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29 mai à 14 h : manifestation contre la LEN

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Un Mur du Son contre Le Mur des lois liberticides Le 29 mai 2004, à 14 h, venez vous faire entendre ! Manifestation/concert de la Place du Colonel Fabien à Bastille à l'initiative de Act Up Paris, April, EUCD Info, la Fédération Informatique et libertés (FIL), la Free Software Foundation France, Globenet/No-Log, la Ligue ODEBI, Mediactivisme.net, l'Observatoire des droits des Usagers (ODU), propagande.org, samizdat.net et le SSIRP CNT. La manifestation sera accompagnée de deux camions équipés (...)

Un Mur du Son contre Le Mur des lois liberticides
Le 29 mai 2004, à 14 h, venez vous faire entendre !

Manifestation/concert de la Place du Colonel Fabien à Bastille à l’initiative de Act Up Paris, April, EUCD Info, la Fédération Informatique et libertés (FIL), la Free Software Foundation France, Globenet/No-Log, la Ligue ODEBI, Mediactivisme.net, l’Observatoire des droits des Usagers (ODU), propagande.org, samizdat.net et le SSIRP CNT.

La manifestation sera accompagnée de deux camions équipés de sonos, sur lesquels joueront tout au long du trajet Miss Helium (Techno-Punk) et Antidote (Sound System techno). Toute oeuvre de l’esprit librement partagée par son créateur est la bienvenue sous quelque forme que ce soit.

Appel
Ni pirates, ni terroristes, ni fiches, ni logues... libres !

LEN (Loi de confiance dans l’Economie Numérique), loi Informatique et Libertés, Paquet Télécoms, loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information, directive relative au brevetage des inventions mises en oeuvre par ordinateur.... Dictés par les lobbies "culturo-industriels", portés par un gouvernement complice, les projets de lois se succèdent, se ressemblent et se conjuguent.

Avec un objectif, de plus en plus flagrant : soumettre les internautes, les intermédiaires techniques, les auteurs et les médias indépendants aux seuls interêts économiques des industries culturelles et des grands groupes de communication.

Peu importe que le prix à payer soit le renoncement à la vie privée, à une justice indépendante et impartiale, à la liberté d’expression, d’information, d’opinion, de création et de gestion de ses productions ou de ses outils. La défense de la propriété et de la tranquillité des puissants, vaut, paraît-il, ce petit sacrifice.

Industries et politiques utilisent l’alibi de la guerre aux "pirates", aux pédo-nazis, aux terroristes et à tous les fauteurs de troubles qui hantent le réseau, pour masquer l’essentiel : les intérêts financiers des intermédiaires de la culture de masse, et de Microsoft sont supérieurs aux libertés et aux droits fondamentaux des internautes, des auteurs, des producteurs de savoirs, des consommateurs et des individus.

Et quand les industriels demandent, le gouvernement concède : obligation de stockage et de flicage, censure à la demande, perquisition des boîtes aux lettres, requalification de la correspondance privée, obligation d’identification, censure expéditive de l’information indépendante et militante, délation, filature électronique et fichage des "suspects" par des officines privées, CD et DVD verrouillés, colonisation des biens communs et des briques de base du savoir, prolifération des fichages policiers, délit de détention d’outils informatique, délit d’intention, inversion de la charge de la preuve...

Les premiers intéressés - auteurs, créateurs, consommateurs, internautes, gens d’en bas - sont eux à peine consultés, rarement entendus, jamais écoutés.

Il est temps de dire que nous entendons conserver le libre choix des machines et des logiciels que nous utilisons, des données que nous échangeons, de la musique que nous écoutons, de ce que nous consommons et partageons.

Que quoiqu’il arrive nous entendons rester libres de nous informer, d’exprimer nos critiques, nos opinions et nos mécontentements.

Les lobbies se servent d’un gouvernement complaisant pour nous museler ? Mais il sera peut-être plus difficile qu’ils ne le pensent de faire taire tous ceux qui, au jour le jour, sont les vrais acteurs de la production et de l’échange de contenus et de savoirs. Sur le Réseau comme ailleurs.

Appel : un avenir pour l’inspection du travail

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Les organisations syndicales signataires vous ont fait part du caractère extrêmement décevant des mesures annoncées par Mr Larcher à l'INTEFP le 1er Juillet dernier et vous ont appelé à la mobilisation. Dans ce cadre, elles considèrent comme un signe encourageant la tribune parue dans Libération le 7 Juillet émanant d'intellectuels et de praticiens qui demandaient au ministre des mesures d'urgence pour assurer l'avenir des missions de l'inspection du travail (relégitimation publique, effectifs et (...)

Les organisations syndicales signataires vous ont fait part du caractère extrêmement décevant des mesures annoncées par Mr Larcher à l’INTEFP le 1er Juillet dernier et vous ont appelé à la mobilisation. Dans ce cadre, elles considèrent comme un signe encourageant la tribune parue dans Libération le 7 Juillet émanant d’intellectuels et de praticiens qui demandaient au ministre des mesures d’urgence pour assurer l’avenir des missions de l’inspection du travail (relégitimation publique, effectifs et unification). Ce texte a déjà été signé par 140 personnes, juristes, magistrats, avocats, médecins, chercheurs, sociologues, économistes, universitaires...
Nous pensons utile d’en faire maintenant aussi une pétition ouverte aux signatures des agents de nos différents services et des syndicalistes du privé avec qui vous seriez en contact et qui ont, bien évidemment, leur mot à dire au sujet de l’inspection du travail et de ses missions. Nous ferons régulièrement le point sur les remontées de signatures et organiserons sa remise au ministre, par exemple, lors d’Assises nationales de l’inspection du travail.

Les signatures sont à envoyer sur la boîte à lettre électronique suivante : appel.inspection.travail numericable.fr (n’oubliez pas de préciser votre profession et votre lieu de travail-entreprise et département) ou sur les boîtes de nos organisations respectives (les signatures des collègues qui l’ont déjà envoyée spontanément sont, bien entendu, prises en compte).

L’INSPECTION DU TRAVAIL GARANTIT LES DROITS FONDAMENTAUX DES SALARIES DANS UN CONTEXTE DE DETERIORATION GENERALE DE LA LOI DU TRAVAIL.

Publié dans LIBERATION du jeudi 07 juillet 2005 sous la signature de 5 universitaires et praticiens

Cent soixante ans après la première loi du travail, cent dix ans après la création de l’inspection du travail pour en contrôler l’application, il faut se rendre à l’évidence : cela fait des décennies que celle-ci est à l’abandon : effectifs ridicules, division archaïque en trois ministères (Travail, Transports et Agriculture), absence d’animation, encadrement occupé à la mise en œuvre de la politique de l’emploi, ministres successifs sourds et aveugles aux difficultés de leurs agents. Si ce service agit encore, c’est bien grâce au sens des responsabilités et à l’engagement personnel de ses fonctionnaires.
Mais, avec l’évolution des réalités du travail, la situation devient dramatique et cet engagement n’est plus à même de compenser la carence de moyens.

Avec les restructurations, le développement du travail précaire, la crainte du chômage et de l’exclusion, les collectifs de travail et syndicaux se sont affaiblis et ne sont souvent plus en mesure d’assurer un minimum d’équilibre face au pouvoir patronal. Les prud’hommes, qui pourtant n’étaient utilisés qu’en dernier recours par les salariés, le sont encore moins devant la crainte de mesures de rétorsion dans la recherche d’emploi. L’inspection devient alors pour beaucoup, salariés ou délégués, la seule voie de recours.

Dans le même temps, le droit du travail fait l’objet d’une déstructuration, accélérée par les gouvernements, notamment avec la loi Fillon qui permet, par la négociation d’entreprise, de renoncer à des acquis collectifs qui jusqu’alors s’imposaient au titre de la norme juridique la plus favorable pour les salariés. Sa complexité et son instabilité désarment salariés et représentants du personnel, qui se tournent d’autant plus vers l’inspection du travail.
Or ces caractéristiques du droit pèsent également sur celle-ci, qui a de plus en plus de difficultés à appréhender et à agir sur les réalités du travail “en flux tendu”. Des phénomènes apparaissent qui sont très délicats à traiter et nécessitent des contrôles chronophages : nouvelles discriminations, explosion des troubles musculo-squelettiques, de la souffrance mentale, découvertes accélérées sur les cancers professionnels...

Submergée par les plaintes et les problèmes nouveaux qu’elle rencontre, entravée par la complexité croissante de ses interventions, l’inspection du travail cherche à s’organiser, mais, faute de moyens, elle est aujourd’hui menacée d’asphyxie. De surcroît, le drame de Saussignac de septembre 2004, où deux agents de contrôle ont été assassinés par un employeur, l’a sérieusement ébranlée. Ce double assassinat a montré où pouvait conduire le dénigrement du rôle protecteur du droit du travail et de ceux que la nation a chargés de le faire respecter.

Dans ce contexte difficile, les plus libéraux ont tenté en 2003 de restreindre le champ d’intervention de l’inspection et ses pouvoirs de sanction. Les principaux intérêts de l’inspection du travail à la française résident pourtant dans sa compétence généraliste, couvrant tous les aspects de la vie de l’homme au travail, et dans son indépendance de jugement, garantie par les conventions internationales.

Opportunément, le ministre du Travail, devant le désastre de l’amiante et la responsabilité de l’Etat en matière de santé au travail, a “redécouvert” l’existence de l’inspection du travail et lui a fixé des objectifs ambitieux en la matière. Conscient néanmoins de l’état désastreux de ses moyens (actuellement 1 300 agents de contrôle pour 1,5 million d’entreprises et 15 millions de salariés), il a reconnu, dans un premier temps, la nécessité de créer 700 postes pour porter les effectifs de l’inspection à la moyenne des pays européens. Mais, comme trop souvent, la construction du plan “santé travail 2005-2009” a défini des objectifs en oubliant les effectifs pour les atteindre.

Au plan de son organisation, il paraît incroyable qu’un siècle après la création du ministère du Travail l’inspection du travail soit encore tronçonnée en plusieurs services, dont certains, comme aux Transports ou à l’Agriculture, sont sous l’autorité de ministères de tutelle économique, proches des employeurs de ces secteurs, mais complètement étrangers aux missions d’inspection du travail, comme le silence médiatique assourdissant du ministre de l’Agriculture après les meurtres de Saussignac et l’actualité récente dans le transport aérien l’attestent.

Dans notre démocratie, il n’est pas admissible que l’inspection du travail ne soit plus à même de faire face à sa mission, qui n’est pas seulement définie par la volonté de l’Etat de conduire une politique de santé dont le besoin est évident, mais répond aussi aux violations du droit du travail dans les entreprises qu’elle peut constater elle-même ou dont elle est saisie. La garantie des droits fondamentaux, des libertés individuelles et collectives et de la santé de l’homme au travail exige une inspection du travail forte et dotée des moyens nécessaires pour exercer sa mission.

Au moment où M. Borloo et M. Larcher doivent décider des suites concrètes à donner aux réflexions de M. Bessière, entamées au lendemain des meurtres de Saussignac, nous demandons que soient prises trois mesures d’urgence :
- la nécessaire relégitimation, à l’adresse de la communauté nationale, des missions de contrôle de l’inspection du travail, ainsi que celle des services qui les exercent ;
- la fusion en un seul service des trois inspections du travail relevant des ministères du Travail, de l’Agriculture et des Transports, sur laquelle s’était engagé le président de la République en 1993 ;
- l’augmentation significative de ses effectifs de contrôle, pour les porter dans un premier temps au moins au niveau de la moyenne des inspections du travail européennes, soit deux mille agents pour le seul ministère du Travail.

Appel : « Pourquoi nous consentons à l’impôt »

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Nous, soussignés, assujettis à l'impôt sur le revenu, et pour certains d'entre nous, à l'impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d'apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation. Nous considérons également qu'un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l'économie de marché. Le marché est facteur de (...)

Nous, soussignés, assujettis à l’impôt sur le revenu, et pour certains d’entre nous, à l’impôt de solidarité sur la fortune, considérons ces prélèvements comme légitimes et sommes fiers d’apporter ainsi notre contribution aux dépenses publiques nécessaires au progrès, à la cohésion sociale et à la sécurité de la nation.
Nous considérons également qu’un impôt progressif sur les successions est le corollaire indispensable des libertés économiques offertes par l’économie de marché. Le marché est facteur de progrès parce qu’il permet à l’esprit d’entreprise de s’exprimer. Mais les inégalités qu’il engendre sont mortifères pour la démocratie si aucune limite n’est mise à la transmission héréditaire de la richesse. Celle-ci doit être acquise par le travail, par le talent, et non par le simple fait d’avoir hérité de ses parents. Une société où le pouvoir économique se transmet par héritage, est une société condamnée à une croissance lente, où les rentiers l’emportent sur les créateurs et où travail et mérite perdent toute valeur.

L’Etat doit bien sûr savoir se réformer. Augmenter les impôts n’est pas une fin en soi et la liberté de chacun passe par la libre disposition d’une large part du fruit de son travail. Mais voir des candidats à la magistrature suprême proposer des mesures démagogiques en matière fiscale et justifier la sécession sociale des plus riches nous consterne.
Car nos revenus ne proviennent pas seulement de notre talent personnel. Ils ont été acquis par notre travail, mais celui-ci ne porterait pas ses fruits sans le stock d’infrastructures, d’innovations, de savoir-faire, de goût d’entreprendre, de lien social, qui nous a été transmis par les générations qui nous ont précédés. C’est cet héritage commun qu’il nous revient de préserver et de développer en priorité afin d’assurer la qualité actuelle et future de notre vie individuelle et collective. Ce qui passe par un niveau élevé de dépenses publiques. Ces dépenses ne sont pas seulement un coût, elles sont aussi un investissement, gage à la fois de justice et de dynamisme.
C’est pourquoi nous consentons à l’impôt et récusons des baisses de la fiscalité dont la contrepartie serait l’insuffisance des moyens donnés à la protection sociale des plus pauvres, à l’éducation, à la recherche, à la santé, au logement ou encore à l’environnement.

