Les syndicats

Les syndicats

CFDT - Confédération Française Démocratique du Travail

Personne contactée : Grégory Martin - secrétaire confédéral, chargé du développement de la CFDT en direction des jeunes salariés Les chiffres clés : Nombre d'adhérents : Environ 889 000 adhérents en novembre 2003. Les adhérents se partagent pour moitié entre la fonction publique et le secteur privé. Montant de la cotisation : 0,75% du salaire net mensuel. Un peu d'histoire : (...)

- Personne contactée :
Grégory Martin - secrétaire confédéral, chargé du développement de la CFDT en direction des jeunes salariés

- Les chiffres clés :
Nombre d’adhérents : Environ 889 000 adhérents en novembre 2003. Les adhérents se partagent pour moitié entre la fonction publique et le secteur privé.
Montant de la cotisation : 0,75% du salaire net mensuel.

- Un peu d’histoire :
La CFDT est née de la scission avec la CFTC en 1964. La Confédération est passée, en 40 ans, d’un syndicalisme centré sur un projet alternatif face à la société capitaliste, à un syndicalisme d’adhérents en équilibre entre projet politique et défense des salariés.

- Conditions d’adhésion :
Tout salarié, chômeur, intérimaire, retraité, de la fonction publique ou du secteur privé peut adhérer à la CFDT. L’adhésion se fait directement à l’union syndicale de son entreprise ou de son secteur professionnel. Les syndicats sont ensuite regroupés dans des unions régionales interprofessionnelles, ainsi que dans des fédérations par secteur d’activité.

- Droits et devoirs du syndiqué :
Le premier des droits de chaque adhérent est l’information, que la Confédération nationale, ainsi que chaque fédération, se chargent de diffuser. Les adhérents bénéficient d’un soutien juridique classique en matière de droit du travail ; ils bénéficient également d’un droit de participation aux réunions auxquelles ils sont invités. Les militants qui prennent des engagements peuvent quant à eux bénéficier des droits à des formations techniques ou de développement personnel.
Les devoirs des adhérents et des militants sont de payer leur cotisation, et d’exprimer leurs opinions au sein de la CFDT.

- Valeurs défendues :
Au-delà des valeurs humanistes de démocratie et de solidarité, la CFDT revendique un syndicalisme d’adhérents dont la finalité est le rassemblement du plus grand nombre de salariés pour peser sur les négociations et trouver le meilleur compromis pour assurer des avancées sociales. Selon la CFDT, le syndicalisme est porteur d’une valeur d’émancipation individuelle, vers une citoyenneté renforcée.

- Rapport au politique :
La CFDT se veut indépendante de tout parti ou mouvement politique ou religieux. Même si ses propres valeurs sont communes à certains mouvements, « la CFDT n’est ni neutre ni partisane, tant que les extrêmes ne sont pas au pouvoir ».

- Combats du moment :
Vivement critiquée par de nombreuses organisations syndicales pour avoir signé l’accord sur le régime des retraites en 2003, la CFDT souhaite continuer, pour les dossiers à venir, à contribuer à l’évolution des rapports entre l’Etat et les représentants syndicaux. « La négociation sur les retraites a été une occasion unique de conforter, à travers un compromis, la mise en place plus systématique d’accord entre les partenaires sociaux et l’Etat ». C’est notamment sur le dossier du régime de l’assurance maladie que la CFDT veut prochainement agir et faire des propositions pour l’adapter et permettre sa pérennité, « sans pour autant se lancer dans l’invention d’un nouveau système économique ».

- Contact :
CFDT
4, boulevard de la Villette
75019 Paris
Tél. : 01.42.03.80.00
Site : www.cfdt.fr

CFTC - Confédération Française des Travailleurs Chrétiens

Personne contactée : Patrice Le Roué - responsable communication Les chiffres clés Nombre d'adhérents : La CFTC comptait 130 000 adhérents à la fin de l'année 2001. Montant de la cotisation : La cotisation minimum annuelle due par tout adhérent est d'un montant de 86,28 euros. Le barème des cotisations s'échelonne de 86,28 à 129,42 euros selon les revenus des adhérents. (...)

