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Les Français moins confiants dans leur système éducatif que la moyenne des Européens

Enquête Nielsen 2013, le 8/10/2013

Les Français se montrent plus réservés que la moyenne envers l’enseignement disponible, révèle un sondage Nielsen. Seulement 56% d’entre eux estiment que le système éducatif favorise l’insertion professionnelle.

Au lendemain de la rentrée scolaire en France, une enquête internationale de Nielsen sur l’éducation souligne le scepticisme de nos compatriotes. Seulement 56% des Français interrogés estiment que notre système éducatif mène à de meilleures perspectives d’emploi contre 65% en Europe et même 75% au niveau mondial.

La croyance selon laquelle plus l’on étudie, plus le salaire potentiel sera élevé tout au long de sa vie, n’est plus tout à fait d’actualité. Seulement 62% des sondés français y croient, dans la moyenne Européenne mais en-deçà des 72% observés au niveau mondial.

Notons qu’il existe une forte corrélation entre les scores de l’indice du moral des ménages Nielsen et la perception de la population concernant les possibilités d’avancement. Dans les pays où le moral des consommateurs est au plus bas, ces derniers se montrent également les plus pessimistes au sujet de l’éducation, de l’accès à de meilleurs emplois et l’obtention de salaires élevés.

1 sur 2 ne peut offrir l’éducation souhaitée

A travers le globe, la moitié des répondants affirment ne pas pouvoir offrir des opportunités éducatives satisfaisantes là où ils vivent. Ce résultat est assez partagé dans le monde entier, avec en tête de liste les Brésiliens (76%), devant les habitants des Émirats Arabes Unis (66%) et ceux d’Arabie Saoudite (64%). Quant aux Français, ils sont également plus d’1 sur 2 à faire ce constat (54% contre 48% en moyenne en Europe).

Un constat d’autant plus regrettable que la grande majorité des répondants valorisent l’éducation, l’Amérique Latine figurant parmi les partisans les plus ardents ! Plus de 90 % des répondants au Brésil (94%), au Mexique (92%), au Chili (92%) et au Venezuela (91%) estiment que l’enseignement supérieur est essentiel pour l’avenir de leurs enfants.

La dimension budgétaire, barrière principale aux envies d’éducation

L’apprentissage a un prix qui peut être une véritable barrière pour nombre de familles. Ainsi, selon l’enquête de Nielsen, les coûts liés à l’éducation représentent 8% en moyenne du budget mensuel des ménages, ce qui la place parmi les quatre premiers postes de dépenses après l’alimentaire (18%), le logement (16%) et les services de téléphonie & internet (9%).

Mais dans certains pays ces dépenses mensuelles consacrées à l’éducation dépassent largement la moyenne mondiale notamment dans des pays en développement. Au Pérou, Philippines, Pakistan, Chili, Mexique, Indonésie et Colombie, les répondants déclarent allouer 14% voire davantage de leur budget mensuel à l’éducation de leurs enfants.

A contrario, dans de nombreux pays européens (Finlande, Suède, Danemark, Allemagne, Royaume-Uni et Norvège), principalement en raison des programmes d’éducation subventionnés, les sondés répondent qu’ils consacrent seulement 2% de leur budget voire moins à l’éducation. La France se situant également à un niveau très modéré (3,4% en moyenne). La confiance dans l’enseignement primaire et secondaire prime sur la suite

L’opinion des Français concernant la qualité de l’enseignement primaire et secondaire proposé est similaire à la moyenne mondiale (respectivement 87% et 82% de satisfaits en France), mais ils sont moins nombreux à cautionner la qualité de l’enseignement supérieur auquel ils ont accès près de leur domicile (66%, un score plus faible que la moyenne Européenne (71%).

Quel que soit le pays, les sondés ont en effet le sentiment que plus les années avancent, plus le niveau de l’éducation qu’ils ont à disposition à proximité est perfectible. Ainsi, l’étude Nielsen révèle que le score chute de plus de 10 points à 75% pour les opportunités d’enseignement supérieur au niveau mondial.

En ce qui concerne l’enseignement supérieur, seuls les résultats obtenus en Amérique du Nord se situent au-dessus de la moyenne avec 84%.

En Asie-Pacifique, la perception des possibilités d’éducation surpasse de loin la moyenne mondiale quel que soit le niveau d’enseignement, avec l’Indonésie, l’Inde, la Thaïlande et les Philippines au sommet de la liste. Enfin, si la Chine est au-dessus de la moyenne mondiale pour ce qui est du primaire (91%) et du secondaire (88%), les résultats sont inférieurs à la moyenne sur le plan de l’enseignement supérieur (72%).

Méthodologie L’enquête mondiale Nielsen sur les aspirations à l’éducation a été menée entre le 18 Février et le 8 Mars 2013 et elle a interrogé plus de 29.000 consommateurs en ligne dans 58 pays à travers l’Asie-Pacifique, Europe, Amérique Latine, Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique du Nord.

L’échantillon s’appuie sur des quotas d’âge et de sexe pour chaque pays en fonction de leurs utilisateurs d’Internet, et pondérés pour être représentatives de consommateurs d’Internet avec une marge d’erreur maximale de ± 0,6%. Le taux de pénétration d’Internet varie selon les pays (80% en France). Nielsen utilise une norme de reporting minimum de 60 % de pénétration d’Internet ou de 10M de la population en ligne. L’enquête mondiale Nielsen, qui comprend le moral des ménages, a été créée en 2005.


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