Pétition à signer sur le site d’Alternatives économiques.

Appel à contributions : aux associations, informaticiens, traducteurs, citoyens...

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Création d'un collectif ouvert pour la création de listes de produits et de marques référencées par leur code-barre pour aider le citoyen consommateur à se tenir informer lors de ses achats. Réseau associatif : collecter auprès de toutes les associations de défense des droits humains (consommateurs, syndicats, environnement, commerce équitable...) les listes noires et blanches des produits et des marques qu'elles dénoncent ou cautionnent. Aspects techniques : création d'une base de donnée (...)

Création d’un collectif ouvert pour la création de listes de produits et de marques référencées par leur code-barre pour aider le citoyen consommateur à se tenir informer lors de ses achats.

Réseau associatif : collecter auprès de toutes les associations de défense des droits humains (consommateurs, syndicats, environnement, commerce équitable...) les listes noires et blanches des produits et des marques qu’elles dénoncent ou cautionnent.

Aspects techniques : création d’une base de donnée consultable sur le net par ordinateur et par portable, en entrant simplement le code-barre du produit.

Renseignements : associer chaque produit de la base de donnée à son code-barre en magasin.

Aspects pratiques : développer et mettre sur le marché un lecteur de codes-barres qui, associé à un téléphone portable, permette de consulter plus rapidement la base de donnée lors de ses achats.

Communication : promouvoir le principe d’achat éthique auprès des consommateurs.

Développement : étendre la portée de cette base de donnée au niveau européen et mondial.

Aspects statutaires : création d’un bureau pour la création d’un statut garantissant à ce collectif un fonctionnement démocratique, et ouvert à toutes les associations de défense des citoyens, des droits de l’homme, de d’environnement, au commerce équitable, aux syndicats...

Dans l’immédiat, mise en place d’un site et d’un forum pour la mise en route de ce projet. Appel à tous les internautes pouvant aider à sa réalisation. Appel à toutes les associations pouvant contribuer à ce collectif. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Merci.

email : etik laposte.net

Appel à la création d’une ligne budgétaire pour l’économie solidaire

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Appel envoyé par RESOL - Réseau d'expertise indépendante et solidaire Afin d'appuyer la création d'une ligne budgétaire pour l'économie solidaire à Paris, plusieurs associations de ce secteur, dont RESOL, se sont mobilisées pour interpeller les autorités municipales sur cette nécessité. Vous trouverez ci-dessous la première lettre que nous avons adressé le 8 juillet dernier à Monsieur Christian Sautter, Adjoint au Maire de Paris, chargé du développement économique, des finances et de l'emploi. Nous (...)

Appel envoyé par RESOL - Réseau d’expertise indépendante et solidaire

Afin d’appuyer la création d’une ligne budgétaire pour l’économie solidaire à Paris, plusieurs associations de ce secteur, dont RESOL, se sont mobilisées pour interpeller les autorités municipales sur cette nécessité.
Vous trouverez ci-dessous la première lettre que nous avons adressé le 8 juillet dernier à Monsieur Christian Sautter, Adjoint au Maire de Paris, chargé du développement économique, des finances et de l’emploi.

Nous lançons aujourd’hui un appel à signatures auprès de l’ensemble des acteurs de l’économie solidaire à Paris afin d’insister sur cette demande qui nous semble essentielle pour l’avenir de ce secteur.

Pour une meilleure visibilité, RESOL se propose de relayer cet appel auprès de M. Christian Sautter. Afin d’agir à temps, nous vous demandons de nous renvoyer ce mail avec votre signature (votre nom et/ou celui de votre structure) avant le 3 septembre 2004, à resol resol.org.

N’hésitez pas à diffuser largement cet appel parmi vos réseaux. Il en va de l’avenir de l’économie solidaire !


A l’attention de Monsieur Christian Sautter

Monsieur,

Faisant suite aux premières assises de l’économie solidaire organisées le 12 juin 2003 à la Maison des Métallos à Paris, qui ont reçu un écho très favorable et ont ouvert un espace d’espoir, plusieurs acteurs souhaitent attirer votre attention sur la nécessité d’une reconnaissance politique et administrative forte de ce secteur par la Ville de Paris dont une des traductions serait la création d’une ligne budgétaire.

Il semble, en effet, qu’il n’existe jusqu’alors aucune ligne budgétaire spécifique dédiée aux projets d’économie solidaire pourtant porteurs d’activités nouvelles, créateurs d’emplois et de services d’intérêt social et collectif. Nous savons que l’inscription au budget par type de public, telle qu’elle existe aujourd’hui, et souvent opérationnelle en matière d’insertion, ne répond pas à l’ensemble des besoins de fonctionnement, d’investissement et de développement des projets en création et des projets existants. Ces projets sont souvent transversaux et s’adressent ainsi à plusieurs catégories de population.

Nous souhaitons vous informer que nous lançons un appel à signatures auprès de l’ensemble des acteurs de l’économie solidaire à Paris afin que s’exprime le plus largement possible une demande d’ouverture de ligne budgétaire dès le budget primitif de 2005.

Nous vous prions de croire, Monsieur, à l’assurance de nos meilleurs sentiments.


APPEL A SIGNATURES

Pour l’ouverture d’une ligne budgétaire dédiée à l’économie solidaire en Ile de France, dès le budget primitif de 2005.

Signatures :

- Yves Barnoux et Jacques Remer pour l’association territoriale des CIGALES Ile de France
- Jean et Didier Salwa pour l’association Love money pour l’emploi à Paris
- Association Les Pénélopes
- Association RESOL
- Association Artisans du Monde

Appel à soutien d’un journal indépendant (Toulouse)

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"UNE SOUSCRIPTION POUR TROUVER UN NOUVEL ELAN Toulouse a besoin d'une autre information. Le groupe Dépêche est hégémonique. La Mairie a investi plus de 2 millions d'euros en 2006 pour rénover ses multiples bulletins de communication... et faire son entrée dans La Dépêche ! Onze ans que Satiricon revisite l'info de Toulouse et de sa région. Sans compromis : nous ne sommes l'organe officiel d'aucune formation, d'aucun parti, d'aucun lobby. Nous ne sommes liés à aucune entreprise, sponsor ou mécène. (...)

"UNE SOUSCRIPTION POUR TROUVER UN NOUVEL ELAN
Toulouse a besoin d’une autre information. Le groupe Dépêche est hégémonique. La Mairie a investi plus de 2 millions d’euros en 2006 pour rénover ses multiples bulletins de communication... et faire son entrée dans La Dépêche !
Onze ans que Satiricon revisite l’info de Toulouse et de sa région. Sans compromis : nous ne sommes l’organe officiel d’aucune formation, d’aucun parti, d’aucun lobby. Nous ne sommes liés à aucune entreprise, sponsor ou mécène. Satiricon ne vit que par ses lecteurs.
Sans publicité, ni subvention, nous proposons à 7000 acheteurs et 350 abonnés un autre regard sur la ville, sur les hommes, sur les enjeux qui se cachent sous les évidences.

ONZE ANS DE PRESSE LIBRE : AIDEZ NOUS A CONTINUER
Quarante numéros de bénévolat, c’est beaucoup. Aujourd’hui, nous cherchons un autre élan pour rester présents dans les kiosques au moins jusqu’en 2008. Nous lançons un « Satirithon » à l’adresse de nos lecteurs et, plus largement, à ceux qui pensent que la ville a besoin d’une autre presse.
Pour être plus présent sur le terrain et dans les kiosques, Satiricon fait appel à vous. Pour développer nos champs d’investigation, pour accroître notre diffusion, nous devons multiplier les points de vente, nous devons rémunérer de nouveaux collaborateurs.
Nous ne briguons pas une entrée en force dans le Cac 40, mais nos ventes à elles seules ne suffisent pas à assurer nos projets, nous venons donc taper nos lecteurs au bas de laine pour garantir, au moins sur deux ans, la pérennité de Satiricon. C’est dur à dire. Mais nous pensons que vous êtes convaincus qu’il serait plus dur encore de vivre sans presse indépendante.

Merci, en tous cas, de nous avoir suivi au moins jusqu’ici".

Merci d’adresser votre soutien à :
Par courrier (chèque à l’ordre de « Satiric Soutien »)
Satiricon - BP.31238 - 31012 Toulouse Cédex 6
Sur notre site Internet (par chèque ou système Paypal) : www.satiricon.net

Appel à un rassemblement le 17 octobre

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Pétition à signer pour qu'une station de métro à Gennevilliers soit rebaptisée "17 octobre 1961" Mardi 17 octobre 1961 - Mardi 17 octobre 2006 Vérité et Justice Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d'Algériens manifestent pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui vient de leur être imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l'égalité, leur droit à l'indépendance et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Ce jour-là et les jours qui (...)

Pétition à signer pour qu’une station de métro à Gennevilliers soit rebaptisée "17 octobre 1961"

Mardi 17 octobre 1961 - Mardi 17 octobre 2006
Vérité et Justice

Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestent pacifiquement à Paris contre le couvre feu discriminatoire qui vient de leur être imposé par Maurice Papon, Préfet de police de Paris. Ils défendaient leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là et les jours qui suivirent des centaines de ces manifestants furent tués par des policiers aux ordres de leurs supérieurs. Des milliers ont été arrêtés, emprisonnés, torturés, nombre d’entre eux ont été refoulés en Algérie.

45 ans après, la vérité est en marche mais la France n’a toujours pas reconnu sa responsabilité dans les guerres coloniales qu’elle a menées, en particulier dans la guerre Algérie et dans le cortège d’horreurs qu’elle a entraîné, ni dans ce crime d’Etat que constitue le 17 octobre 1961. Certains osent continuer à parler des « bienfaits de la colonisation ».

Le devoir de mémoire s’impose pour cette période sombre de notre histoire comme il s’est imposé pour la période de la collaboration vichyste avec l’Allemagne nazie. Ce n’est qu’à ce prix que pourront disparaître les séquelles les plus graves de la guerre d’Algérie : le racisme dont sont victimes aujourd’hui les ressortissants d’origine algérienne ou, par extension, du Maghreb ou d’anciennes colonies.

Pour exiger :
- la reconnaissance officielle du crime commis par l’Etat français les 17 et 18 octobre 1961
- la liberté d’accès effective aux archives pour tous les historiens, et citoyens
- un lieu de mémoire en souvenir des victimes du colonialisme.

Rassemblement Mardi 17 octobre 2006 à 18h30 au Pont St Michel à Paris

Là où tant de victimes ont été jetées à la Seine il y a 45 ans. La Chorale Populaire de Paris apportera son concours.

Organisations signataires : 17 Octobre contre l’Oubli, ACCA (Association des Combattants de Cause Anticoloniale),ACORT - RACORT (Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie) Alternative Citoyenne IDF, Les Alternatifs, ANPROMEVO (Association nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS), APVC (Agence Promotion des Cultures et du Voyage), ATF (Association des Tunisiens en France), ATMF (Association des Travailleurs Maghrébins de France), ARAC (Association Républicaine des anciens Combattants), Au nom de la Mémoire, CEDETIM (Centre d’Initiatives et de solidarité Internationale), Comité Justice et Vérité Charonne, CGT, Fédération des Syndicat SUD Education, FIDL (Fédération Indépendante et démocratique Lycéenne), FSU, GISTI (Groupe d’Information et de soutien des Immigrés), HDH (Harkis et Droits de l’Homme), IACD (Initiatives et Actions Citoyennes pour la Démocratie et le Développement), Indigènes de la République, IPAM (Initiative pour un autre monde), LDH (Ligue des Droits de l’Homme), LCR (Ligue Communiste et Révolutionnaire), La Maison de l’Algérie, MARS (Mouvement pour une Alternative Républicaine et Sociale), Mouvement de la PAIX, MPE (Mouvement pour l’Egalité), MJCF (Mouvement des Jeunes Communistes de France), MJS (Mouvement des jeunes Socialistes), MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples), Les Oranges, Les Panthères Roses, PCF (Parti Communiste Français), PS (Parti socialiste) RE-SO (Réformistes et Solidaires), RESO FEMINISTE "RUPTURES", SNES-FSU, SOS Racisme, UNADE (Union d’Associations pour la Diversité et l’Egalité), UNEF (Union des Etudiants de France), UNIR, UNSA, Les Verts.

Appel de la revue Cassandre

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NOUS INTERPELLONS AUJOURD'HUI CHAQUE CANDIDAT POTENTIEL AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES FRANÇAISES SUR SA TRÈS GRANDE RESPONSABILITÉ EN CE MOMENT HISTORIQUE Nous sommes particulièrement inquiets de l'absence de véritable projet culturel dans les différents programmes des candidats aux élections françaises. La France est le pays du monde occidental où, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, un certain nombre de combats menés par des acteurs de toutes sensibilités politiques, ont permis à un service (...)

NOUS INTERPELLONS AUJOURD’HUI CHAQUE CANDIDAT POTENTIEL AUX ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES FRANÇAISES SUR SA TRÈS GRANDE RESPONSABILITÉ EN CE MOMENT HISTORIQUE

Nous sommes particulièrement inquiets de l’absence de véritable projet culturel dans les différents programmes des candidats aux élections françaises. La France est le pays du monde occidental où, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, un certain nombre de combats menés par des acteurs de toutes sensibilités politiques, ont permis à un service public de la culture assez exemplaire de se développer.