- Personne contactée :
Patrice Le Roué - responsable communication

- Les chiffres clés
Nombre d’adhérents : La CFTC comptait 130 000 adhérents à la fin de l’année 2001.
Montant de la cotisation : La cotisation minimum annuelle due par tout adhérent est d’un montant de 86,28 euros. Le barème des cotisations s’échelonne de 86,28 à 129,42 euros selon les revenus des adhérents.

- Un peu d’histoire :
La CFTC est la première confédération chrétienne (déconfessionnalisée depuis 1947), née en France en novembre 1919. La Confédération, dont une fraction fonde la CFDT en 1964, fut partie prenante de toutes les principales négociations syndicales du XXe siècle.

- Conditions d’adhésion :
Les adhérents font (ou ont fait) partie du monde du travail (travailleurs, chômeurs, retraités) et sont en accord avec les statuts de la Confédération, et son article 1er : « La Confédération se déclare, s’inspire et se réclame des principes de la morale sociale chrétienne ».

- Droits et devoirs du syndiqué :
Le premier droit des adhérents syndiqués auprès de la CFTC est celui d’être représenté, défendu et appuyé par la Confédération, lors des négociations et conflits qui touchent leur environnement professionnel et social. Parmi les adhérents à la CFTC, les militants actifs ont également des devoirs de présence et de représentation de la Confédération. Ce sont eux qui font remonter les informations provenant de la base, source de toutes les décisions prises au niveau national. Les militants élus à une représentation syndicale bénéficient de formations, selon leur niveau de responsabilité.

- Valeurs défendues :
La CFTC a toujours privilégié un syndicalisme de négociation, qui aboutit à un accord « gagnant gagnant » entre les salariés et les représentants patronaux. La Confédération est attachée à des valeurs humaines, et notamment la famille. A travers la prise en compte de la dimension de la personne humaine, primant sur le collectif, la CFTC mène des négociations qui privilégient les revendications de la base de ses militants.

- Rapport au politique :
La CFTC est très attachée à son indépendance face aux pouvoirs politiques ou religieux.

- Combats du moment :
Présente dans les négociations nationales, la CFTC se félicite des accords intervenus sur la question de la formation professionnelle. La Confédération travaille actuellement sur les dossiers d’actualité tels que la réforme de l’assurance maladie et le projet de loi relatif au dialogue social. Sur ce dernier point, la CFTC est en désaccord avec le projet gouvernemental qui prévoit notamment l’instauration du principe de l’accord majoritaire dans la validation des négociations des branches professionnelles. La CFTC y voit un risque pour les avancées sociales importantes, arguant que la plupart des grands accords sociaux ayant fait progresser le monde du travail ont, jusqu’à présent, toujours été portés par une part minoritaire des partenaires sociaux.

- Contact :
Confédération Française des Travailleurs Chrétiens
13, rue des Ecluses-St-Martin
75483 Paris Cedex 10
Tél. : 01 44 52 49 00
Site : www.cftc.fr

CGT - Confédération Générale du Travail

Personne contactée : Gérard Billon - responsable de l'organisation de la vie syndicale Les chiffres clés : Nombre d'adhérents : 687 183 syndiqués à la fin de l'année 2001. Montant de la cotisation : 1 % du salaire ou du revenu net par mois est versé au syndicat, l'union locale ou à la fédération d'affiliation, qui reverse directement les cotisations à la Confédération (...)

- Personne contactée : Gérard Billon - responsable de l’organisation de la vie syndicale

- Les chiffres clés :
Nombre d’adhérents : 687 183 syndiqués à la fin de l’année 2001.
Montant de la cotisation : 1 % du salaire ou du revenu net par mois est versé au syndicat, l’union locale ou à la fédération d’affiliation, qui reverse directement les cotisations à la Confédération nationale.

- Un peu d’histoire :
Née en 1895, la CGT est la plus ancienne Confédération syndicale française. Au premier rang des mouvements sociaux en juin 1936, en mai 1968 ou en décembre 1995, la CGT reste l’un des syndicats les plus importants. Elle a obtenu 32,1 % des voix aux élections prud’homales de décembre 2002.

