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Lettre ouverte à nos grands-parents
Place Publique
jeudi 3 mai 2007,
14:10

Le collectif « La France qui se lève tôt », composé de jeunes actifs de gauche comme de droite, a décidé de faire du bruit tôt le matin jusqu’au 6 mai pour réveiller un pays qui se dirige, lentement mais sûrement, vers cinq ans de politique brutale, inefficace et irresponsable.

L’élection du 6 mai prochain va en effet décider de l’avenir et des valeurs de la France pour cinq ans, si ce n’est beaucoup plus.
Nous, jeunes actifs de « la France qui se lève tôt », nous adressons à vous car c’est vous qui ferez l’élection. Selon les enquêtes d’opinion, si Nicolas Sarkozy fédère contre lui la majorité des 18 - 65 ans, 75% des plus de 65 ans voteraient pour lui, assurant via leur forte participation sa probable élection. Nous respectons ce vote. Mais nous estimons aussi que le projet de société de Nicolas Sarkozy est dangereux.
Notre collectif rassemble des jeunes salariés de gauche comme de droite choqués par ce discours aussi brutal qu’irresponsable : Nicolas Sarkozy a d’ores et déjà fait la preuve de son irresponsabilité quand il était aux commandes. Son programme annonce pire encore, pour nous comme pour vous.

Irresponsabilité économique tout d’abord. Rappelons le, le programme de Nicolas Sarkozy ne s’adresse qu’aux plus riches, via une multitude de cadeaux fiscaux. Il suffit de rappeler que le « bouclier fiscal » qu’il propose ne bénéficiera qu’à quelques dizaines de milliers de personnes alors que l’augmentation de la TVA touchera toute la population. Il promet la suppression des droits de succession.
Chacun doit pouvoir transmettre à ses enfants et petits enfants le produit de son travail. Mais là encore, le programme de Sarkozy ne bénéficiera qu’aux plus favorisés : l’économiste Thomas Piketty rappelle ainsi que 70% des héritages sont exonérés du fait des abattements existants et que le prélèvement en ligne directe n’est que de 13% sur les héritages dépassant 1 million d’euros.
Ces droits de succession font partie des fondements de notre République de l’égalité des chances. Sans eux, certains devront travailler toute leur vie sans espoir d’ascension sociale, tandis que d’autres n’auront qu’à se donner la peine de... naître.

Surtout ce programme est intenable à terme : en sus de ces mesures d’exonération Nicolas Sarkozy entend réduire les prélèvements obligatoires de 4 points en 5 ans... Merci pour nous ! C’est évidemment mener le pays, déjà trop endetté, à la catastrophe. Alain Juppé constatait, après le passage de Nicolas Sarkozy au ministère du budget,"Nous sommes confrontés à un dérapage sans précédent des déficits publics. Le constat est calamiteux." Difficile de faire plus clair.

Ce candidat fait preuve de la même légèreté en politique étrangère. Ainsi, il malmène nos voisins et amis allemands. Il s’est aussi permis de critiquer « l’arrogance française » pendant la crise irakienne : comment oser qualifier de « grandiloquence stérile » le discours de paix prononcé par Dominique de Villepin à la tribune de l’ONU en 2005 ? Et que penser d’un alignement complet sur la politique de George W. Bush, faudrait-il en déduire que s’il avait été élu à la place de Jacques Chirac, des soldats français seraient déjà (morts) en Irak ?

Insulte à l’avenir. Finalement, cette irresponsabilité, on la retrouve sur tous les sujets : le candidat se prononce pour les OGM au mépris du principe de précaution. En matière d’éducation, ne s’est-il pas prononcé pour la fin de la prise en charge des filières littéraires par l’Education nationale ? Et en matière d’emploi, si peu a été fait depuis 2002 que le gouvernement n’ose plus publier les chiffres et que l’Europe nous classe 26ème sur 27, juste devant la Bulgarie.