Ces outils culturels construits de haute lutte dans notre pays ne doivent pas être abandonnés. Ils doivent au contraire servir de courroie d’entraînement à une Europe qui ne se contente pas d’adopter une attitude suiviste par rapport aux États-unis d’Amérique. Dans le domaine de la démocratie culturelle et artistique, l’Europe porte des valeurs fondamentales qu’elle doit plus que jamais mettre en avant et notre pays doit être en première ligne. Jean Monnet le disait déjà, rapporte-t-on : « si c’était à refaire, je commencerais par la culture  ».

Il est essentiel aujourd’hui, face à une représentation européenne principalement soumise aux exigences de la rentabilité et au démantèlement programmé de nos services publics, de défendre avec force des valeurs, des méthodes et des institutions, qui protègent la culture et la circulation de l’art de l’emprise des critères marchands de l’actuelle « mondialisation ».

La question de l’intermittence est essentielle - et il reviendra au prochain gouvernement d’imposer une loi face au « contrat » cher à Mme Parisot - mais aussi celle de la responsabilité de l’État central en termes de politiques culturelles publiques, indépendamment de toute ouverture à un secteur privé qui n’offre aucune garantie pour ce qui est de l’intérêt général.

Si, dans cette période de transition périlleuse, nous ne manifestons pas, au plus haut niveau de l’État, la volonté politique de prendre en compte l’importance de l’art et de la culture comme outil de civilisation, notre avenir commun est prévisible. Les valeurs immatérielles portées par l’art et par la pensée, pivot de notre identité historique commune, n’auront plus leur place dans une société entièrement soumise au néolibéralisme. Il suffit d’analyser la place des arts et de leur circulation dans l’Amérique de Georges Bush, la Grande-Bretagne de Tony Blair ou l’Italie de l’ex-gouvernement Berlusconi, pour en être convaincu.

Il faut aujourd’hui que les hommes et les femmes politiques qui prétendent aux plus hautes charges de l’État sachent que dans ce domaine leur responsabilité est immense et que nous attendons d’eux non seulement des paroles, mais des actes et des moyens pour agir.

C’est autant du rôle européen et mondial de la France que du problème crucial de la circulation culturelle et artistique dans les lieux de relégation de notre société qu’il est ici question.

L’absence de prise en compte de cette question majeure de civilisation nous mènerait à une perte de valeurs et à un affaiblissement irrémédiable. Cette démission suicidaire nous rendrait incapables à l’avenir de défendre un point de vue non-marchand dans le domaine de la création et de l’esprit. Il est temps de prendre la mesure de cet enjeu.

Pétition à signer sur le site de la revue.

Appel en défense de la gauche irakienne

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29 juin 2004 Signez l'appel lancé par Solidarité Irak. L'étau se resserre autour de la société irakienne Parce que nous nous sommes opposés à la guerre, il y a un an. Parce que depuis lors, l'Irak vit un cauchemar aggravé, il est hors de question, par notre silence, d'être complices d'un l'écrasement : celui de la gauche irakienne. « Père sunnite, mère chiite, moi athée, tendance John Lennon » répond Oday Rasheed, un jeune réalisateur, lorsqu'on lui demande son origine ethnique et religieuse. De (...)

29 juin 2004

Signez l’appel lancé par Solidarité Irak.

L’étau se resserre autour de la société irakienne

Parce que nous nous sommes opposés à la guerre, il y a un an. Parce que depuis lors, l’Irak vit un cauchemar aggravé, il est hors de question, par notre silence, d’être complices d’un l’écrasement : celui de la gauche irakienne.

« Père sunnite, mère chiite, moi athée, tendance John Lennon » répond Oday Rasheed, un jeune réalisateur, lorsqu’on lui demande son origine ethnique et religieuse. De générations en générations, l’Irak est un pays qui jouit d’une longue tradition d’écriture, de création et de savoir. Il n’est pas ce pays dont on nous dresse le portrait, qui, pour sortir de la barbarie d’une occupation militaire, se précipite avec enthousiasme dans la barbarie d’un régime fondamentaliste.

Les ennemis de nos ennemis ne sont pas forcément nos amis. Rejeter l’occupation coalisée et son conseil de gouvernement fantoche, surtout sous couvert d’ « anti-impérialisme », n’implique pas le soutien aux forces réactionnaires, nationalistes et religieuses, c’est-à-dire aux pires ennemis de la liberté et de l’égalité. « Après avoir été débarrassé de Saddam, l’Irak doit être débarrassé de ses idées ! », proclame Yanar Mohammed, de l’Organisation pour la liberté des femmes, menacée de mort en raison de son combat contre la charia. Au contraire, les USA favorisent le retour des dirigeants baasistes au gouvernement, dans l’administration et dans l’armée.

Il existe aujourd’hui, en Irak, des organisations de gauche, un mouvement social qui exprime une alternative sociale et féministe, et qui, souverainement, rejette à la fois l’occupation militaire et la réaction nationaliste, ethniciste ou religieuse. Des chômeurs et des chômeuses qui organisent quarante-cinq jours de sit-in devant le bureau de Paul Bremer, représentant civil de la coalition ; des femmes qui appellent à manifester tête nue contre la charia ; des grévistes qui n’hésitent pas à mettre dehors la direction corrompue de leur usine ; des réfugiés qui luttent pour un logement digne, pour le simple droit de vivre ; des ouvriers qui empêchent aux milices d’Al-Sadr’ de s’emparer de leur usine : voilà l’autre visage de l’Irak, celui qu’on nous montre le moins souvent. Chaque jour, des luttes, des grèves et des manifestations expriment le désir radical de vivre et non de survivre. Et face à elles ? les baïonnettes, les milices, les fatwa, la torture...

Au-delà des slogans anti-guerre, il est urgent de développer une solidarité concrète avec le mouvement progressiste, laïque, social et féministe en Irak. Les syndicats, les associations de femmes, de chômeurs, manquent de moyens pour s’organiser efficacement, pour diffuser leurs idées dans le pays et se faire connaître à l’étranger, pour mettre en place les moyens de subsistance les plus élémentaires. Notre solidarité internationaliste peut les aider à distribuer de la nourriture ou des médicaments aux réfugiés, aux sans-toits, aux plus pauvres ; à disposer de locaux, de moyens de communication et de défense ; à organiser leurs luttes et à porter leurs revendications.

L’étau se resserre autour de la société irakienne. Le mouvement social, seul, le brisera !

Vous pouvez signer cet appel et voir les signataires :
http://www.solidariteirak.org/article.php3?id_article=128

Associations parisiennes en danger

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L'appel des associations parisiennes en danger Les orientations politiques et budgétaires prises par le gouvernement ont aggravé la fracture sociale et continuent de le faire. Ces orientations n'ont de fait comme conséquences que la fragilisation et la criminalisation des publics les plus en difficulté, en même temps qu'elles menacent l'existence des structures associatives qui interviennent auprès d'eux au quotidien. En effet, tout le secteur associatif est aujourd'hui inquiet : prévention de (...)

L’appel des associations parisiennes en danger

Les orientations politiques et budgétaires prises par le gouvernement ont aggravé la fracture sociale et continuent de le faire. Ces orientations n’ont de fait comme conséquences que la fragilisation et la criminalisation des publics les plus en difficulté, en même temps qu’elles menacent l’existence des structures associatives qui interviennent auprès d’eux au quotidien.

En effet, tout le secteur associatif est aujourd’hui inquiet : prévention de la toxicomanie, de la délinquance, du sida ; aide aux personnes âgées, insertion professionnelle, développement social local ; droit à la culture, au logement, à l’éducation, aux loisirs, ...

Nos associations représentent aujourd’hui un maillon essentiel mais fragile de la démocratie locale et de la vie sociale des quartiers. La réduction des subventions et des aides qui leur sont allouées, fruit d’une volonté politique évidente, signifie à court terme la mise à mort d’initiatives citoyennes qui tissent au quotidien le lien social. Par-là même, elle annonce l’abandon des populations les plus fragilisées.

Dans ces conditions et devant une telle incertitude face à l’avenir, il nous paraît impossible de continuer à mener des actions qui s’inscrivent dans le moyen et le long terme et qui pourtant sont essentielles pour le devenir des quartiers. Cela risque, de fait, à court terme, de remettre en cause l’engagement des habitants, des bénévoles et des salariés qui chaque jour oeuvrent dans les associations de ces quartiers.

C’est pourquoi, les associations parisiennes se mobilisent aujourd’hui et demandent la tenue d’une table ronde avec l’ensemble des partenaires institutionnels (Etat/ Région /Département et Ville) :

- Pour envisager ensemble les conditions nécessaires pour que les associations continuent d’être pleinement acteurs d’un projet de transformation sociale.
- Pour établir une relation entre les pouvoirs publics et les associations qui soit fondée sur la reconnaissance de l’égalité de statut des partenaires, de leurs savoirs et expériences, et de leur autonomie.
- Pour participer à des analyses, à partir de sa pratique et de son expérience sociale, professionnelle, d’usager ou de citoyen.
- Pour permettre à la vie associative de remplir sa mission démocratique d’élaboration d’une parole politique et citoyenne.
- Pour une reconnaissance de la nécessité d’un financement du projet associatif en tant que tel.

en savoir plus : http://assos.crao.net


RECUEIL DES SIGNATURES A ENVOYER AU CHOIX A :

COLLECTIF INTERASSOCIATIF FONTAINE AU ROI
c/o Le Picoulet - 59, rue de la Fontaine au Roi - Paris 11è
Email : le.picoulet free.fr

COORDINATION INTERASSOCIATIVE GOUTTE D’OR
c/o ADCLJC - 76, rue Philippe de Girard - Paris 18è
Email : adcljc2 wanadoo.fr

Premiers signataires : (reçu au Picoulet au 14/09/04) : Afrique Partenaires services, Aires 10, Altern’active, ASSFAM Ile de France et Equipe RMI-ASSFAM, ATMMA, Atelier du Chaudron, Autremonde, Au Milieu du Passage, Babelville.com, Bellevilleuse, Belleville Insolite, Cie Tamèrantong, Comité Métallos, Confluences, Culture et Liberté, Femmes relais 20°, Kirikou, Les compagnons de Fortune, MDS, Mission Populaire 11° et Soleil et Santé 11° ( Le Picoulet), MRAP 10°-11°, Ombres en Lumière, PlaNet DZ, RECIT, Téléplaisance, Vivre ensemble dans l’Est Parisien


Actualité de la mobilisation associative

Le collectif s’est réuni le 10 septembre dernier pour décider de plusieurs actions :

- Une rencontre ouverte à toutes les associations, le dimanche 10 octobre 2004 : Rendez-vous à la maison des métallos, de 16h à 19h pour faire un état des lieux sur les mobilisations, échanger sur les différentes problèmatiques de la vie associative et envisager des solutions alternatives à proposer.

Plus de détails sur cette journée dans notre agenda : Etat des lieux des associations parisiennes en danger

- Tenue d’un stand "Associations en danger" lors du prochain forum des associations de Paris, les 22 et 23 octobre 2004. Le collectif compte interpeller à cette occasion les élus et le public présent. Voir dans l’agenda pour en savoir plus sur ce forum des associations.

en savoir plus : http://assos.crao.net

Campagne : 4x4 = zéro de conduite

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A l'occasion du Mondial de l'automobile, un regroupement d'associations et de structures écologistes lancent une grande campagne nationale qui demande au pouvoir public de classer les véhicules 4X4 comme polluants et de les interdire en zone urbaine, du fait également des problèmes de sécurité routière qu'ils posent. Les partenaires de cette campagne dénoncent la vogue de l'achat de véhicule tout-terrain pour les zones urbaines :" Bénéficiant d'une publicité incessante, les 4x4 représentent désormais (...)

A l’occasion du Mondial de l’automobile, un regroupement d’associations et de structures écologistes lancent une grande campagne nationale qui demande au pouvoir public de classer les véhicules 4X4 comme polluants et de les interdire en zone urbaine, du fait également des problèmes de sécurité routière qu’ils posent.

Les partenaires de cette campagne dénoncent la vogue de l’achat de véhicule tout-terrain pour les zones urbaines :" Bénéficiant d’une publicité incessante, les 4x4 représentent désormais 5% du parc automobile français.
Ces véhicules parmi les plus gourmands en carburant utilisent égoïstement une ressource naturelle précieuse tout en accroissant encore un peu plus nos émissions de gaz à effet de serre, responsables du dérèglement climatique."

"De part leur poids et leur dimension, certains 4x4 rejettent l’équivalent d’un demi kilogramme de CO 2 par kilomètre parcouru (soit 3 à 4 fois plus qu’un véhicule de gamme moyenne), chiffre minoré par la non prise en compte des émissions dues à la climatisation. Pour satisfaire un effet de mode compulsif d’urbains en mal de paraître, les constructeurs automobiles n’hésitent pas à mettre sur le marché des véhicules de 2 tonnes dotés de pare buffle rutilant !"

La sécurité est également en jeu. Car si elle est renforcée pour les conducteurs des 4x4, la sécurité est mise à mal pour les piétons, vélos et voiture de moindre poids lors d’un choc avec ce type de véhicule.

Les instigateurs de la campagne demande donc en conséquence aux pouvoirs publics :
- de proscrire des centres urbains les véhicules de type 4x4
- de relancer le projet de malus pour l’achat des véhicules les plus consommateurs et de réintroduire une taxe annuelle frappant tous les véhicules particuliers, proportionnelle aux émissions de gaz à effet de serre et incluant les différentes options comme la climatisation

Pour relayer cette campagne, et faire entendre votre opinion :http://www.agirpourlenvironnement.org/campagnes/c20.htm

Campagne 4x4=zéro de conduite, à l’appel des associations et structures : Agir pour l’environnement, Greenpeace, France Nature environnement, Réseau action climax, Les Amis de la Terre, Fédération Nationale des Associations d’Usagers des Transports (FNAUT), Ekwo, Rue de l’avenir, Résistance à l’Agression Publicitaire (RAP), Le Publiphobe, Association 4D.