- Conditions d’adhésion :
Les syndiqués à la CGT doivent appartenir au monde du travail salarial. Les professions indépendantes et les employeurs ne peuvent pas adhérer à la CGT. Autres conditions : ne pas appartenir à un autre syndicat, et être en accord avec les statuts de la Confédération.

- Droits et devoirs du syndiqué :
Les droits des syndiqués CGT sont inscrits dans les statuts : droits politiques de participation à la vie du syndicat au niveau local et national, droit à la liberté d’expression au sein du syndicat, droit à l’information, à la formation syndicale. Les syndiqués ont également accès à un ensemble de « services » qui vont de l’association de consommateurs au tourisme social à travers les structures du syndicat.
Les devoirs d’un syndiqué CGT sont prioritairement de respecter les statuts et les valeurs de la Confédération. La participation, dans la mesure du possible, à la vie du syndicat est également considérée comme un devoir, notamment la réflexion portée par les salariés sur le monde du travail et le champ social. Il n’y a aucune obligation concernant les actions de débrayages ou de manifestations.

- Valeurs défendues :
La CGT est avant tout un syndicat qui défend les droits et les intérêts des salariés, afin de permettre la conquête et la conservation des progrès sociaux. Les valeurs de liberté, de solidarité, de lutte contre les exclusions sont considérées comme les valeurs outils qui permettent l’émancipation sociale face au « pouvoir divin des employeurs ».

- Rapport au politique :
Après avoir été étroitement liée au Parti communiste, la CGT, aujourd’hui, se veut indépendante de tout mouvement politique ou religieux.

- Combats du moment :
La CGT se bat au quotidien pour défendre l’emploi, les salaires, les retraites, la sécurité sociale, la formation professionnelle.
La question de la démocratie sociale dans le monde du travail est un enjeu d’actualité important. La CGT demande l’élargissement de la représentation syndicale au sein de toutes les entreprises, afin de permettre à tous les travailleurs de bénéficier des mêmes droits. « Pour être un véritable contre-poids politique, la CGT doit lutter contre la perte de représentativité syndicale, et faire l’effort de transformation nécessaire pour s’adapter à la diversité du salariat d’aujourd’hui, car les salariés ont besoin de se faire entendre. »
La CGT demande également l’instauration du principe de l’accord majoritaire à tous les niveaux de négociation du public comme du privé. Ce principe est censé éviter que des syndicats non majoritaires puissent signer des accords pour l’ensemble des travailleurs. Les signatures d’accord sur les retraites ou sur le régime d’assurance-chômage des intermittents du spectacle en sont les exemples récents.

- Contact :
Confédération Générale du Travail
263, rue de Paris
93100 Montreuil-Sous-Bois
Tél. : 01 48 18 80 00
Site : www.cgt.fr

CGT - FO : Confédération Générale du Travail - Force ouvrière

Personne contactée : Helga Grünenwald, Responsable du service documentation Les chiffres clés : Nombre d'adhérents : 300 000 selon les statistiques de FO. Toutefois, explique Helga Grunenwald, « CGT-FO déclare 1 million d'adhérents auprès de la Confédération Internationale des Syndicats Libres et cotise proportionnellement à ce chiffre, pour une question de voix ». A noter (...)

- Personne contactée :
Helga Grünenwald, Responsable du service documentation

- Les chiffres clés :
Nombre d’adhérents : 300 000 selon les statistiques de FO. Toutefois, explique Helga Grunenwald, « CGT-FO déclare 1 million d’adhérents auprès de la Confédération Internationale des Syndicats Libres et cotise proportionnellement à ce chiffre, pour une question de voix ». A noter que CGT-FO a obtenu 18,29 % des voix aux élections prud’homales de 2002, derrière la CGT et la CFDT.
Montant de la cotisation :Chaque syndicat d’entreprise fixe le montant de ses cotisations pour les adhérents. Des individus peuvent adhérer directement à CGT-FO, employés de petites structures avec peu de salariés par exemple, et donc sans syndicat d’entreprise. Ceux-ci s’adressent à l’Union départementale (les coordonnées de toutes les unions départementales se trouvent sur le site CGT-FO, voir lien ci-dessous).

- Un peu d’histoire :
CGT-FO s’est créé en 1947 à l’occasion d’une scission au sein de la CGT par refus de certains adhérents de l’emprise communiste et de l’URSS.

