». Qui n’a pas été ébranlé par la comparaison, souvent répétée, entre les camps nazis et la situation à Gaza ? Ou bien surpris par l’analogie : "le musulman d’aujourd’hui est le juif d’hier". Ou encore qui n’a pas été choqué quand des intérgristes religieux comparent les cliniques où l’on avorte aux fours crématoires ? Comment ne pas se révolter quand on met sur le même plan la caricature du prophète et le massacre de journaliste-dessinateurs, au motif du blasphème ? Comme si se moquer du prophète valait dix morts. « Ces dessinateurs, ils l’ont bien cherché », pouvait-on entendre le lendemain du massacre de Charlie Hebdo. Les raccourcis vont bon train : « la gauche et la droite, c’est la même chose ». Jusqu’aux victimes qui, par un artifice idéologique, deviennent coupables.

Tout est relatif, rien ne vaut la peine : un nouveau dogme !

Telle est la façon doxologique majoritaire de voir le monde aujourd’hui : toutes les opinions se valent ! Se référer au calvaire d’un otage ou bien mettre à pied d’égalité l’extermination de millions de juifs avec une guerre locale témoigne d’un excès partagé par beaucoup de gens. Pas si hasardeuses que ça, ces comparaisons forment un ensemble : le relativisme total. Ce point de vue a des fondements. Cette grille en usage immodéré veut que chaque chose s’explique par le lieu d’où l’on vient, l’époque dont on traite, l’individu dont on parle. Etre relativiste, c’est penser que les valeurs sont relatives à un lieu, à un temps, à un corps, qu’elles ne valent pas dans l’absolu, mais relativement à un contexte, à une histoire. « La manière de juger diffère dans chaque individu, suivant sa religion, sa nation, son état, son sexe, son âge, son tempérament et surtout selon l’éducation qui donne à nos jugements la première forme. Les impressions que chacun reçoit des objets, quoiqu’ils restent les mêmes, varient à l’infini, selon la disposition où chacun se trouve. » (Bernardin de Saint-Pierre). « Autant de têtes, autant d’avis, chacun va dans son sens » (Cicéron). Les porteurs d’un tel discours imaginent plus qu’ils ne comprennent. Ils tombent dans l’impasse. Résultat, dans le nihilisme ambiant, faute de débattre sur le bien, on se bat pour un rien. Par effet de contagion, leaders d’opinion, responsables politiques, médias, intellectuels en viennent à renoncer à tout devoir critique.

Si l’on examine de près cette notion, on s’aperçoit qu’elle pose de nombreuses questions pas faciles à démêler. Car si, dans la vie courante, il paraît évident que la plupart des individus ont des goûts différents - certains préfèrent le café, d’autres le détestent et préfèrent le thé - il n’en va pas de même sur le plan du gouvernement des hommes. De plus, le relativisme n’est pas l’approbation égale de toutes les opinions et de tous les goûts : le principe de tolérance, qui tient à ce que toutes les opinions aient le droit de s’exprimer, n’implique pas qu’elles se valent toutes, et chacun pour soi admet en lui-même des préférences, ce qui prouve suffisamment qu’il hiérarchise pour lui-même ses goûts et ses "valeurs". Mais la difficulté reste la même : la recherche de la vérité. Comment faire évoluer une société où tout est égal, où quand on dit blanc puis noir, cela revient au même ? Peut-on progresser dans une société de l’interchangeable ?

Le relativisme est l’ennemi du politique. Il est aussi l’ennemi du progrès car il met sur le même pied les croyances traditionnelles et la science. L’obsession de l’équivalence est devenu un principe de fonctionnement paresseux dont l’expression « tous pourris » traduit l’essence. Cette habitude conduit au renoncement à tout devoir critique, à l’indifférence revendiquée aujourd’hui comme un droit. Elle est l’illustration d’un nihilisme ambiant dont les conséquences affectent durement notre vie économique et sociale. Le pape Benoît XVI avait dénoncé, en son temps, un tel malaise. A penser « chacun sa vérité », on peut dire n’importe quoi, exprimer ce qui nous arrange et asséner les pires calamités. Dans un discours prononcé à la veille de son élection, il avait dénoncé « une dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs. »

La malveillance et le sarcasme : moteurs du nihilisme

Comme tout se vaut, la vie est ennuyeuse, il faut bien jouir. Les occasions sont nombreuses. Il suffit d’écouter autour de soi, comment s’exprime cette dictature relativiste au sein de notre société de consommation individualiste. Le « tous pourrisme » est devenue une sorte de crédo. Le soupçon, l’obsession du complot, la peur, ont fait du relativisme un dogme. Signe d’une inquiétude grandissante, les médias audiovisuels fournissent les illustrations les plus visibles de ce nihilisme ambiant en érigeant en gros titre le « sarcasme » comme information à part entière et comme arme à tout faire. Le danger est que ce bashing rigolard ordonnant les bûchers et les listes noires se produit sans répit, à l’excès.