Co-errances lance un appel à soutien

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"La coopérative de diffusion CO-ERRANCES est née en janvier 2003. En réunissant des revues, des sociétés de production de films, des éditeurs de livres, des associations, des festivals.Co-errances est née d'une combativité tant culturelle que proprement politique : à rebours des logiques de concentration financière et de standardisation de plus en plus mortifères dans le monde des arts et de la culture, Co-errances a proposé une contre-offensive ne reniant certes pas l'utopie, mais avec une exigence (...)

"La coopérative de diffusion CO-ERRANCES est née en janvier 2003. En réunissant des revues, des sociétés de production de films, des éditeurs de livres, des associations, des festivals.Co-errances est née d’une combativité tant culturelle que proprement politique : à rebours des logiques de concentration financière et de standardisation de plus en plus mortifères dans le monde des arts et de la culture, Co-errances a proposé une contre-offensive ne reniant certes pas l’utopie, mais avec une exigence pragmatique quant au système économique réel.

Face à l’ultra-concurrence présentée comme un des fondamentaux du genre humain en général et de l’économie en particulier, cette coopérative a relevé un pari qui a engendré une dynamique collective inespérée : en misant sur l’esprit coopératif et en tenant comme indissociables les mises en œuvres artistiques et les réflexions sur la société, l’expérience de Co-errances prouve que d’autres circulations des œuvres et des idées sont bel et bien possibles en dehors des circuits des majors et de la grande distribution.

Sans renier l’exigence de viabilité propre à toute entreprise, la coopérative s’est démarquée quotidiennement des pratiques des entreprises vendant indifféremment des livres, des journaux ou des missiles, des films ou des produits boursiers. Co-errances s’est structurée autour d’une diversité de démarches reliées par le refus commun de se plier aux impératifs des formatages et autres exigences du marketing. De telles volontés ne peuvent aller sans heurts, sans erreurs, sans failles : un (mauvais) procès intenté par une maison de production vient déséquilibrer l’économie de la coopérative, qui n’a pas été conçue, on s’en doute, pour accumuler des réserves

Après quatre ans d’existence, la coopérative traverse une période difficile et nous nous tournons vers tous ceux qui jugent indispensable de pérenniser une structure de diffusion/distribution telle que Co-errances dans un paysage culturel marqué par le contrôle de quelques oligopoles sur la majorité de la presse, de l’édition, du cinéma, de l’audiovisuel. A l’instar de journaux ou d’associations dont les objectifs ne sont pas d’abord et avant tout le profit, Co-errances connaît aujourd’hui des difficultés financières conduisant la coopérative à faire cet appel à une souscription nationale, qui lui éviterait de fermer ses portes à très court terme.

Nous restons convaincus de la nécessité d’inventer des modes opératoires et cohérents de diffusion pour des démarches indépendantes de création. Dans une période de grande fragilité, d’incertitude et de précarité, au cœur d’une bataille difficile, nous avons besoin de votre soutien. Ce combat ne pourra être gagné qu’avec toutes celles et tous ceux qui sont convaincus que la culture est une affaire suffisamment décisive dans nos vies quotidiennes pour ne pas être laissée aux seules mains du fondamentalisme marchand.

Si vous partagez quelques-uns de ces constats, et si vous souhaitez que cet outil continue d’exister, ne tardez pas, soutenez Co-errances et faites passer cet appel".

Du 8 au 17 décembre 2006
Librairie éphémère de Co-errances
Au « Lieu dit »
Tous les jours à partir de 16h (jusque 22h)
6 rue Sorbier 75020 Paris M° Ménilmontant ou Gambetta côté Nadaud
(Entrée libre)

Communiqué en réaction à la distribution alimentaire du Bloc identitaire

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Paris, le 25 mai 2004 Nous, association(s) de lutte contre l'exclusion et de solidarité, nous élevons contre l'initiative contre-solidaire prise par le bloc identitaire de servir des repas dans les rues de Paris en refusant d'y associer des personnes d'origine étrangère (cf. Article du Parisien, Une soupe populaire servie par l'extrême droite du 15/05/04).Cette action s'inscrit selon nous en plein dans le cadre d'une discrimination raciale, contrairement à ce qui est rapporté par un militant du (...)

Paris, le 25 mai 2004

Nous, association(s) de lutte contre l’exclusion et de solidarité, nous élevons contre l’initiative contre-solidaire prise par le bloc identitaire de servir des repas dans les rues de Paris en refusant d’y associer des personnes d’origine étrangère (cf. Article du Parisien, Une soupe populaire servie par l’extrême droite du 15/05/04).Cette action s’inscrit selon nous en plein dans le cadre d’une discrimination raciale, contrairement à ce qui est rapporté par un militant du Bloc Identitaire dans cet article.

Les personnes à la rue sont des personnes fragilisées, en rupture de lien social avec leur entourage, et ayant pour certaines des souffrances psychologiques importantes. Il paraît d’autant plus lamentable d’exploiter leurs dépendances pour les associer à des idées fausses sur l’immigration et sur de soi-disant privilèges ou favoritismes qui auraient cours pour des personnes étrangères.

On ne contribue pas à revaloriser la dignité humaine de ces personnes en exploitant des sentiments tels que l’intolérance ou la fierté d’appartenir à une nationalité pour accentuer leur besoin identitaire. Nous ne reprochons pas à une partie du public de cette démarche de rechercher en priorité la possibilité de manger correctement dans un « cadre » plus convivial et restreint. Cependant, ce public est de facto contraint d’adhérer à un discours suscitant au mieux l’indifférence au pire la violence.

Les migrants et sans-papiers ne bénéficient pas de plus grands avantages que les « français de souche ». La plupart du temps, leur possibilité d’accès aux hébergements d’urgence tels que le Samu social est rendue plus difficile par la barrière de la langue.

D’autre part, les migrants subissent les effets de lois sur l’immigration de plus en plus restrictives et les conditions d’accueil pour la grande majorité qui ne demande pas l’asile n’étant pas adaptées à leurs besoins spécifiques, sont par défaut celles des personnes à la rue. Nous n’acceptons pas qu’ils soient exposés à cette sélection sur des critères racistes pour une chose aussi fondamentale que le droit de se nourrir.

L’hospitalité et la solidarité doivent s’effectuer sans discrimination de quelque sorte. De nombreuses associations qui servent des repas dans la rue sont de différentes origines ethniques, religieuses ou sont au contraire aconfessionnelles et laïques. Celles qui se revendiquent d’une confession religieuse ne font pas de « tri à l’entrée » parmi les personnes qu’elles aident.

Agir pour le bien d’autrui en raison d’idéologies ou de croyances est une chose, le faire dans un esprit de prosélytisme en est une autre bien moins respectable. On peut d’ailleurs s’interroger sur la finalité d’une action de « solidarité » dans la mesure où elle est associée à un discours d’embrigadement politique et communautariste.

Nous sommes conscients que ces actions sont le fait d’une minorité sur le terrain des actions de solidarité à Paris mais nous considérons comme très dommageable d’exploiter la misère de personnes en difficulté pour influencer leurs jugements et exacerber des tensions sociales qui sont déjà très présentes dans la rue.

Par ailleurs, le code pénal sanctionne le fait de « subordonner la fourniture d’un bien ou d’un service à une condition fondée sur motif discriminatoire » (art. 225-1 et 225-2, 1o du NCP).

Nous souhaitons que le public soit informé de ces manifestations et nous espérons que les pouvoirs publics sauront réagir à cet appel.

Signataires de ce communiqué :
Autremonde (communication autremonde.org), Collectif des Exilés du 10ème, Droits devants !!, No Vox, Ligue des Droits de l’Homme, Aux Captifs La Libération, Le Diaconat de La Rencontre/Entraide protestante du 10ème, la Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives, la Cimade, Ras l’front République, SOS Racisme, Emmaüs France, les compagnons de la nuit - la moquette, France Libertés, pour la RATP, le chargé de mission pour la lutte contre la grande exclusion, Dr. Patrick Henry.

Etre de culture musulmane et contre la misogynie, l’homophobie, l’antisémitisme et l’islam politique

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Manifeste

Ce manifeste a été inité principalement par des militants associatifs, syndicaux, des enseignants, des intellectuels etc. de culture musulmane. La liste des signataires est disponible sur le site Internet du manifeste Retrouver la force d'une laïcité vivante Femmes, hommes, de culture musulmane - croyants, agnostiques, ou athées -, nous dénonçons, avec la plus grande vigueur, les déclarations et actes de misogynie, d'homophobie et d'antisémitisme dont nous sommes témoins depuis un certain temps ici (...)

Ce manifeste a été inité principalement par des militants associatifs, syndicaux, des enseignants, des intellectuels etc. de culture musulmane. La liste des signataires est disponible sur le site Internet du manifeste

Retrouver la force d’une laïcité vivante

Femmes, hommes, de culture musulmane - croyants, agnostiques, ou athées -, nous dénonçons, avec la plus grande vigueur, les déclarations et actes de misogynie, d’homophobie et d’antisémitisme dont nous sommes témoins depuis un certain temps ici en France, et qui se revendiquent de l’islam. Nous voyons se manifester, là, une trilogie caractéristique de l’islamisme politique qui sévit depuis longtemps dans plusieurs de nos pays d’origine, contre lequel nous avons lutté, et sommes résolus à lutter encore.

L’égalité des sexes, un préalable à toute démocratie

Profondément partisans de l’égalité des droits entre les sexes, nous combattons l’oppression dont sont victimes les femmes soumises aux codes de statut personnel, comme c’est le cas en Algérie (sur ce point, l’avancée récente du Maroc éclaire d’une manière encore plus crue le retard algérien), et parfois même en France, par le biais des conventions bilatérales. Nous sommes convaincus qu’il ne peut y avoir de démocratie sans cette égalité des droits. Et c’est dans cette mesure que nous soutenons, sans ambiguïté, la campagne " 20 ans, barakat ! " (20 ans, ça suffit !) engagée par les associations de femmes algériennes, et qui doit se poursuivre tout le long de l’année 2004, demandant la suppression définitive du code de la famille, contre lequel elles se battent depuis vingt ans.

C’est aussi pour cette raison que nous nous opposons au port du voile islamique, quelle que soit la position de chacun d’entre nous sur l’opportunité d’une loi l’interdisant dans les écoles en France aujourd’hui. Dans divers pays, nous avons vu les violences, ou même la mort, infligées à des amies ou des proches parce qu’elles refusaient de le porter, et nous nous disons que, s’il est vrai que la floraison actuelle de voiles en France a trouvé un terreau dans les discriminations dont sont victimes les enfants issus de l’immigration, en aucun cas elle n’y a trouvé une cause, et certainement pas un rappel de la mémoire maghrébine : il y a bien, derrière ce prétendu "choix" dont se réclament un certain nombre de filles voilées, une volonté de promouvoir une société politique islamiste, s’appuyant sur une idéologie militante active sur le terrain et affichant des valeurs dont nous ne voulons pas.

Halte à l’homophobie

Pour les islamistes - comme pour tous les machistes et intégristes -, " être un homme " veut dire avoir le pouvoir sur les femmes, y compris le pouvoir sexuel. À leurs yeux, tout homme qui est pour l’égalité entre les sexes est potentiellement un sous-homme, un " pédé ". Ce mode de pensée est récurrent depuis la montée de l’islamisme politique, et sa férocité n’a d’égal que son hypocrisie.
L’un des organisateurs de la manifestation du samedi 17 janvier 2004 en faveur du voile déclare qu’"il est scandaleux que des gens qui se sentent choqués par le foulard ne se sentent pas choqués par l’homosexualité" : pour lui, sans doute, une société vertueuse est une société qui enferme les femmes derrière des voiles, et les homosexuels derrière des barreaux, comme on l’a vu faire en Égypte.
On frémit en pensant à ce que ces théories, si elles venaient à triompher, entraîneraient pour les " impudiques ", à savoir les femmes non voilées, les homosexuels, ou les mécréants. Nous considérons, au contraire, que la reconnaissance de l’existence de l’homosexualité, et la liberté pour les homosexuels de mener leur vie comme ils l’entendent, est un indéniable progrès : à partir du moment où un individu ne contrevient pas aux lois qui protègent les mineurs, les choix sexuels de chacun concernent chacun, et en aucun cas l’État.

Contre l’antisémitisme

Enfin, nous condamnons, avec la plus grande fermeté, les affirmations antisémites dont sont porteurs des discours proférés ces derniers temps au nom de l’islam. Comme les femmes " impudiques " et les homosexuels, les juifs seraient à abattre : " Ils ont tout, et nous rien ", a-t-on entendu dans la manifestation du 17 janvier. Nous voyons là, à l’œuvre, l’instrumentalisation du conflit israélo-palestinien par les mouvements intégristes au profit de l’antisémitisme le plus inquiétant.
En dépit de notre opposition à la politique menée actuellement par le gouvernement israélien, nous refusons de nourrir une vision archaïque et fantasmatique du " Juif " par l’utilisation d’un conflit historique et réel entre deux peuples ; nous reconnaissons le droit à l’existence d’Israël, comme l’ont fait, successivement, le congrès de l’OLP tenu à Alger en 1988 et le sommet de la Ligue arabe réuni à Beyrouth en 2002 ; et c’est dans cette reconnaissance réitérée que s’inscrit notre engagement aux côtés du peuple palestinien dans son droit de fonder un État et de faire évacuer les Territoires occupés.