- Conditions d’adhésion :
S’il existe une union pour les retraités, seuls les salariés peuvent adhérer au syndicat CGT-FO. « Etre salarié est une condition pour adhérer à tout syndicat indique Helga, puisque la fonction même d’un syndicat est la défense des travailleurs ».

- Droits et devoirs du syndiqué :
Pas de droit ou devoir spécifique. Les « simples adhérents » reçoivent le bulletin du syndicat et sont invités aux réunions, mais sans obligation d’y assister. Les adhérents bénéficient de l’aide du syndicat et peuvent, si nécessaire, faire appel au service juridique de leur Union départementale.

- Valeurs défendues :
CGT-FO défend essentiellement l’indépendance syndicale, et prend position pour la « solidarité envers tous les salariés ».

- Rapport au politique :
Le syndicat se veut libre de toute attache politique. Les adhérents peuvent être de tous bords, mais ils sont priés, en tant que membres de FO, de « laisser leur opinion à la porte, et de défendre les positions prises par le syndicat ».

- Combats du moment :
Force ouvrière a été très impliquée dans le débat autour de l’accord sur la formation professionnelle. Elle est également engagée sur la question de la sécurité sociale. Les résolutions et l’orientation du syndicat sont discutées tous les trois ans, lors du congrès CGT-FO, dont le dernier a eu lieu en février 2004.

Contact : CGT-FO
141 avenue du Maine, 75014 Paris
Tél. / Fax : 01 40 52 82 00
Site Internet : www.force-ouvriere.fr

Confédération Française de l’Encadrement - CGC (Confédération générale des cadres)

Personne contactée : Michel Ciesiolka, service presse. Mail : presse cfe-cgc.fr Chiffres clé : Nombre d'adhérents : 130 000 à 140 000. Montant de la cotisation : le montant de la cotisation est fixé par chaque syndicat, selon la branche professionnelle. « Des cadres d'entreprise agro-alimentaire se verront attribuer, par exemple, un niveau de cotisation différent que (...)

- Personne contactée : Michel Ciesiolka, service presse.

- Mail : presse cfe-cgc.fr

- Chiffres clé :
Nombre d’adhérents : 130 000 à 140 000.
Montant de la cotisation : le montant de la cotisation est fixé par chaque syndicat, selon la branche professionnelle. « Des cadres d’entreprise agro-alimentaire se verront attribuer, par exemple, un niveau de cotisation différent que des cadres travaillant dans l’industrie aéronautique », explique Michel Ciesiolka. Chaque syndicat reverse une partie de ses revenus à la confédération. La CFE-CGC a obtenu 7,02 % des voix aux élections prud’homales de 2002. C’est, chez les cadres, le second syndicat derrière la CFDT en termes de voix.

- Un peu d’histoire :
La Confédération générale des cadres est née en 1944, à la libération, à l’initiative de quelques dizaines de cadres qui ne parvenaient pas à se faire représenter par les syndicats existants. En 1981, elle est devenue la Confédération Française de l’Encadrement - CGC pour « élargir » et indiquer que la structure concerne l’ensemble des salariés en charge d’une mission d’encadrement.
Michel Ciesiolka définit le terme cadre comme suit : « celui qui peut faire état d’un niveau de compétences, de formation et d’animation supérieur à celui d’un employé, et qui engage au-delà de sa responsabilité ». Un cadre prendra, ainsi, des décisions qui concernent toute l’entreprise, et seront assumées par celle-ci.

- Conditions d’adhésion :
Etre cadre n’est pas une condition d’adhésion. Selon M. Ciesiolka, des salariés non-cadres adhèrent parfois à la CFE-CGC, car ils se retrouvent dans les valeurs de ce syndicat. Des chômeurs peuvent également adhérer, pour les mêmes raisons, mais il n’y a pas de syndicat spécifique aux chômeurs. En revanche, une branche a été créée pour les retraités, à laquelle adhèrent notamment les membres actifs du syndicat, une fois à la retraite.

