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L’expulsion des familles est toujours à l’ordre du jour du gouvernement Hollande.

L’expulsion des familles est toujours à l’ordre du jour du gouvernement Hollande. Du jamais vu à Rennes, 5 familles avec enfants scolarisés sont menacés d’expulsion dans les jours à venir ! Et une famille dans l’Ain !

L’Ain : Monsieur et Madame PACARIZI sont originaires du Kosovo qu’ils ont fui au printemps 2010 pour venir en France. Les séquelles de la guerre sont encore bien présentes au Kosovo, et se traduisent par des menaces de mort, des agressions contre des personnes pour leurs activités passées ou supposées pendant la guerre.

Avec l’instauration de pays « sûrs » par le gouvernement Sarkozy, avec la réduction des admissions au droit d’asile, les personnes venant du Kosovo sont toujours déboutés par l’OFPA, office français de protection des réfugiés et apatrides, et la CNDA, cour nationale du droit d’asile. Ce qui a été le cas des époux PACARIZI.

Mais depuis 2010, la famille a construit sa vie dans l’Ain. Les deux enfants sont scolarisés, Neriton a 13 ans, il est en 4ème au collège, Getuart a 8 ans, il est au CE2 à Culoz.

Ils ont demandé leur régularisation au préfet de l’Ain pour « étranger malade » pour la pathologie de Mme Pacarizi liée aux violences subies au Kosovo et pour « vie privée et familiale » en s’appuyant sur l’intégration exemplaire des enfants et la présence de leur famille à Belley. La famille (frères, soeur et parents) de M. Pacarizi ont fui la guerre et sont en France depuis 1999. Tous ses frères demeurent sur Belley. Ils ont obtenu le statut de réfugiés politiques et la nationalité français pour 3 des 4 frères. Tous les professeurs du collège sauf 1 ont signé une pétition et quasiment tous les enseignants de Neriton et la professeure des écoles de Getuart ont écrit une lettre de soutien à l’attention du Préfet. De nombreux parents ont également écrit une lettre. Il a refusé cette demande, ne reconnaissant ni les liens familiaux en France ni les problèmes de santé de Mme Pacarizi. Le tribunal administratif a suivi le Préfet.

Le 7 novembre, la PAF, Police de l’Air et des Frontières, a averti la famille qu’elle était placée en assignation à résidence avant expulsion dans les jours qui viennent. Le 8 novembre, la famille a été placée dans un hôtel en assignation à résidence alors qu’ils avaient un logement ! Mais les repas ne sont pas prévus.

Le gouvernement Hollande et les préfets poursuivent la politique antérieure. Ils n’ont pas le courage de dire que les victimes de la politique de Sarkozy, victimes du refus du droit d’asile, doivent être régularisées. Ils font le choix d’expulser une famille dont toutes les attaches sont ici. En deux mots … le Préfet, qui a des problèmes de logement des demandeurs d’asile, libère des studios dans les foyers pour faire venir d’autres demandeurs qui au bout de 2 ans seront à leur tour déboutés.

Refusons ce choix, nous citoyens au nom de qui le gouvernement décide.

Un groupe local soutient cette famille, mais il faut tous s’y mettre en communiquant la nouvelle, en alertant la presse, en interpellant la préfecture de l’Ain par téléphone ( 04 74 32 30 30), par fax (04 74 23 26 56) ou par courrier électronique ( philippe.galli ain.gouv.fr )

Et/ou téléphoner au service de l’immigration et de l’intégration dont le chef de service est M. Massard :

04 74 32 59 14 ou 04 74 32 59 12.

Rennes : Après les familles Balasanov (http://www.educationsansfrontieres....) et Sélimi (http://www.educationsansfrontieres....), la Préfecture a fait expulser 3 nouvelles familles du CADA pour les assigner à résidence à l’hôtel Colombier à Rennes : La famille Bayar : http://www.educationsansfrontieres..... La famille M. (Daghestan). Une femme seule avec 2 fils majeurs, dont 1 scolarisé au lycée Jean Macé. La famille M.(Arménie). Un couple avec 2 enfants dont 1 scolarisé à l’école maternelle de Bain de Bretagne. "Cette famille n’ayant plus aucun droit sur le territoire, la scolarisation des enfants n’a pas à être prise en compte, ce débat est purgé !" propos tenus par le représentant de la préfecture lors de l’audience au TA le 2/11 pour la famille M. (Arménie).

La famille Balasanov a quitté l’hôtel. Elle vit maintenant cachée depuis le 24 octobre, date à laquelle le consulat leur a délivré un laissez-passer. Plusieurs élus sont intervenus auprès de la Préfecture, sans succès.

Famille Sélimi : Monsieur Sélimi a réussi à retirer un dossier médical pour une demande de Titre santé. Pas de Rendez vous consulaire car le pays de renvoi a été annulé pour Monsieur.

Famille Bayar : audience au TA le 8 novembre. Mis en délibéré au 22 novembre. Madame Bayar vit seule avec ses 3 jeunes enfants, dont 1 scolarisé à l’école de l’Ille à Rennes, suite à des violences conjugales subies lorsqu’elle était au CADA.

Famille Mutuev (Daghestan) : Femme seule (veuve) avec ses 2 fils majeurs dont 1 scolarisé en classe de seconde au lycée Jean Macé. Audience au TA le 8/11, mis en délibéré le 22/11.

Famille Meloyan (Arménie) : Couple avec 2 enfants dont 1 scolarisé à l’école maternelle de Bain de Bretagne. L’assignation à résidence a été annulé aujourd’hui par le TA, mais la Préfecture a obtenu les laissez-passer...Ils quittent l’hôtel ce soir, mais le risque d’expulsion demeure.

Merci de faxer aux décideurs Valls et Hollande. thomas.andrieu interieur.gouv.fr raphael.sodini interieur.gouv.fr jean.daubigny interieur.gouv.fr

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Le Courrier de Bovet

Date de création : 1950 Objectif : Organiser des échanges de correspondance entre des détenus et des personnes prêtes à leur apporter une écoute et un soutien moral (National). Activités : Créé en 1950, le Courrier de Bovet, du nom de sa fondatrice Madame de Bovet, est une association nationale loi 1901 qui propose aux détenus un accompagnement épistolaire afin de faciliter leur (ré)insertion ultérieure. Le Courrier de Bovet souhaite permettre la communication entre deux mondes différents, celui du dehors dont sont privés les détenus et celui du dedans, ignoré des correspondants. Il s’interdit (...)