Une laïcité vivante

Nous sommes conscients que l’islam a été mal reconnu en France, et qu’il manque de lieux de prière, d’aumôneries et de cimetières. Nous sommes conscients que des jeunes Français issus de l’immigration connaissent un retard considérable dans leur promotion sociale et une discrimination constatée par tous les observatoires, et que l’idée de laïcité " à la française " a beaucoup perdu de sa valeur pour eux.
Face à cette perte de valeur, deux voies se présentent à eux : ou bien retrouver la force d’une laïcité vivante, c’est-à-dire de l’action politique au quotidien pour faire avancer leurs droits et se revendiquer des acquis pour lesquels se sont souvent battus leurs pères et leurs mères, qui appartenaient à des classes sociales, des cultures, des peuples, des nations, avant d’appartenir à l’islam ; ou bien se reconnaître dans une oumma fictive et informatisée, qui n’a plus rien à voir avec les réalités qui les entourent, et qui se drape dans des oripeaux républicains ou tiers-mondistes pour mieux dessiner une société inégalitaire, répressive et intolérante. Cette seconde voie ne peut être la nôtre.

Pour signer le manifeste, pour tous contacts et informations : pcmha noos.fr ou 06 81 60 65 43

Site : http://www.manifeste.org
Ce manifeste peut être signé aussi par des personnes (prénom, nom, profession, pays) qui ne sont pas de " culture musulmane ".

JURISTES POUR L’ EUROPE

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Le texte qui nous est proposé n'est pas un projet du président de la République ou du gouvernement. Il s'agit d'un traité, c'est-à-dire d'un accord international conclu entre 25 Etats européens dont la France. Comme tout accord négocié, il est le fruit d'un compromis dans lequel personne ne peut trouver tout ce qu'il aurait souhaité ; chacun a dû faire un pas vers chacun de ses partenaires. C'est à cet accord à 25 Etats, et non à quelque responsable politique que ce soit, que les signataires de ce (...)

Le texte qui nous est proposé n’est pas un projet du président de la République ou du gouvernement. Il s’agit d’un traité, c’est-à-dire d’un accord international conclu entre 25 Etats européens dont la France.
Comme tout accord négocié, il est le fruit d’un compromis dans lequel personne ne peut trouver tout ce qu’il aurait souhaité ; chacun a dû faire un pas vers chacun de ses partenaires. C’est à cet accord à 25 Etats, et non à quelque responsable politique que ce soit, que les signataires de ce texte apportent leur soutien et engagent à dire OUI.
Ce qui est en jeu, le 29 mai 2005, ce n’est donc pas telle loi , telle directive, tel gouvernement, mais la construction européenne elle-même, dans sa portée historique : "L‘Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre..." déclarait Robert Schuman, à Paris, le 9 mai 1950. Et il proposait, du même coup, de poser la première pierre d’un édifice commun aux anciens belligérants et qui devait rendre impensable une nouvelle guerre entre eux. "L’Europe ne se fera pas d’un coup", ajoutait-il. L’Europe a été ainsi faite, pas à pas, suivant une série de traités successifs : CECA(1951) ; Communauté économique européenne (1957) fondatrice du Marché commun ; Union européenne, depuis le traité de Maastricht (1992) révisé par les traités d’Amsterdam (1997) et de Nice (2000) tandis que le nombre de ses Etats membres est passé de 6 à 9 puis 10, 12, 15 ; à 25 depuis mai 2004. Il fallait adapter les institutions communes à cette configuration nouvelle, ce que, de l’avis de tous, le traité de Nice ne fait pas de manière satisfaisante. Au terme de deux ans de négociations, dans une transparence inaccoutumée, les 25 Etats membres se sont accordés sur le texte qu’ils proposent aux peuples d’Europe sous le nom de Constitution.
Ce nouveau traité rend possible la poursuite d’une entreprise historique sans précédent, et donc sans modèle de référence. Le texte ne manque pas de mérites :
1- Sous le nom de constitution, ce traité affirme un principe d’unité dans la construction européenne que l’accumulation et la superposition des traités avaient progressivement compromise. La Constitution est tout d’abord une fusion des traités antérieurs dans un document unique que chacun peut avoir entre les mains.
2- Le système européen devient plus intelligible : la structure complexe, obscure, en trois piliers, telle qu’elle a été dessinée à Maastricht en1992 (1- Marché commun ; 2- Politique étrangère et de sécurité commune ; 3- Justice et affaire intérieures) disparaît au profit d’un dispositif institutionnel unique.
3- L’unité institutionnelle retrouvée donne plus de puissance à l’Union européenne, ce qui est capital, dans un contexte de mondialisation accélérée, pour les nations qui la composent. Elle devient un acteur international juridiquement capable d’intervenir non seulement dans le domaine traditionnel du commerce international, ce que faisait la Communauté, mais aussi dans les autres domaines de la politique étrangère et de la défense ainsi que dans la coopération au développement et l’aide humanitaire où l’action commune est préférable aux pratiques unilatérales. Elle peut également agir plus efficacement dans la lutte contre la criminalité internationale : terrorisme, criminalité d’affaire, trafics d’armes, de drogue, d’êtres humains ; agressions contre l’environnement . Avec cette constitution, l’Europe politique commence.
4- La constitution organise un système de pouvoir plus simple et plus efficace : la définition des compétences respectives de l’Union et des Etats membres permet de mieux savoir qui fait quoi (art. I-11 à I-18) ; le système de calcul de la majorité qualifiée au sein du Conseil des Ministres est devenu simple et raisonnable (art. I-25)
5- Un progrès remarquable est réalisé dans le domaine du respect du droit : les décisions de toutes les institutions, y compris le Conseil européen, jusqu’alors irresponsable, peuvent être soumises au contrôle de la Cour de Justice (art. III-367-371).
6- Le fonctionnement des institutions est plus démocratique. Le Parlement européen reçoit un pouvoir législatif plus étendu et un pouvoir budgétaire renforcé. Les parlements nationaux se voient garantir un pouvoir de contrôle et d’intervention accru .
7- La démocratie participative est assurée par un large droit d’accès des citoyens aux documents et aux délibérations et par l’instauration du dialogue avec les associations de la société civile (art.I-47) et avec les partenaires sociaux (art. I.48). En outre, une initiative populaire d’un million de citoyens de plusieurs Etats membres peut amorcer le processus législatif (art.I-47).
8- Les droits des citoyens européens sont considérablement étoffés : La Charte des droits fondamentaux (2° partie) est intégrée dans la Constitution ; elle comporte près de 50 articles qui définissent de manière substantielle les droits civils et politiques, les droits sociaux (que les traités antérieurs n’abordaient pas directement) ; les citoyens peuvent se prévaloir de ces droits devant un juge ; ils ont également la faculté de saisir un médiateur face aux éventuels abus administratifs des institutions de l’Union.
9- Au sein des dispositions de caractère économique, purement et simplement reconduites dans les termes où elles ont été énoncées en 1957 (en particulier pour tout ce qui concerne la libre circulation et le contrôle de la concurrence), figure une référence expresse à la valeur fondamentale que l’Union attache aux services publics et à l’accomplissement de leurs missions constitutives de son modèle social (art. III-122). La référence à une " économie sociale de marché ", avec des objectifs de plein emploi, de protection sociale élevée, de lutte contre l’exclusion et de solidarité constitue une évolution positive par rapport aux textes antérieurs, ce qui a déterminé l’approbation de la confédération européenne des syndicats (CES) à la constitution.
10- Une constitution n’étant pas de marbre, ce système n’est pas figé : il prévoit deux procédures de révision, l’une, ordinaire (art.IV-444), l’autre simplifiée (art.IV-445) ; il élargit la possibilité pour certains Etats d’établir entre eux une coopération renforcée (art.I-44 ; III-416 à 423).

Le rejet par la France, pays fondateur, de ce projet de constitution ne constituerait pas seulement un refus du progrès qu’elle représente par rapport au traité de Nice mais, en substance, un rejet de tous les traités antérieurs depuis le traité de Rome puisque ces traités sont incorporés dans le texte. Ce serait, dans le fond, un non à l’Europe.
Les signataires du texte ci-dessus, juristes de formation et de profession, ont des sensibilités politiques diverses. Ils ont en commun l’espoir que la construction européenne , l’invention politique la plus neuve, la plus intelligente de l’après-guerre, va se poursuivre. Cette constitution n’est pas la fin de l’histoire ; elle est une étape sur un chemin qui doit rester ouvert aux générations futures. Alors, très fermement : OUI à la CONSTITUTION.

La charte des Enfants de Don Quichotte

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CHARTE DU CANAL ST MARTIN POUR L'ACCES DE TOUS A UN LOGEMENT PREAMBULE Nous, citoyens et citoyennes, refusons la situation inhumaine que vivent certains d'entre nous, sans domicile fixe. Nous voulons que soit mis fin à ce scandale, à la honte que cela représente pour un pays comme le nôtre. La Constitution garantit le droit à la dignité, à des moyens convenables d'existence, et nous avons un devoir d'assistance à personne en danger. Nous n'acceptons plus que les plus fragiles ou les plus (...)

CHARTE DU CANAL ST MARTIN
POUR L’ACCES DE TOUS A UN LOGEMENT

PREAMBULE

Nous, citoyens et citoyennes, refusons la situation inhumaine que vivent certains d’entre nous, sans domicile fixe. Nous voulons que soit mis fin à ce scandale, à la honte que cela représente pour un pays comme le nôtre.
La Constitution garantit le droit à la dignité, à des moyens convenables d’existence, et nous avons un devoir d’assistance à personne en danger. Nous n’acceptons plus que les plus fragiles ou les plus pauvres soient laissés au bord de la route.
Il faut rompre avec les solutions provisoires, les logiques d’urgence qui aggravent la précarité et condamnent tant de personnes à une souffrance insupportable, et même certaines à une mort prématurée.
Nous demandons à l’Etat de mettre en place dès aujourd’hui une politique ambitieuse garantissant l’accès de tous à un vrai logement, à travers les mesures suivantes. Pour la dignité de tous.

ARTICLE 1 :
OUVRIR LES STRUCTURES D’HEBERGEMENT 24H/24H, 365 JOURS PAR AN, ET HUMANISER LES CONDITIONS D’ACCUEIL.

Parce que certains centres d’hébergement sont inadaptés, parce que beaucoup de personnes sans domicile fixe refusent d’y aller, il faut humaniser les conditions d’accueil dans les foyers :
- Ouverture 24H/24, 365 jours par an de tous les centres d’hébergement
- Mise en place de locaux décents et à taille humaine
- Accueil en chambre individuelle, ou double si désirée
- Garantie de places accessibles pour les couples et les personnes ayant des chiens
- Participation des personnes à la vie et l’organisation du centre
- Renforcement de l’accompagnement social

Les locaux ne permettant pas de répondre à ces exigences doivent être fermés et remplacés par des structures adéquates. Le nombre de places doit être ajusté à la demande, pour que nul ne reste sans hébergement.

ARTICLE 2 :
FINI LE RENVOI A LA RUE ! TOUT ACCUEIL EN HEBERGEMENT DOIT MENER A UNE SOLUTION STABLE

Le système actuel d’urgence porte atteinte à la dignité des personnes lorsqu’on les envoie d’hébergement en hébergement, pour des périodes arbitraires, de quelques jours, entrecoupées de passages à la rue. L’appel au 115 devrait être unique et entraîner un hébergement de la durée nécessaire ! Les dispositifs comme l’accueil « 7 nuits » du 115 à Paris doivent être abolis ! On entretient ainsi l’errance, par une répétition de ruptures alors que tout être humain a besoin de stabilité et de liens durables.
Cette pratique, qui décourage et casse tant de personnes, ruine leur santé et les met en danger, doit cesser immédiatement. La durée d’accueil dans un hébergement doit toujours être personnalisée et conduire à une solution durable et librement choisie.

ARTICLE 3 :
CREER IMMEDIATEMENT UNE OFFRE DE LOGEMENTS TEMPORAIRES

En attendant la pleine application des articles 4,5 et 6, et parce que l’hébergement en hôtel, ou le maintien en foyer au-delà de la durée nécessaire, sont coûteux et inadaptés, il faut immédiatement mettre des logements à disposition de manière temporaire par :
- la location de logements dans le parc locatif privé
- l’application de la loi de réquisition
- la mobilisation des logements sociaux vacants notamment ceux voués à la démolition

ARTICLE 4 :
CREER PLUS DE LOGEMENTS SOCIAUX, ACCESSIBLES AUX MENAGES LES PLUS PAUVRES

Compte tenu d’un déficit important de logements, de leur cherté, et de la saturation des hébergements temporaires, il convient de développer, plus qu’actuellement, une offre massive de logements sociaux, accessibles aux personnes et familles les plus modestes.

ARTICLE 5 :
DEVELOPPER DES FORMES ALTERNATIVES D’HABITAT

Pour certaines personnes, il convient de proposer des structures adaptées de logement, permettant de maintenir des liens sociaux et d’éviter l’isolement, tout en permettant à chacun d’avoir son propre espace personnel. Les structures de type « pension de famille » ont montré tout leur intérêt. Des projets novateurs doivent être d’avantage développés et soutenus, compte tenu de la diversité des besoins et des choix de vie (Maisons relais, auberges, auto construction, habitats semi collectifs, structures autogérées...).

ARTICLE 6 :
RENDRE LE DROIT AU LOGEMENT OPPOSABLE SUR TOUT LE TERRITOIRE

Tout citoyen ne pouvant pas se loger décemment par ses propres moyens doit pouvoir obtenir une proposition de logement, et à défaut saisir le juge. Les pouvoirs publics doivent avoir une obligation de résultat, comme pour le droit à l’éducation et aux soins. Il est temps de marquer une volonté politique pour prendre cette décision, et mettre en place un calendrier de mise en oeuvre.