- Droits et devoirs du syndiqué :
Les syndiqués sont sollicités mais non contraints à participer, indique Michel Ciesiolka. Leurs seuls devoirs : cotiser et « véhiculer les valeurs, idées et propositions de la confédération ». Selon M.Ciesiolka, les adhérents attendent surtout des services et des droits de leur syndicat. Ainsi, la CFE-GCG propose à tous ses membres diverses aides et services de conseil en matière de fiscalité, droit, logement, défense des consommateurs, et même un service d’aide psychologique pour les travailleurs souffrant de stress et/ou de harcèlement moral.

- Valeurs défendues :
La CFE-CGC veut se situer au juste milieu, entre la compétitivité économique de l’entreprise et l’importance des personnes qui la font vivre. Le fil rouge de la confédération : « prendre en compte ce qui est bon ou mauvais pour les hommes et les femmes qui travaillent dans l’entreprise ».

- Rapport au politique :
La CFE-CGC est indépendante de tout parti politique. Elle n’est rattachée « ni à une doctrine, ni à une idéologie, ni à une religion », insiste Michel Ciesiolka.

- Combats du moment :
La confédération mène plusieurs combats actuellement. Parmi ceux-ci, M. Ciesiolka cite la lutte contre la « loi de la démocratie sociale ». Celle-ci, explique-t-il, permettrait à l’entreprise d’être prioritaire par rapport à toute la branche d’activité. En clair, jusqu’ici un accord signé avec le gouvernement vaut pour toute la branche d’activité qu’elle concerne. Cette loi de « démocratie sociale » permettrait à une entreprise de ne pas appliquer une décision qu’elle aurait pourtant actée, arguant de ses intérêts individuels.
Autres combats : défense de la parité et du handicap en entreprise. La CFE-GCG revendique également la présence des cadres aux conseils d’administration des entreprises, ce qui n’est pas encore admis. Enfin, la fiscalité est un autre grand thème de lutte pour la confédération des cadres.

- Contact :
59 rue du Rocher - 75008 Paris
Tél. : 01 55 30 12 12
Site : www.cfecgc.org

FSU - Fédération Syndicale Unitaire

Personne contactée : Gérard Aschieri, secrétaire général Chiffres clé : Nombre d'adhérents : Environ 180 000 adhérents au total, dont ceux de deux gros syndicats d'enseignants, la SNES (75 000 adhérents) et la SNUIPP (55 000 adhérents). La FSU fédère 20 syndicats (organisés par catégorie de personnel ou statut) auxquels peuvent adhérer les particuliers (contrairement à la (...)

- Personne contactée : Gérard Aschieri, secrétaire général

- Chiffres clé :
Nombre d’adhérents : Environ 180 000 adhérents au total, dont ceux de deux gros syndicats d’enseignants, la SNES (75 000 adhérents) et la SNUIPP (55 000 adhérents). La FSU fédère 20 syndicats (organisés par catégorie de personnel ou statut) auxquels peuvent adhérer les particuliers (contrairement à la fédération à laquelle n’adhèrent que des syndicats).
Montant de la cotisation : Chaque syndicat fixe le montant de la cotisation annuelle (généralement un pourcentage des revenus du syndiqué). Les syndicats reversent ensuite une partie de leurs revenus à la fédération, en fonction de leur taille.

- Un peu d’histoire :
La FSU a été créée en 1993, suite à l’exclusion par les dirigeants de la Fédération de l’éducation nationale (FEN) de certains des syndicats membres de cette fédération (les syndicats SNES et SNEP notamment). « Les dirigeants craignaient, explique Gérard Afchieri, qu’un courant minoritaire de la fédération ne devienne majoritaire, et puisse ainsi les supplanter. » Les syndicats expulsés se sont regroupés au sein de la FSU. Ils ont été rejoints par d’autres membres ayant quitté la FEN par solidarité et pour protester contre ces expulsions. La FEN est à l’origine, avec d’autres organisations, de la création de l’UNSA.
La FSU est composée majoritairement de membres de l’éducation nationale (40 % des adhérents) et de fonctionnaires. Elle couvre les domaines de l’éducation, de la recherche, de l’insertion, de la formation et de la fonction publique. "La FSU est un jeune syndicat, précise Gérard Afchieri, et elle poursuit son élargissement aujourd’hui".

