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Fuite des cerveaux : le cri d’alarme d’Endeavor Grèce

par Annette Preyer, le 2/09/2015

Le vieux rêve d’une carrière en toute sécurité dans la fonction publique que les jeunes partageaient avec leurs parents, est mort. Beaucoup choisissent le chemin de l’étranger.

Les 80 à 90 000 jeunes qui quitte l’éducation secondaire et supérieure tous les ans savent que l’administration n’embauchera au mieux que 3 à 5000 personnes. « La fonction publique n’est vraiment plus un choix possible. »

Face à un chômage qui dépasse 50% pour les jeunes, quelques uns se lancent dans l’aventure de l’entreprise.

Endeavor Grèce a fait une étude sur l’emploi des jeunes et la fuite des cerveaux, publiée en juin 2014 et tire la sonnette d’alarme.

Le rapport montre que 200 000 jeunes (moins de 35 ans) ont quitté le pays entre 2008 et 2013, probablement suivis par 40 à 50 000 autres en 2014. De plus, ceux qui, suivant une tradition très répandue, partent faire une partie de leurs études à l’étranger (souvent le master) sont de plus en plus nombreux à ne pas revenir.

Les jeunes professionnels diplômés de la première vague, jusqu’en 2012, partaient parce que leur emploi en Grèce ne leur apportait ni le salaire ni les perspectives de carrière qu’ils désiraient. A partir de 2013, l’émigration concerne plus classiquement ceux qui ne trouvent pas de travail en Grèce. Et les plus âgés ? Certains 35-45 ans laissent leur famille en Grèce et partent travailler à Dubaï ou à Londres. Les plus de 45 ans sont les plus vulnérables, ne parlent pas bien anglais et sont obligés de rester.

Lire aussi : Endeavor : le réseau prouve son utilité face au contrôle des changes et des capitaux

Dossier Spécial Grèce

La Grèce innovante et sociale

La Grèce et ses jeunes entrepreneurs

Relire le reportage d’Annette Preyer en publié en 2013


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