« Si on relève toutes les personnes qui sont au plus bas, on relève tout notre peuple »
P.O, Enfant de Don Quichotte

« La lutte contre les exclusions est un impératif national fondé sur le respect de l’égale dignité de tous les êtres humains et une priorité de l’ensemble des politiques publiques de la nation. »
Art. 1.Loi no 98-657 du 29 juillet 1998 d’orientation relative à la lutte contre les exclusions
.

Avec le concours de membres de nombreuses associations intervenant dans les domaines du logement et de l’exclusion, qui ont bien voulu nous apporter leur expertise, et que nous remercions.

Dans l’immédiat, nous exigeons l’arrêt de toute mesure consistant à évacuer par des pressions ou la force une personne de l’abri dont elle dispose, sauf cas de danger avéré.

Les Enfants de Don Quichotte
Campement du Canal St Martin
Paris, le 25 décembre 2006

Pour signer la charte, rendez vous sur le site des Enfants de Don Quichotte.

La constituante

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Inspirée de l'assemblée constituante de 1789 mais ouverte au plus grand nombre grâce aux outils du 21ème siècle, laconstituante.org est une initiative non partisane [lancée par l'association Dans la cité] qui encourage les citoyens français à se mobiliser pour aboutir à des propositions de réformes de l'organisation politique et sociale de la République. Nous nous instituons en assemblée Constituante et invitons l'ensemble des citoyens volontaires à nous rejoindre pour renégocier le « contrat social (...)

Inspirée de l’assemblée constituante de 1789 mais ouverte au plus grand nombre grâce aux outils du 21ème siècle, laconstituante.org est une initiative non partisane [lancée par l’association Dans la cité] qui encourage les citoyens français à se mobiliser pour aboutir à des propositions de réformes de l’organisation politique et sociale de la République.

Nous nous instituons en assemblée Constituante et invitons l’ensemble des citoyens volontaires à nous rejoindre pour renégocier le « contrat social »...

Le constat d’une fracture politique en France est aujourd’hui largement partagé au-delà des visions partisanes. Nombreux sont ceux qui appellent aujourd’hui de leurs voeux la naissance d’une VIème République. Mais les projets constitutionnels les plus aboutis ne proposent en général qu’une redéfinition des rapports entre les pouvoirs. Or, une Constitution, c’est aussi et avant tout le socle littéraire du "Contrat Social". C’est-à-dire l’affirmation - claire pour tous - de valeurs communes à l’ensemble du Peuple par delà les clivages politiques et sociaux et en amont des débats législatifs (qui concernent les moyens d’atteindre ensemble les buts que s’est fixé la Nation). C’est la redéfinition ou la réaffirmation de ces valeurs communes qui doivent nous permettre de mieux vivre ensemble, que s’est donné pour but laconstituante.org.

Cette nouvelle constitution devra en quelque sorte nous permettre de «  passer commande » à des Hommes Politiques dont les préoccupations nous semblent parfois très éloignées des enjeux immenses du 21ème siècle, en affirmant ce qui est pour nous fondamental.

Nous n’avons pas la prétention de proposer une Constitution clé en main, mais de laisser ceux qui le souhaitent s’exprimer et participer activement à son élaboration. Quel que soit l’avancement de vos "travaux constitutionnels" (une idée, tout un système...) nous vous invitons à nous rejoindre pour en débattre. Nous proposons en Préambule un texte réaffirmant les valeurs républicaines minimales qui nous semble pouvoir rassembler l’ensemble des Français. Comme tout sur ce site, ce texte est discutable.

Notre nombre fera notre légitimité !

Site : www.laconstituante.org

La réforme de l’Aide Médicale d’Etat (AME) met tous les jours la santé de milliers de personnes en danger.

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Paris, le 8 juin 2004 - Six mois après la réforme de l'Aide médicale d'Etat (AME), dispositif réservé aux résidents sans titre de séjour sur notre territoire et aux ressources extrêmement faibles, les équipes de Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, le Samu social de Paris et le Comede (Comité Médical pour les Exilés) rapportent au quotidien les effets pervers de ce nouveau système. C'est, par exemple le cas de Balbine, une camerounaise de 32 ans, sans titre de séjour depuis son arrivée en France (...)

Paris, le 8 juin 2004 - Six mois après la réforme de l’Aide médicale d’Etat (AME), dispositif réservé aux résidents sans titre de séjour sur notre territoire et aux ressources extrêmement faibles, les équipes de Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, le Samu social de Paris et le Comede (Comité Médical pour les Exilés) rapportent au quotidien les effets pervers de ce nouveau système.

C’est, par exemple le cas de Balbine, une camerounaise de 32 ans, sans titre de séjour depuis son arrivée en France en 1995. Elle n’a pu réunir les preuves de sa présence en France depuis ces trois derniers mois, ayant des justificatifs pour les mois de mars et avril 2004, mais pas pour février. Pourtant, Balbine souffre d’une anémie très importante due à des hémorragies utérines qui peut mettre sa vie en danger si on ne peut ni faire de diagnostic, ni la traiter.

Pour Balbine comme pour des centaines d’autres personnes dans toute la France, la réforme de l’AME, en supprimant l’accès immédiat et en exigeant des malades de faire la preuve d’une présence ininterrompue de plus de trois mois sur le territoire, a des conséquences directes sur l’accès aux soins des plus démunis : les malades n’ont, de fait, pas accès au dispositif de médecine générale, sauf à acquitter d’eux-mêmes le coût des consultations ; ils sont renvoyés dans les hôpitaux, déjà surchargés, même pour des soins qui ne nécessitent pas de plateau technique hospitalier, ou sont admis en urgence pour des pathologies sévères qui n’ont pas été soignées à temps. Ils sont également confrontés à un durcissement des pratiques administratives pour la constitution de leur dossier. Pour certains, ces difficultés mènent tout simplement à l’abandon de toute démarche de soins.

Dès décembre 2002, de nombreuses associations médicales et sociales s’étaient déjà fortement mobilisées pour protester contre les premières modifications de l’AME. En décembre 2003, Médecins du Monde et Médecins Sans Frontières avaient lancé un appel conjoint pour alerter les ministres de la Santé et des Affaires sociales des dangers induits par la réforme de l’AME. Cette alerte a été signée par 160 associations dont le Samu social de Paris et le Comede. En tant qu’acteurs médicaux et sociaux impliqués au quotidien dans la prise en charge des populations les plus précaires en France, nous condamnions ces mesures qui risquaient de mettre en danger la santé de 150 000 personnes parmi les plus fragiles d’entre nous.

Aujourd’hui, la réforme de l’AME met tous les jours la santé de milliers de personnes en danger. Les progrès réalisés ces dix dernières années dans le cadre des dispositifs AME et CMU (Couverture Maladie Universelle) doivent être consolidés au lieu d’être ruinés. C’est pourquoi nous demandons de revenir au dispositif AME qui existait avant décembre 2003 et qui permettait aux plus vulnérables d’avoir un accès effectif et immédiat au système de droit commun.

>>> Voir le dossier de presse en pdf (200 Ko)

>>> Signez la pétition pour la défense de l’Aide Médicale Etat

Pour plus d’informations :
Samu social - Valérie Coton. Tél. : 01 41 74 82 61
Médecins du Monde - Laure Weisgerber et Annabelle Quénet. Tél. : 01 44 92 14 31 / 32
Médecins Sans Frontières - Caroline Livio et Laurence Hugues. Tél. : 01 40 21 27 94 / 28 43
Comede - Arnaud Veïsse et Didier Maille. Tél. : 01 45 21 38 24 / 38 40

Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans

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Le gouvernement prépare actuellement un plan de prévention de la délinquance qui prône notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l'enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance. Dans ce contexte la récente expertise de l'INSERM, qui préconise le dépistage du « trouble des conduites » chez l'enfant dès le plus jeune âge, prend un relief tout particulier. Les professionnels sont invités à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux, génétiques, (...)

Le gouvernement prépare actuellement un plan de prévention de la délinquance qui prône notamment une détection très précoce des « troubles comportementaux » chez l’enfant, censés annoncer un parcours vers la délinquance. Dans ce contexte la récente expertise de l’INSERM, qui préconise le dépistage du « trouble des conduites » chez l’enfant dès le plus jeune âge, prend un relief tout particulier.
Les professionnels sont invités à repérer des facteurs de risque prénataux et périnataux, génétiques, environnementaux et liés au tempérament et à la personnalité. Pour exemple sont évoqués à propos de jeunes enfants « des traits de caractère tels que la froideur affective, la tendance à la manipulation, le cynisme » et la notion « d’héritabilité (génétique) du trouble des conduites ».
Le rapport insiste sur le dépistage à 36 mois des signes suivants : « indocilité, hétéroagressivité, faible contrôle émotionnel, impulsivité, indice de moralité bas », etc. Faudra-t-il aller dénicher à la crèche les voleurs de cubes ou les babilleurs mythomanes ?
Devant ces symptômes, les enfants dépistés seraient soumis à une batterie de tests élaborés sur la base des théories de neuropsychologie comportementaliste qui permettent de repérer toute déviance à une norme établie selon les critères de la littérature scientifique anglo-saxonne.

Avec une telle approche déterministe et suivant un implacable principe de linéarité, le moindre geste, les premières bêtises d’enfant risquent d’être interprétés comme l’expression d’une personnalité pathologique qu’il conviendrait de neutraliser au plus vite par une série de mesures associant rééducation et psychothérapie.
A partir de six ans, l’administration de médicaments, psychostimulants et thymorégulateurs devrait permettre de venir à bout des plus récalcitrants.
L’application de ces recommandations n’engendrera-t-elle pas un formatage des comportements des enfants, n’induira-t-elle pas une forme de toxicomanie infantile, sans parler de l’encombrement des structures de soin chargées de traiter toutes les sociopathies ?

L’expertise de l’INSERM, en médicalisant à l’extrême des phénomènes d’ordre éducatif, psychologique et social, entretient la confusion entre malaise social et souffrance psychique, voire maladie héréditaire.
En stigmatisant comme pathologique toute manifestation vive d’opposition inhérente au développement psychique de l’enfant, en isolant les symptômes de leur signification dans le parcours de chacun, en les considérant comme facteurs prédictifs de délinquance, l’abord du développement singulier de l’être humain est nié et la pensée soignante robotisée.
Au contraire, plutôt que de tenter le dressage ou le rabotage des comportements, il convient de reconnaître la souffrance psychique de certains enfants à travers leur subjectivité naissante et de leur permettre de bénéficier d’une palette thérapeutique la plus variée.
Pour autant, tous les enfants n’en relèvent pas et les réponses aux problèmes de comportement se situent bien souvent dans le domaine éducatif, pédagogique ou social.

Cette expertise INSERM intervient précisément au moment où plusieurs rapports sont rendus publics au sujet de la prévention de la délinquance. On y lit notamment des propositions visant à dépister dès les trois premières années de leur vie les enfants dont l’« instabilité émotionnelle (impulsivité, intolérance aux frustrations, non maîtrise de notre langue) [va] engendrer cette violence et venir alimenter les faits de délinquance ».
On assiste dès lors, sous couvert de « caution scientifique », à la tentative d’instrumentalisation des pratiques de soins dans le champ pédopsychiatrique à des fins de sécurité et d’ordre public. Le risque de dérive est patent : la détection systématique d’enfants « agités » dans les crèches, les écoles maternelles, au prétexte d’endiguer leur délinquance future, pourrait transformer ces établissements de lieux d’accueil ou d’éducation en lieux de traque aux yeux des parents, mettant en péril leur vocation sociale et le concept-même de prévention.

Professionnels, parents, citoyens, dans le champ de la santé, de l’enfance, de l’éducation, etc. :
- Nous nous élevons contre les risques de dérives des pratiques de soins, notamment psychiques, vers des fins normatives et de contrôle social.
- Nous refusons la médicalisation ou la psychiatrisation de toute manifestation de mal-être social.
- Nous nous engageons à préserver dans nos pratiques professionnelles et sociales la pluralité des approches dans les domaines médical, psychologique, social, éducatif... vis-à-vis des difficultés des enfants en prenant en compte la singularité de chacun au sein de son environnement.
- Nous en appelons à un débat démocratique sur la prévention, la protection et les soins prodigués aux enfants, dans un esprit de clarté quant aux fonctions des divers acteurs du champ social (santé, éducation, justice...) et quant aux interrelations entre ces acteurs.

Pour signer la pétition : http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/index.php?petition=3&signe=oui

Pétition : Pour une laïcité pleine et entière

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Devoir d’agir

Au Président de la République Française au Président du Sénat, au Président de l'Assemblée Nationale, aux Présidents des groupes parlementaires au Sénat et à l'Assemblée Nationale. Les citoyens soussignés appellent les Français et les Françaises attachés aux principes laïques et démocratiques qui fondent notre République à manifester massivement leur opposition absolue à toute tentative de mainmise des intégrismes religieux sur notre société ; à rejeter toute initiative législative tendant à modifier ou à (...)

Au Président de la République Française
au Président du Sénat,
au Président de l’Assemblée Nationale,
aux Présidents des groupes parlementaires au Sénat et à l’Assemblée Nationale.

Les citoyens soussignés appellent les Français et les Françaises attachés aux principes laïques et démocratiques qui fondent notre République à manifester massivement leur opposition absolue à toute tentative de mainmise des intégrismes religieux sur notre société ; à rejeter toute initiative législative tendant à modifier ou à nier ces fondements ; à défendre la pensée libre, la liberté de conscience ainsi que la liberté d’expression et de jugement qui en est le corollaire ; à exiger de nos responsables politiques qu’ils défendent et fassent respecter avec fermeté les 3 principes suivants :

1 - La France est un pays qui a institutionnalisé le principe de Laïcité et qui l’a inscrit dans sa Constitution : ce principe doit être défendu sans concessions.