- Conditions d’adhésion :
Pour adhérer, il faut appartenir à un métier du champ syndical du FSU (employé du ministère de la culture, enseignant, fonctionnaire, etc.). Les retraités peuvent continuer à adhérer dans le syndicat qui correspond à leur métier.

- Droits et devoirs du syndiqué :
Le devoir de chaque syndiqué est de payer sa cotisation. Les adhérents ont le droit de voter pour élire la direction et débattre des mandats du syndicat (orientations, revendications, actions telles que manifestations ou grèves). Les syndicats dans l’éducation nationale et la fonction publique aident leurs adhérents à avancer dans leur carrière (mutations, promotions).

- Valeurs défendues :
La FSU défend l’éducation, la justice sociale, la solidarité et la laïcité (sur ce dernier point, la fédération émet des réserves sur la loi sur les signes religieux telle qu’elle a été rédigée). « Comme tout syndicat, ajoute M. Aschieri, la FSU défend la démocratie, et plus largement, elle considère que rien de ce qui fait la vie en société ne doit être oublié. » Ainsi la Fsu se mobilise pour la liberté, pour la paix internationale et les droits de l’Homme.

- Rapport au politique :
Cette fédération n’entretient aucun rapport privilégié avec un parti politique, explique son secrétaire général, et conteste « l’idée de courroie de transmission, dans un sens ou dans l’autre ». Il ajoute qu’il faut toutefois discuter avec le politique, « chacun à sa place », sans forcément craindre une instrumentalisation.

- Combats du moment :
La FSU combat les choix budgétaires concernant la recherche et l’éducation, et la réforme des retraites. Elle souhaite impulser un « projet ambitieux pour les jeunes » selon Gérard Aschieri, et revendique pour ce faire des moyens financiers pour les écoles, et la formation des personnels. La FSU voudrait notamment faire évoluer le contenu des cours, et introduire des disciplines nouvelles, dont les nouvelles technologies par exemple.

- Contact :
FSU
3-5 rue de Metz 75010 Paris
Tél. : 01 44 79 90 30
Site internet : www.fsu.fr
Mail : fsu.nationale fsu.fr

SUD - Solidaire Unitaire Démocratique

Personne contactée : Ces renseignements ont été communiqués par le webmestre de la fédération SUD-PTT Mail : sudptt sudptt.fr Les chiffres clés : Nombre d'adhérents : SUD-PTT compte 16 000 adhérents. Montant de la cotisation : La cotisation est proportionnelle au traitement pour les fonctionnaires ou au salaire pour les salariés de droit privé. Elle est également (...)

- Personne contactée : Ces renseignements ont été communiqués par le webmestre de la fédération SUD-PTT

- Mail : sudptt sudptt.fr

- Les chiffres clés :
Nombre d’adhérents : SUD-PTT compte 16 000 adhérents.
Montant de la cotisation : La cotisation est proportionnelle au traitement pour les fonctionnaires ou au salaire pour les salariés de droit privé. Elle est également progressive. Elle varie entre 0,5% et 1% du salaire ou du traitement brut mensuel.

- Un peu d’histoire :
La fédération SUD-PTT est née d’un processus d’exclusions au sein de la fédération CFDT-PTT à l’automne 1988.

Trois points motivent alors les décisions de la direction de la CFDT pour mettre dehors les militants de la région parisienne, on leur reproche :
- le soutien aux mouvements des coordinations de l’automne 88
- le soutien à la lutte des "camions jaunes" à La Poste alors que la direction de la CFDT appelle à la reprise du travail.
- la dénonciation de l’accord salarial Fonction publique conclu par le gouvernement et signé par la CFDT alors qu’il entérine les pertes de pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Les deux plus récents scrutins, à La Poste et à France Télécom en 2004, placent SUD-PTT à la seconde place dans ces entreprises avec respectivement 21,8% et 27,5% des suffrages.

SUD-PTT a cherché à tisser des liens interprofessionnels avec des forces syndicales d’autres secteurs. C’est ce qui a conduit SUD-PTT à s’engager dans l’Union syndicale « Solidaires » (voir encadré) anciennement appelé « groupe des 10 ». Après les mouvements sociaux de 1995, plusieurs syndicats SUD se sont créés (transport, éducation, commerce, métallurgie, banques,...) et ont pour l’essentiel demandé à adhérer à Solidaires (1).