Plus que tout, c’est le vouloir vivre de notre pays qui nous semble menacé. Nicolas Sarkozy transforme le plébiscite quotidien d’Ernest Renan en une France des uns contre les autres :
- Français contre étrangers, avec arrestations même devant les écoles ?
- Salariés contre chômeurs ? L’exonération des heures supplémentaires ne bénéficiera pas aux 7 millions de personnes au chômage ou en temps partiel contraint... ;
- Privé contre fonctionnaires ? Comment prétendre appliquer la règle arithmétique du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux à l’hôpital ou à des classes déjà surchargées... ?
- Ou jeunes contre policiers ?... Après 4 ans au ministère de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy n’aura fait que mettre de l’essence sur le feu : plus de voitures brûlées (45 000 en moyenne depuis 2002), plus de violences à la personne (+30% depuis 2002), plus de violences à l’école (+26%), plus de violences policières (+25% d’après Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité), plus de violence envers la police (12000 policiers agressés en 2006), et toujours plus de tensions dans notre société. Un échec retentissant.

Vous avez peur, nous aussi. Notre génération est peut être la première qui vivra dans de moins bonnes conditions que celle de ses parents. Et c’est sans compter l’hypothèque de la dette, qu’elle soit financière ou écologique. La France se porte plus mal qu’il y a 5 ans et Nicolas Sarkozy en porte la responsabilité. Pourquoi dès lors lui réitérer notre confiance quand en face, Ségolène Royal offre une alternative crédible et constructive ?

Vous avez notre futur en mains. Le 6 mai, nous déciderons ensemble de notre avenir, nous comptons sur vous.

Vos petits-enfants
Julien, Manuel et Patrice, de la « France qui se lève tôt »

Laveaud Michel-Jean
samedi 16 juin 2007,
08:51

Bonjour.
Le 6 mai est passé, le 17 juin, demain à 20h npus aurons les résultats des législatives.
Reste à faire avec cette réalité. Quoi ?
Comment ? Avec qui ?
Pour avoir passé mes 60 ans, se lever tôt est une habitude bien instituée dans mon parcours de vie, et, avec le qualificatif "actifs" je vois bien, les scolaires, les étudiants, les apprentis, les ouvriers, les employés et le cadres et les A.J. ( anciens jeunes) dont je suis maintenant.

Pour gagner - quoi que ce soit - reconnaître la réalité, du terrain, des acteurs, des enjeux, des ruses et des bonnes volontés,de la chance comme de la pugnacité, sans naïveté excessive, donne quelques chances d’échapper au fatalisme et à la soumission aux dictacts. Dans la conjoncture actuelle française, européenne et mondiale, les menaces ne viennent pas nécessairement d’un seul pouvoir central franco-français, pas plus que le salut tiendrait à une opposition inventive, courageuse, moins dogmatique ( qui reste sans doute à inventer). Je voulais répondre simplement, à Julien, Manuel et Patrice ( pas de fille qui se lève tôt ?)qu’une piste peu explorée serait la coopération des "Juniors" et des A.J., qui je le partage sont relégués en amont et en aval des "actifs". Les "actifs" tout tintinabulant des tiroirs-caisses qu’ils remplissent et vident, oublient parfois la qualité relationnelle qui fait le lien social ( la vie associative par exemple). Avez-vous remarqué, Julien, Manuel, Patrice et les autres, que les associations où les "juinors" et les A.J. coopèrent sont rarissimes ? Pourquoi ?
www.accordages.org.

Que faire ?
Sortir de la maladie de la gestion, par quelques projets culturels et artistiques, prologues à la vie étudiante, universitaire et professionnelle, parce que "la formation tout au long de la vie" commence trés tôt avec la vie.
Comment ? En inscrivant ces "chantiers coopératifs" dans des dynamiques territoriales liées ( communales, intercommunales - "Communautés d’Agglomération - Communautés urbaines", "Pays" ou PNR / Régions, Etats, Union Européenne, coopération décentralisée). Avec les programmes européens décloisonnés, dont les programmes Leonardo, Erasmus, Grundtvig et Euromed 2007-2013.

Pour du coaching collectif solidaire "Juniors - A.J." , nous restons à votre disposition : arcure club-internet.fr .

Vous avez compris que je parle ici d’un autre héritage, peu fiscalisés. La représentation par un « cochon rose tirelire » ou par un bas de laine est peu adaptée à mon propos. Les savoirs partagés hors marché, sont-ils dignes d’intérêt ?

Solidairement en économie coopérative plurielle.


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