Il est certes heureux d’habiter un pays où l’on peut parler et rire de tout, un pays où la liberté d’expression n’est pas négociable ou l’irrévérence et la satire sont des atouts culturels. Le rire est plaisir, il forme une contribution à l’épanouissement de l’être. Rire de tout, avons-nous dit. Une limite existe : le respect de la dignité de la personne. Or la raillerie et le sarcasme trouvent leur pleine expression dans les discours de haine. Rien de drôle. Ils servent de marches-pied au délit d’opinion. Le nihiliste railleur ne connaît pas l’humour. Il rit tout le temps, sans relâche. Il jubile dans l’anathème et la malveillance. Les insinuations et les insultes, les allusions sibyllines et les ricanements sur la vie privée des gens, le fiel, alimentent les shows télévisés. Un chercheur du CNRS Gérard Rabinovitch appelle cette obsession du sarcasme « un vandalisme verbal ». Etrangers à l’humour qui vise la vérité, à la plaisanterie qui est pure joie, le sarcasme et la raillerie participent de la mise à mort. Ils diffament, pour la détruire, la personne prise pour cible.

Dans cet univers malveillant, la politique se résume aux petites phrades tirées de leur contexte. Il faut amuser la galerie, tirer sur les ambulances. Le vocabulaire décomplexé envahit internet et affiche sur les réseaux sociaux ses prétentions et sa violence. Tout est permis. Et ceux qui s’inquiètent de telles dérives sont accusés de grincheux. Par le truchement de la relativisation, les victimes deviennent coupables. Le crime s’explique avec n’importe quoi à sa disposition, un traumatisme, un mal de vivre, une enfance malheureuse, la faute au système. Avec les circonstances atténuantes, tout est excusable. Et les coupables se transforment en victimes. C’est le dogme du « il n’y a pas de fumée sans feu.. » On en arrive à des paradoxes qui rendent confus le combat humaniste, lorsque par exemple, des organisations des droits de l’homme excusent le crime quand il s’agit de ce qu’elles appellent les opprimés ou les démunis. Cette confusion entre victime et coupable entraîne l’habitude à la victimisation. Les personnes se prévalent du statut de victimes pour se protéger ou justifier leurs attitudes de passivité et d’inaction. La plainte devient un mode répandu de relation au monde reposant sur le refus d’assumer ses responsabilités. C’est l’autre qui est fautif, l’étranger, la tête de turc… Avec parfois des arrières-pensées comme celles d’abuser de la plainte ou de la grogne pour se donner les meilleures chances de se faire entendre. Le but étant d’obtenir réparation ou reconnaissance. Dans ce monde du râle permanent et de la blague en bandoulière, nous perdons la boule. Pendant ce temps là les vraies victimes sont mal entendues ou tout simplement oubliées dans le tumulte hypocondriaque des plaintes injustifiées.

Relativiser sonne le triomphe des égoïsmes.

Le relativisme se développe avec l’égo dans une logique d’intérêt particulier. Le moi de l’individu, tout entier préoccupé par la maîtrise de son image s’abstient de penser. A celui qui répète bonnet blanc, blanc bonnet, peu lui importe l’universel car il est dans le particulier. A ce compte là, il n’y a plus de vérité du tout. Si tout est vrai, tout est permis, la morale en serait pour ses frais. L’homme ou la femme qui ne considère que son égo, peu lui chaut de penser, de se casser la tête. Pétri d’illusions, nourris par les préjugés, ce qu’il vise, c’est justement l’image de lui-même. Cet esprit du temps est contraire à l’esprit de la connaissance. Si rien n’est faux, ni vrai, comment distinguer la connaissance de l’ignorance. Si rien n’est validé par un progrès, par une part d’absolu, alors on peut tricher autant qu’on veut, nier les faits, justifier le crime, excuser les assassins. Le nihilisme fait alors le lit du révisionnisme et du fanatisme. Les fanatiques hurlent chacun leur vérité. Ceux qui ont un code moral très ferme, comme la charia, sont convaincus qu’eux seuls sont dans le vrai et que tous les autres sont dans l’erreur. « Ma vérité est plus forte que la tienne ». Le relativisme est alors sans fin, laissant l’intolérance gagner du terrain. La petite différence l’emporte sur l’universel. Dans le monde du « tout est égal », on pioche ce qu’on veut sur l’étagère du prêt à penser, poussé par les modes et les promos. Chacun son goût. La relation à la vérité se fait sur le mode shopping. Le relativiste fonctionne comme un consommateur qui juge les choses selon les affections confuses de sa sensibilité, à la différence du citoyen qui lui s’appuie sur la raison pour penser clairement et agir distinctement. Relativiste est le jugement fondé sur les improvisations intuitives et expériences désordonnées immédiates de la vie. Dans le relativisme il n’y a ni tort ni raison. Au mieux, c’est le jugement des circonstances atténuantes, le dogme de l’excuse, le défi à la Loi.