- Valeurs défendues :
SUD-PTT a pour fonction première la défense des intérêts matériels et moraux individuels et collectifs des salarié-e-s de son champ de syndicalisation. Mais SUD-PTT se fixe aussi pour objectif une rénovation profonde du syndicalisme en s’appuyant sur les aspirations des salarié-e-s et leurs expériences de mobilisation, tout en reprenant à son compte les principaux acquis du mouvement syndical en France et dans le monde. En ce sens lors de son 5ème congrès du cap d’Agde en 1999, la fédération a adopté une charte identitaire reprenant les valeurs fondamentales défendues par l’organisation. Cette charte est consultable sur notre site.

- Rapport au politique :
Indépendant de tout parti politique, de tout pouvoir, la fédération SUD-PTT ne se revendique pas "neutre" et ne limite pas son champ d’intervention et de réflexion à la stricte branche professionnelle.

Contact : SUD-PTT
Tél. : 01 44 62 12 00
Mail : sudptt.fr sudptt.fr
Site : www.sudptt.fr

Union syndicale Solidaires

Union syndicale Solidaires est un groupe de 37 fédérations ou syndicats nationaux. On y retrouve les fédérations professionnelles Sud mais également d’autres syndicats souvent majoritaires dans leur champs professionnel comme le SNUI aux Impôts, le SNJ chez les journalistes ou encore le SNABF à la Banque de France.
Cette union forte de 100 000 adhérents défend notamment un syndicalisme de "transformation sociale", et non d’"accompagnement social", trop souvent prôné par d’autres confédérations. Pour Solidaires, ces derniers sont trop enclins à accompagner les décisions du patronat et du gouvernement, en arguant du « principe de réalité ». L’union syndicale souhaite, au contraire, construire un rapport de force, qui permette aux travailleurs d’être un contre-pouvoir dans la société et de peser sur les décisions qui les concernent.

L’union syndicale, créée au début des années 80, se composait à l’origine de 10 structures (2) (d’où le nom G - pour groupe - 10). Dans son fonctionnement, chaque organisation membre de l’union syndicale dispose d’une voix, quelle que soit sa taille, et d’un droit de veto pour des décisions importantes.Ce fonctionnement permet d’approfondir les débats pour rechercher un positionnement réellement partagé par tous. Ce fonctionnement repose sur un bilan très mitigé du fonctionnement confédéral traditionnel. A noter que Solidaires a obtenu 1,52 % des voix aux élections prud’homales de 2002. Ayant présenté 200 listes sur plus de 1500 possibles, ce score ramené aux listes présentées se situe à un peu plus de 5%.

Contact : Union syndicale Solidaires 93 bis, rue de Montreuil - 75011 Paris Tél. : 01 58 39 30 20 Site : http://www.solidaires.org

(1) Liste des syndicats SUD membres de G10 Solidaires :

SUD Aérien SUD Anpe SUD Cdc SUD Centrale (Minefi) SUD Chimie Pharmacie SUD Collectivités territoriales SUD - Crédit Agricole SUD - Culture SUD Education SUD Energie SUD Etudiant SUD Fnac SUD Fpa SUD Justice SUD Michelin SUD Mutualité SUD Protection Sociale SUD - Ptt SUD - Rail SUD Recherche SUD - Rural - ministère de l’Agriculture SUD Santé-sociaux SUD Sonacotra SUD Travail - ministère du Travail SUD Vpc

(2) Liste des 10 structures à l’origine de G10 Solidaires
SNJ - Syndicat national des journalistes
SU - Syndicat Unifié des Caisses d’Epargne
FAT - Fédération Autonome des Transports (RATP)
FGAAC - Fédération Générale des Agents et Assimilés de Conduite (conducteurs de trains)
SNUI - Syndicat national unifié des impôts
FASP - Fédération Autonome des Syndications de Police
FGAF - Fédération Générale Autonome des Fonctionnaires
FADN - Fédération Autonome de la Défense Nationale
FGSGFOA - Fédération Générale des Salariés des Organismes Agricoles et de l’Agroalimentaire
SNCTA - Syndicat National des Contrôleurs du Trafic Aérien|

UNSA - Union Nationale des Syndicats Autonomes

Personne contactée : Patricia Rejneiro - Responsable service communication Les chiffres clés : Nombre d'adhérents : 360 000 adhérents actifs et retraités Montant de la cotisation : Entre 60 et 75 euros à l'année selon les revenus de l'adhérent. Un peu d'histoire : L'UNSA a été créée en 1993 autour de 5 organisations syndicales (FEN, FGAF, FMC, FAT, FGSOA). Elle s'est (...)