2 - La France est le pays des Lumières, et revendique l’œuvre de Voltaire, Diderot, Montesquieu, Rousseau, et de tous ceux qui ont aidé l’esprit à s’affranchir de toute croyance irrationnelle, et défendu la liberté de conscience comme la liberté d’expression. Cette dernière ne doit souffrir d’aucun « MAIS » qui ouvrirait la porte à un recul des libertés.

3 - La France est le pays de la séparation imprescriptible des Eglises et de l’Etat depuis 1905 : toutes les religions doivent pouvoir être pratiquées librement et sans ostracisme par ceux qui le souhaitent. Ceux qui ne croient pas, athées et agnostiques, ont le droit de faire valoir leur point de vue et de critiquer, dans les formes qui leur conviennent, toutes les religions, celles-ci relevant exclusivement du domaine privé : le délit de blasphème, en particulier, supprimé de nos lois il y a près de 2 siècles, ne doit pas être réintroduit par quelque biais que ce soit. C’est à la loi générale seule - expression du peuple tout entier - de fixer la règle commune.

Nous exigeons des hommes et des femmes que nous avons élus pour nous représenter dans les instances démocratiques qu’ils et elles s’engagent de manière absolue et sans restriction à défendre ce principe de laïcité.

NOS VOTES ONT UN PRIX : CELUI DE LA LIBERTÉ DE PENSER ET DE S’EXPRIMER.

Signer la pétition : www.petitiononline.com/ybszo/petition.html

Pétition : Sauvons l’Europe

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Après le non français, puis néerlandais, suivis de l'ajournement britannique, après l'échec du sommet européen, le traité constitutionnel est moribond. Chaque jour, l'Europe se défait un peu plus, à une vitesse stupéfiante : les opinions publiques des divers Etats manifestent scepticisme ou angoisse. Les outils forgés hier pour construire l'Europe d'aujourd'hui sont aussi touchés : l'absence d'accord sur le budget de l'Union fait peser un sérieux risque sur les politiques communes. Les dirigeants (...)

Après le non français, puis néerlandais, suivis de l’ajournement britannique, après l’échec du sommet européen, le traité constitutionnel est moribond. Chaque jour, l’Europe se défait un peu plus, à une vitesse stupéfiante : les opinions publiques des divers Etats manifestent scepticisme ou angoisse.
Les outils forgés hier pour construire l’Europe d’aujourd’hui sont aussi touchés : l’absence d’accord sur le budget de l’Union fait peser un sérieux risque sur les politiques communes. Les dirigeants européens n’offrent ni alternative, ni dynamique nouvelle. Jusqu’à l’Euro même qui voit sa légitimité et son utilité contestée : déjà des ministres en exercice de plusieurs pays importants l’ont publiquement mis en cause. De telles manifestations sont encore minoritaires, mais on sait qu’une monnaie, et l’Euro plus qu’une autre, ne tient guère que sur la confiance collective. Il est clair aujourd’hui que le fameux plan B n’existait pas, et était soit un mensonge, soit un leurre. Il n’y a aujourd’hui aucune alternative crédible au projet de Traité constitutionnel.

L’exigence d’un toit politique

Poursuivre le processus de ratification du traité relève de la décision des Etats membres : deux ou trois Etats, fussent-ils fondateurs, n’ont pas à décider pour tous les autres. Chaque peuple, chaque élu, chaque citoyen européen conserve le droit de dire ce qu’il en pense. Mais le blocage induit par le non de deux pays fondateurs peut laisser la crise enfler pendant de longs mois.
Il nous faut prendre acte des votes de défiance, en analyser les raisons multiples. Il en émerge à la fois des aspirations souverainistes et protectionnistes, la peur de l’avenir mêlée à une aspiration à davantage d’Europe, notamment sociale. Cependant, quel que soit son avenir, l’esprit de ce traité demeure comme l’exigence d’un toit politique de l’Europe, préalable à tout approfondissement social.

Penser un nouveau projet

L’Europe traverse une crise majeure, la plus grave depuis le début de la construction européenne. Son affaiblissement signifie un désordre accru de la mondialisation, avec toutes ses conséquences pour les pays les plus pauvres, les équilibres humains et écologiques de la planète. Il nous faut d’urgence inventer un nouveau projet européen pour éviter que l’Union ne se dissolve dans une grande zone de libre échange.
L’Europe est plus que jamais nécessaire pour défendre nos valeurs et offrir au monde un modèle international de développement dans un monde instable et dangereux.. Nous voulons que l’Europe politique devienne réalité et s’ouvre aux peuples d’Europe qui aspirent à nous rejoindre.

Construire une société civile européenne

Nous appelons à des mobilisations nationales, démocratiques et européennes fortes, rassemblant tous ceux qui souhaitent sincèrement sauver l’Europe, ceux qui étaient partisans du traité, comme ceux qui en étaient adversaires, et prennent acte aujourd’hui des effets négatifs du refus français.
Nous appelons les parlements, européens et nationaux, les diverses forces politiques et les principales forces de la société civile, en premier lieu les partenaires sociaux, à proposer des formes d’intégration politique, bien sûr, économique et sociale, et des orientations politiques structurelles communes (aménagements du territoire, solidarité, recherche) qui devraient être ensuite validées aux deux échelles, européenne et nationale.
Le Parlement européen a appelé à la tenue de « forums citoyens ». Pour qu’ils réussissent, nous appelons à constituer, pour la première fois, à l’échelle de la France d’abord, et bien sûr de l’Europe, des comités Sauvons l’Europe. D’ores et déjà nous réunirons fin septembre lors d’une université d’été ouverte à toutes celles et ceux qui partagent cette perspective.

La diversité de nos engagements, de nos convictions, de nos appartenances nous rassemble dans le sentiment d’une même urgence, du même espoir de paix, de démocratie et de prospérité partagées qui a animé les fondateurs de l’Europe moderne : il faut sauver l’Europe.

Signer la pétition et découvrir la liste des premiers signataires : www.sauvonsleurope.org

A lire sur Place Publique : la présentation des premières rencontres du mouvement "Sauvons l’Europe".

Pétition pour la reconnaissance du vote blanc

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La crise de confiance entre les citoyens et la classe politique atteint des sommets. Comment, dans ces conditions, le comportement des électeurs va-t-il être modifié. La terminologie de " suffrage exprimé " aura-t-elle encore un sens quand on ne saura plus dissocier le vote d'accord du vote de contestation. Plus que jamais, pour faire diminuer l'abstention et les votes de sanction, et pour avoir une idée du paysage politique réel de notre pays, le vote blanc doit être reconnu ! C'est plus qu'une (...)

La crise de confiance entre les citoyens et la classe politique atteint des sommets. Comment, dans ces conditions, le comportement des électeurs va-t-il être modifié. La terminologie de " suffrage exprimé " aura-t-elle encore un sens quand on ne saura plus dissocier le vote d’accord du vote de contestation. Plus que jamais, pour faire diminuer l’abstention et les votes de sanction, et pour avoir une idée du paysage politique réel de notre pays, le vote blanc doit être reconnu ! C’est plus qu’une avancée, c’est une nécessité.

Lorsque nous avons écrit ces premières lignes en 2000, nous ne savions pas encore à quel point elles s’avèreraient prophétiques deux ans plus tard, dans le contexte de l’élection présidentielle du 21 Avril 2002. Puis à nouveau lors de référendum sur la constitution européenne et voici que se présente la campagne présidentielles 2007.

La nécessité d’un vote blanc est un premier pas vers plus de démocratie, car les choix politiques qui devront être faits demain obligent à une légitimité et donc à une démocratie sans faille. En plus de cinq ans, nous avons perçu combien notre présence répondait à une attente d’un grand nombre de citoyens.

La défense du vote blanc est le premier pas vers la défense des droits du citoyen. Elle n’est pas si anodine que certains veulent le dire, parce qu’elle est emblématique d’une démocratie rénovée à laquelle beaucoup adhèrent déjà.

Pétition à signer sur le site du Parti blanc.

Pétition pour une consultation dans les banlieues

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« Citoyons-nous » est une association qui est née d'un constat simple : face à la montée des violences dans les banlieues, aucune solution de fond n'est apportée, pour la simple raison qu'aucune réelle revendication n'a été identifiée. Le bon sens voudrait pourtant qu'on s'intéresse aux questions avant même d'apporter des solutions ! A l'heure actuelle, il est urgent de donner la parole à ceux qui en ont le plus besoin : les jeunes des cités, leur famille, leurs voisins, etc. L'objectif de cette (...)

« Citoyons-nous » est une association qui est née d’un constat simple : face à la montée des violences dans les banlieues, aucune solution de fond n’est apportée, pour la simple raison qu’aucune réelle revendication n’a été identifiée.

Le bon sens voudrait pourtant qu’on s’intéresse aux questions avant même d’apporter des solutions !

A l’heure actuelle, il est urgent de donner la parole à ceux qui en ont le plus besoin : les jeunes des cités, leur famille, leurs voisins, etc.

L’objectif de cette association est donc d’inciter le gouvernement, par le biais d’une pétition, à mettre en place une consultation nationale dans les banlieues, pour laisser chacun s’exprimer sur ses revendications, à la manière des cahiers de doléances.

Cette pétition sera adressée le 1er janvier 2006 au Gouvernement français.

Pour obtenir plus de renseignements et signer la pétition, consultez le Blog de l’association : http://citoyonsnous.20six.fr/

Pour que nos voix comptent, fédérons-nous !

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Dans un appel du collectif "Devoirs de mémoires" publié jeudi 8 décembre par le Nouvel Observateur, un certain nombre de personnalités (voir plus bas) appelent à s'inscrire sur les listes électorales pour "que Liberté, Egalité, Fraternité s'inscrivent réellement dans notre quotidien". "Le 20 décembre, allons nous inscrire ! Allons jeunes et moins jeunes de la patrie, le jour de s'inscrire sur les listes électorales est arrivé. Parce que nous existons, tous autant que nous sommes, passons ce message (...)

Dans un appel du collectif "Devoirs de mémoires" publié jeudi 8 décembre par le Nouvel Observateur, un certain nombre de personnalités (voir plus bas) appelent à s’inscrire sur les listes électorales pour "que Liberté, Egalité, Fraternité s’inscrivent réellement dans notre quotidien".

"Le 20 décembre, allons nous inscrire !

Allons jeunes et moins jeunes de la patrie, le jour de s’inscrire sur les listes électorales est arrivé. Parce que nous existons, tous autant que nous sommes, passons ce message d’avenir, voici une des solutions concrètes après les révoltes sociales. La République appartient à tous, soyons représentés ensemble dans le cadre républicain. Surtout quand nos frères immigrés en sont privés.

Nos destins sont imbriqués ! Chacun de nous est une voix, chacun de nous a des droits sur les choix sociaux, économiques, culturels et politiques, faisons-les valoir. Nous exigeons que Liberté, Egalité, Fraternité s’inscrivent réellement dans notre quotidien. Parce que la société française est composée de nous tous, faisons-nous entendre.

La démocratie n’attend que nous, quels que soient notre couleur, nos origines (sans reniement), notre lieu d’habitation, France hexagonale, France d’outre mer, cités, milieu ruraux et autres. Retissons les liens parfois abîmés. Non à la séparation, Non aux boucs émissaires. Oui au dialogue, Oui à l’écoute et au rapprochement. La jeunesse, des quartiers et d’ailleurs, est notre avenir. Pansons et renforçons les solidarités. Prenons cette initiative comme une arme démocratique ; comme un acte d’ouverture. Dans ce contexte d’Etat d’urgence sociale, de peur agitée, de préjugés, de discriminations, il est impératif de se mobiliser en cette journée nationale d’action citoyenne.

Nous voulons une histoire et un avenir commun. Si on ne s’occupe pas de la politique, la politique s’occupe et s’occupera de nous. Oeuvrons chacun à notre échelle. Ensemble choisissons de construire l’avenir. S’inscrire, c’est nécessaire, surtout maintenant. Nous ne voulons pas revivre le 21 avril 2002. Passons le message.

Nous appelons parallèlement le monde associatif de terrain à soutenir cette initiative."

Les parrains de l’initiative :
Jamel DEBBOUZE, Joey Starr, Jean-Pierre BACRI, Lilian THURAM, Mathieu KASSOVITZ, Mohamed DIA, Alain CHABAT, Les Robins Des Bois, Lady Laistee, Dadoo, Pascal BLANCHARD, Tété, Bruno GACCIO, Admiral T, Jacques MARTIAL, Zinédine ZIDANE, Brother Jimmy, Guillaume DEPARDIEU, Daddy Nuttea, Jacques Martial, Devoir de Réagir, Collectif Devoirs de Mémoires.

Site : //ddreagir.blogspot.com

Pour un OUI à la constitution

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Un OUI à la constitution, sans réserve Nous votons OUI à la nouvelle constitution européenne, sans réserve, pour les principes qu'elle affirme et pour les avancées qu'elle propose pour le fonctionnement des institutions européennes. Les tenants du NON à la constitution jugent la bouteille à moitié vide. 1. La constitution européenne serait trop libérale, pas assez sociale : elle n'offrirait pas de solutions concrètes aux problèmes les plus criants comme le chômage et la concurrence des pays (...)

Un OUI à la constitution, sans réserve

Nous votons OUI à la nouvelle constitution européenne, sans réserve, pour les principes qu’elle affirme et pour les avancées qu’elle propose pour le fonctionnement des institutions européennes.

Les tenants du NON à la constitution jugent la bouteille à moitié vide.

1. La constitution européenne serait trop libérale, pas assez sociale : elle n’offrirait pas de solutions concrètes aux problèmes les plus criants comme le chômage et la concurrence des pays émergents.