La raison malmenée

Les goûts et les couleurs ne se discuteraient donc pas ? Eh bien si, justement, cela se discute. Comment vivre ensemble, si chacun s’attache à sa propre vérité et cherche à l’imposer ? Il faut que la conscience intervienne pour qu’en cas de désaccord, le jugement chemine. Or le meilleur atout de la conscience, c’est la raison. La raison ! Un mot bien malmené par les temps qui courent. Et pourtant, c’est cette raison, cet « ensemble de principes universels, qui constitue l’armature logique et la source active de la pensée discursive correcte et de l’action cohérente. C’est cette puissance de bien juger qui offre la possibilité de distinguer le vrai du faux, de pacifier, d’aller vers une position commune par le dialogue et les arguments. La science est le puissant allié de la raison. Quand on constate que l’eau boue à 100° ce n’est pas une question d’opinion personnelle. C’est un fait prouvé scientifiquement. La raison rend libre. Elle est le seul référent universel qui détermine l’action. Son dogmatisme, s’il en est, est acceptable. A la différence du relativisme qui repose sur le moi nourri par les illusions et les préjugés, le rationalisme met en avant le « je ». Il revendique le réel, la responsabilité, le rapport à autrui, égaux devant la loi. Plus l’individu s’avise de ses limites théoriques, plus il peut œuvrer à l’édification d’une rationalité à sa mesure et penser par soi-même. La condition ? S’oublier un peu, s’évader des contingences, s’éloigner de là où on vient, mettre de côté ses origines, afin d’être libre d’exprimer sa singularité. L’école est là pour cultiver ce cadre de pensée.

La raison sert à gouverner. C’est cette raison qui a permis la création de la Société des Nations. La raison témoigne de l’humanité tout entière en l’homme et non de l’influence ou du don d’un groupe. Ce n’est pas une fonction sociologique. C’est une fonction de morale politique au sens de l’engagement pour l’intérêt général. Mais elle suppose des obligations, des devoirs, des contraintes, des règles. Il ne faut pas mentir. Kant à qui le philosophe français Benjamin Constant posait la question : « si une personne sonne à ta porte car elle est poursuivie par un assassin et tu la caches ; si ensuite une autre personne vienne en disant qu’elle est l’assassin et qu’elle veut tuer celle que tu caches, qu’est-ce que tu lui réponds ? » Kant répond par un sophisme : « il y a deux sortes de crimes, le crime par accident et le crime contre l’humanité. Mais le plus grand crime est celui contre l’humanité, c’est-à-dire contre l’universel, donc il ne faut pas mentir. » D’autres principes ne souffrent aucune relativisation. Le tabou de l’inceste, ne pas voler, ne pas tuer, protéger ses proches, sont des principes universels partagés par l’ensemble des humains pour pouvoir vivre ensemble, qui au sein de sa tribu, qui dans sa ville.

La raison est elle immuable et absolue ?

En vertu des grands principes, la raison affiche parfois son absolutisme borné, peu amène face aux phénomènes de diversité. Elle manque de nuance et de plasticité reconnaissent même certains rationalistes, parmi les scientifiques. Aussi bien ne doit-elle pas être séparée de l’expérience. Kant, le philosophe du devoir, pour qui il existe des valeurs universelles et immuables, reconnait lui-même les limites de la raison. La raison doit elle être donc « relativisée » ? Comment comprendre la relativisation énoncée au nom de la responsabilité morale ?

Respecter les différences représente, pour nombre de personnes, une exigence morale qui remet en question les principes de la raison universelle nés des Lumières, au motif que cet universalisme n’en serait pas un mais serait plutôt un modèle « culturel » au même titre que les autres, ni supérieur ni inférieur. Pour les plus virulents, la raison serait le cache-sexe de l’impérialisme culturel des sociétés occidentales. Certains pays ont fait de la conception philosophique relativiste un cadre juridique qui légitime les divers multiculturalismes. Exemple : le Canada avec sa notion d’ « accommodement raisonnable ». Cette conception de relativisme modéré veut qu’un individu possédant une croyance sincère considérée comme nécessaire à son bien-être spirituel, requière un accommodement raisonnable des institutions sauf à prouver que sa mise en œuvre crée des contraintes indues.