- Personne contactée : Patricia Rejneiro - Responsable service communication

- Les chiffres clés :
Nombre d’adhérents : 360 000 adhérents actifs et retraités
Montant de la cotisation : Entre 60 et 75 euros à l’année selon les revenus de l’adhérent.

- Un peu d’histoire :
L’UNSA a été créée en 1993 autour de 5 organisations syndicales (FEN, FGAF, FMC, FAT, FGSOA). Elle s’est constituée dans sa forme actuelle lors de son 1er congrès national, en juin 1995.

- Conditions d’adhésion :
Tous les salariés, de tous secteurs d’activité, peuvent adhérer à une section syndicale ou une organisation syndicale affiliée à l’UNSA. Les adhérents sont regroupés en 8 pôles d’activité (industrie, banque…) ou en regroupements transversaux (fonctionnaires, retraités…).

- Droits et devoirs du syndiqué :
L’UNSA prône un syndicalisme autonome qui implique chaque adhérent dans chaque décision prise au sein de son syndicat. Chaque adhérent est donc amené à user de son droit à l’expression, pour exercer son devoir de participation.
Les adhérents à l’UNSA bénéficient, en outre, d’un droit à l’aide juridique, à la formation à travers le centre de formation pour les conseillers prud’homaux ainsi qu’à l’information syndicale grâce au centre de documentation et les publications internes.

- Valeurs défendues :
L’UNSA regroupe des syndicats autonomes qui se reconnaissent dans des valeurs républicaines de laïcité, de démocratie, de solidarité, de liberté, d’humanisme et de justice sociale. L’action de l’UNSA se veut avant tout réformiste et pragmatique. Contrairement à un syndicalisme d’opposition, l’UNSA recherche le dialogue et signe les accords que chaque structure adhérente pense juste pour ses adhérents.

- Rapport au politique :
L’UNSA se revendique indépendante de tout mouvement politique, et préfère s’en tenir aux combats à mener dans le domaine du travail et la défense des salariés.

- Combats du moment :
Malgré son score de 5,1 % aux dernières élections Prud’homales de décembre 2002, l’UNSA ne figure pas parmi les 5 syndicats dits représentatifs (1). L’UNSA mène une campagne pour protester contre cet état de fait et demander une plus grande démocratie sociale, pour une réforme du système de représentativité.
Le combat sur les retraites se poursuit, à travers notamment la mise en place d’une cellule intersyndicale, dont fait partie l’UNSA, chargée de relancer le débat. L’UNSA est également active sur l’avenir de l’assurance maladie, et lancera prochainement une campagne de défense de l’égalité hommes-femmes dans le milieu professionnel.

- Contact :
Union Nationale des Syndicats Autonomes
21, rue Jules Ferry
93177 Bagnolet Cedex
Tél : 01.48.18.88.00
Site : www.unsa.org

(1) Un arrêté de 1966 accorde une fois pour toutes la présomption de représentativité au niveau national à la CFDT, la CGT, FO, la CFTC et la CGC, leur donnant le droit de négocier et de conclure des accords dans tous les secteurs.

Moteur de recherche

Soutenez Place Publique

Initiatives

Zoom sur...

Le Courrier de Bovet

Date de création : 1950 Objectif : Organiser des échanges de correspondance entre des détenus et des personnes prêtes à leur apporter une écoute et un soutien moral (National). Activités : Créé en 1950, le Courrier de Bovet, du nom de sa fondatrice Madame de Bovet, est une association nationale loi 1901 qui propose aux détenus un accompagnement épistolaire afin de faciliter leur (ré)insertion (...)