L’éthique : la raison du plus juste

Nietzsche, le philosophe qui brûle les idoles, s’accomode très bien du relativisme. Il est l’un des contempteurs les plus affirmés de ce qu’on pourrait appeler l’absolutisme de la raison incarné par Kant. Comme Freud ou Marx, il est rangé parmi ceux que le philosophe Paul Ricoeur appelle les « maîtres du soupçon ». Il leur revient le mérite et parfois le courage d’avoir bousculé les catégories fixes de la pensée en faisant intervenir des notions comme l’inconscient, le sens, l’interprétation. Dans son livre « Ainsi parlait Zarathoustra », Nietzsche introduit dans l’idée de jugement la notion de désir. Pour lui, « évaluer, c’est créer ». Reprenant la critique de la raison absolue, le philosophe André Comte-Sponville, auteur de « C’est chose tendre que la vie » fait la différence entre nihilisme et relativisme. Rejetant avec fermeté le discours du « tout est égal », cet inconditionnel de Montaigne s’appuie sur Spinoza, héritier critique du carthésianisme et « philosophe du désir, de la liberté et de la joie », pour placer l’éthique comme troisième terme entre raison catégorique et nihilisme.

Dans la notion d’éthique rationnelle, chère à Spinoza, intervient l’idée d’une vie raisonnable, selon laquelle l’action est accomplie sous le signe de la justesse de vue. Le philosophe décrit cette éthique comme la "voie qui mène à la liberté". Alors que, dans la morale de la raison kantienne, règne « l’impératif catégorique », marqué par l’idée d’obligation, de norme, de contrainte, chez Spinoza s’impose l’idée d’une « vie bonne ». La raison flirte ici avec le relativisme, avec modération. Elle est situationnelle. Elle est d’usage domestique et n’hésite pas à questionner l’universalisme de la Loi. Le débat est posé. Ainsi, entre une loi dite « universelle » et une action qui se déroule toujours dans une situation concrète, interviennent des hiatus, des exceptions. Par exemple, dans le cas du mensonge. Si le mensonge est banni par la raison, alors on peut s’interroger : qu’auraient dû faire les « Justes » qui ont caché des juifs sous le régime de Vichy ? Le mensonge par omission est-il raisonnable ? Pour Comte-Sponville, l’éthique de Spinoza est ainsi plus « praticable » que la morale fixiste de Kant. « L’éthique est un art de vivre », affirme-t-il. Selon Spinoza, qui fut très impliqué dans la "science de son époque" l’homme ne possède pas de libre-arbitre, mais il est néanmoins responsable. Il agit selon ce qu’il appelle « le conatus” , c-à-d le désir qui le fait aller naturellement vers ce qui lui parait bon pour lui. Etre libre, c’est ainsi agir selon sa nature propre sans subir de pression ou d’influence d’éléments extérieurs. Spinoza estime qu’une connaissance adéquate de ce qui nous meut permettrait à l’homme d’agir selon son entendement et non selon ses passions, et ainsi atteindre le bonheur par la raison. Il prône donc une attitude raisonnable servant à vivre les situations, et pas seulement à penser.

Autrement dit, selon ce raisonnement, l’éthique ne relativise pas, elle situe les choses. Elle revendique la justesse des situations. En fonction de la Loi et de la raison, elle cherche à comprendre et à trouver une solution. Elle fournit une explication mais pas une excuse. « On pourrait dire que la morale commande et que l’éthique recommande » résume André Comte-Sponville.

Il existe un mode de fonctionnement humain qui permet de se situer dans la justesse de l’éthique, c’est la laïcité. Elle constitue le contraire du relativisme total. Elle caractérise la séparation absolue entre la religion et la citoyenneté, entre le public et le privé. Elle refuse les replis communautaires et identitaires, ne s’en remettant qu’au bien commun de la république basé sur un contrat civique, où se fonde l’identité. Les chartes des droits et libertés acquises par l’humanité au cours de l’histoire ont été un progrès immense et irremplaçable. Elles ont édifié des droits universels qui transcendent les différences ethniques, religieuses et culturelles. Elles forment le socle des valeurs fondamentales des démocraties sans lesquelles il ne saurait y avoir de vivre-ensemble. Dans son ouvrage « le relativisme moral », le philosophe Steven Lukes tente une synthèse pour concilier un relativisme modéré et les principes de la raison universelle. Il explique d’un côté : qu’on ne peut réfuter l’idée que les gens vivent selon plusieurs modes de vie profondément différents qui ont de la valeur à leurs yeux, et de l’autre côté : que pour être acceptables, sur le plan moral, aucun de ces modes de vie ne doit porter atteinte aux conditions de toute vie humaine décente ou contredire certains principes qu’il n’est pas raisonnable de rejeter, comme celui de « ne pas faire à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse »

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