Il s’agit là d’un mauvais procès fait à l’Europe. Trente ans de politiques de l’emploi et de lutte contre la fracture sociale, menées par des gouvernements français, de gauche comme de droite, n’ont vaincu ni le chômage ni la pauvreté. L’Europe n’y est pour rien. Le système social français montre ses limites. Il est pathétique de vouloir, sur ce plan, donner des leçons à la terre entière.

2. Les services publics, vécus comme l’ultime rempart contre la précarité, ne seraient pas suffisamment défendus.

Indispensable pour les services d’intérêt général qu’il est le seul à pouvoir rendre, le service public ne peut être à lui seul garant de prospérité dans la compétition internationale d’aujourd’hui. Les opportunités de développement offertes par la croissance des pays nouvellement industrialisés comme la Chine, ou celle, prometteuse, des pays de l’ancien bloc de l’Est qui ont rejoint l’Europe ne seront pas partagées par des économies refermées sur elles-mêmes. L’expérience des régimes socialistes nous enseigne que le capitalisme d’état est incapable d’assurer les besoins de la population ; il n’a fait que mener les régimes communistes à la faillite et à la misère sociale.

3. La constitution ne serait pas suffisamment citoyenne.

La construction européenne est surtout restée, il est vrai, une activité inter-gouvernementale dépolitisée, abusant bien souvent de réglementations obscures. Mais en un quart de siècle nul n’a été capable de construire un espace politique européen commun, avec des partis constitués, permettant de mener un vrai débat démocratique sur le type de développement social voulu. Est-ce à la constitution de définir le mode d’organisation des partis en Europe ?

Mais bien sûr, ils oublient la moitié pleine, ils oublient les acquis européens innombrables.

1. Le plus important est sans nul doute l’assurance d’une paix prolongée sur le vieux continent, et d’une cohésion politique renforcée par l’accueil des pays de l’ancien bloc socialiste.

La constitution européenne est une des premières pierres démocratique et pacifique, à cette communauté de destin que tous les Européens partagent, qu’ils le veuillent ou non, y compris dans la zizanie ou sous le feu de nationalismes criminels. Les promesses de la construction européenne ne sont pas toutes accomplies, mais sa contribution à l’affaiblissement des nationalismes et à la paix européenne reste décisive.

2. Les principes de solidarité et de prise en compte des besoins sociaux sont explicites et pourront servir de références dans les prochains débats.

Ces principes sont un puissant levier sur lequel pourront s’appuyer la commission européenne, gardienne de la constitution et des institutions, et surtout les opinions européennes afin de soutenir ou de critiquer les politiques proposées. La Cour européenne de justice qui peut déjà être saisie directement par les citoyens est promise à un nouveau rôle d’arbitre des décisions. Le principe de citoyenneté politique transnationale en Europe pourrait enfin émerger.

3. La lutte contre toute forme de discrimination (raciale, religieuse, de sexe) et la reconnaissance de l’égalité homme-femme sont clairement affirmées.

Ce sont là des valeurs qu’aucun texte constitutionnel n’avait jusqu’ici aussi précisément énoncées.

Les sensibilités politiques en Europe sont contradictoires et mouvantes. La négociation, le débat, le compromis sont notre horizon. Il y a là comme un nouvel et difficile apprentissage de la démocratie à l’échelle d’un continent. Il n’y a pas meilleur destin. Nous l’acceptons sans crainte en votant et en appelant à voter OUI à la nouvelle constitution de l’Europe.

Site : www.initeurope.org

Pour une rencontre laïque internationale

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Cinéaste assassiné (Théo Van Gogh), caricaturistes danois physiquement menacés, professeur de philosophie contraint de vivre dans la clandestinité (Robert Redeker) : ce ne sont plus des menaces qui se multiplient et s'ajoutent les unes aux autres, mais bien des actes de terreur que l'islamisme fait planer sur le monde libre. La terreur, elle, fait déjà partie du quotidien du monde musulman en Iran, en Afghanistan, au Nigéria, au Soudan, dans la Somalie des Tribunaux islamiques. Sans oublier (...)

Cinéaste assassiné (Théo Van Gogh), caricaturistes danois physiquement menacés, professeur de philosophie contraint de vivre dans la clandestinité (Robert Redeker) : ce ne sont plus des menaces qui se multiplient et s’ajoutent les unes aux autres, mais bien des actes de terreur que l’islamisme fait planer sur le monde libre.
La terreur, elle, fait déjà partie du quotidien du monde musulman en Iran, en Afghanistan, au Nigéria, au Soudan, dans la Somalie des Tribunaux islamiques. Sans oublier l’horreur moyen-âgeuse de l’Arabie saoudite, de l’Irak en guerre civile et de bien d’autres contrées sous lois religieuses d’un autre temps. Sans oublier, surtout, l’Algérie résistante où le GSPC, qui a fait allégeance à Al-Qaida, poursuit ses meurtres terroristes.
Dans les pays où elle existe, la laïcité est désormais menacée, certes par les islamistes, mais aussi par tous les intégrismes et leurs suppôts prêts à toutes les concessions et soumissions.

La laïcité, dans ses fondements les plus profonds, est un principe universel. La séparation du religieux et du politique représente un progrès de l’humanité vers le respect de l’individu, de ses libres choix, de ses croyances ou de son absence de croyance, et de son droit d’en changer. La primauté de la citoyenneté sur l’appartenance communautaire (ethnique, religieuse) demeure la condition indépassable du vivre ensemble.
La laïcité se voit attaquée à la fois par tous les fanatismes religieux et les fanatiques d’une dérégulation du monde qui, sous couvert de loi du marché, vise à asservir les plus faibles. L’intégrisme islamique, est cependant le plus élaboré, le plus meurtrier et le plus menaçant sur le marché des idéologies mondialisées.

L’islamisme, en tant que projet de société, a de nombreux masques, dont celui du néo-communautarisme. Or, le communautarisme, dans la mesure où il essentialise les différences, fait le lit du racisme, du sectarisme, de l’intolérance, et remplace le nécessaire combat contre les injustices sociales par une lutte ethno-religio-raciste. Les castes communautaristes enferment l’individu dans le carcan du repli et de la haine des autres. Elles sanctuarisent les ghettos et ravivent les vieux démons.

Ainsi, le communautarisme islamiste a réactivé l’antisémitisme dans les « quartiers » et les banlieues françaises en invoquant le douloureux prétexte de la situation au Proche-Orient. En réalité, pour les fanatismes, le conflit israélo-palestinien n’est qu’un faux nez qui justifie toutes les violences et couvre des racismes à masque religieux.

Les défenseurs des islamistes se gargarisent de l’existence, dans l’Histoire, d’un islam des Lumières. En omettant de préciser que les tenants de cet islam-là sont toujours marginalisés, persécutés, voire décimés, pour des raisons politiques ou philosophiques.

Il n’en demeure pas moins que les populations sous lois musulmanes aspirent, elles aussi, à une liberté et à une démocratie incompatibles avec une hégémonie religieuse. Véritable laboratoire d’expérimentation dans la stratégie de Reconquête de l’islamisme politique, l’Algérie a payé d’un lourd tribut de sang sa résistance au fascisme islamiste. Et nombreux sont aujourd’hui celles et ceux qui, à travers le monde, refusent de plier sous la botte totalitaire.

D’évidence, la résistance dans un seul pays ne suffit plus. D’autant que l’islamisme, fils bâtard d’une mondialisation « néo-libérale », a décrété l’occident « Terre de témoignage », c’est-à-dire de conquête. Dans un monde interdépendant, il est désormais impossible de séparer la liberté de conscience en pays musulmans de la notion universelle de laïcité, et de celle d’égalité entre les hommes et les femmes. Une mobilisation mondiale est donc indispensable. C’est pourquoi nous entreprenons d’apporter notre contribution pour fédérer tous ceux et toutes celles qui ont compris que pour lutter contre des organisations mondiales intégristes, la réponse doit être une organisation laïque universelle. C’est le vœu exprimé, à travers le monde, par des femmes et des hommes de toutes origines.

Cette entreprise doit être à la mesure du défi qui nous est lancé, et sera une œuvre qui s’inscrira dans la construction et la durée. Une Rencontre internationale se tiendra à Paris les 10 et 11 février 2007, pour poser un premier (et important) jalon de ce long chemin.

Un APPEL, qui déjà rejoint et répond à plusieurs initiatives, est actuellement en préparation, qui proposera les fondations de ce mouvement :
- Contre tous les racismes, sans distinction, et les intégrismes
- Pour l’égalité des droits quelle que soit l’origine
- Contre toutes les discriminations ethniques, sociales ou sexuelles
- Pour les libertés de conscience et d’expression
- Et POUR L’AMITIE ENTRE LES PEUPLES.

Un collectif d’initiative s’est créé à Paris, le 27 septembre 2006, impulsé par des militants de Tousensemble (AlgériEnsemble), et de l’UFAL et de divers amis(notamment d’Algérie), collectif qui, bien sûr, reste en cours d’élargissement. Nous en rendrons compte dans les tout prochains jours.

Contact :
contacts laicity.info ou Tousensemble@9online.fr
Collectif laïcity c/o UFAL - 27, rue de la Réunion - 75020 PARIS - France

Que serait la vie sans les associations ?

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Campagne nationale associative

La Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA), représentative du mouvement associatif organisé, se mobilise pour le soutien financier des pouvoirs publics aux projets associatifs, contre le désengagement constaté dans les secteurs particulièrement significatifs de la politique de la ville, de l’environnement, du développement associatif, de l’insertion, de l’intégration... Elle entend soutenir de véritables dispositifs d’emplois aidés pour le monde associatif au service de l’intérêt (...)

La Conférence Permanente des Coordinations Associatives (CPCA), représentative du mouvement associatif organisé, se mobilise pour le soutien financier des pouvoirs publics aux projets associatifs, contre le désengagement constaté dans les secteurs particulièrement significatifs de la politique de la ville, de l’environnement, du développement associatif, de l’insertion, de l’intégration... Elle entend soutenir de véritables dispositifs d’emplois aidés pour le monde associatif au service de l’intérêt général.

Il s’agit de défendre l’ensemble des associations françaises menacées en participant à la campagne " Que serait la vie sans les associations ? "

Le Conseil National des Radios Associatives CNRA va être partenaire de cette mobilisation des acteurs locaux face aux perspectives peu favorables à l’égard du secteur associatif. Les radios associatives, médias de proximité dont les missions sont inscrites dans la loi, de par leur ancrage local et leur rôle de relais des initiatives associatives et citoyennes, sont les lieux de communication privilégiés sur le terrain.

Il est donc aujourd’hui important de se mobiliser pour une véritable rentrée associative.

Pour cela vous aurez deux choses à faire :
- Diffuser les " cartes à pouces ", les remplir et les renvoyer entre début septembre et fin novembre (carte disponible ou à télécharger sur le site de la CPCA - www.cpca.asso.fr - à partir de fin août).
- Participer du 06 au 19 octobre aux débats organisés par les radios associatives dans toute la France.

La carte à Pouces

Sur le principe de la pétition :
- Utilisez la " carte à pouces " au sein de votre association en invitant toutes les personnes soutenant votre action et l’association à laisser leur empreinte digitale assortie de leur signature dans chaque case et signifier ainsi leur soutien à la vie associative en général.
- Multipliez-la, une carte ne vous suffira pas, ceux qui vous soutiennent sont bien plus nombreux que les 20 cases de la carte, faites autant d’exemplaires que nécessaire. Renvoyez l’ensemble de ces cartes à l’adresse indiquée en bas à droit après avoir apposé le cachet de votre association.

Un événement national placé au cœur de la campagne tentera de sensibiliser les médias nationaux aux difficultés associatives. Toutes les cartes seront transmises à la CPCA à la date limite du 30 novembre et seront remises au Premier Ministre comme un signe du soutien des Français à la vie associative. Ce sera un moyen de pression supplémentaire pour négocier avec les pouvoirs publics.

- Diffusez cette carte dans votre coordination, votre fédération, envoyez-la à toutes les associations dont vous êtes partenaires ou que vous connaissez afin qu’elles l’utilisent et la renvoie. Plus nombreuses seront les cartes retournées, plus important sera le poids de cette campagne.

La Campagne radio

La mobilisation des radios aura lieu du 06 octobre au 19 octobre. Quinze jours de spots, d’heures d’antenne consacrées à la vie associative, de reportages... Il existe en France plus de 650 radios associatives, vous en trouverez forcément une près de chez vous, dans la ville ou dans le secteur où se développe l’activité de votre association.

- Dès le mois de septembre, allez à la rencontre de ceux qui l’animent, ils ont eux aussi l’expérience de l’associatif. Organisez ensemble débats, manifestations, réflexions, sur le monde associatif, l’importance qu’il a dans votre vie, dans la vie de ceux qui bénéficient de l’action de votre association. Ce sera également l’occasion d’exprimer les dangers qui vous menacent.

- Durant la quinzaine de la campagne du 6 octobre au 19 octobre, allez témoigner de votre expérience, de vos réussites, de vos inquiétudes qui pourront passer à l’antenne à la période de la campagne. Défendez " le plus d’associations contre le moins de crédits ", interpellez les politiques de votre commune, de votre circonscription, de votre département. Les députés votent les budgets, qu’ils prennent consciences de vos besoins qui ne sont pas que des séries de chiffres dans un dossier à l’assemblée.
Beaucoup de radios vont se mobiliser, si ce n’est pas le cas à vous de les y aider.

Que les auditeurs, l’opinion publique, les politiques puissent évaluer ce " Que serait la vie sans les associations ? "

Si vous êtes responsables de fédérations ou de coordinations, parlez-en dans votre réseau, diffusez la liste des radios associatives, disponible sur le site de la CPCA.

Contacts
Pour en savoir plus, ou vous mettre en lien avec les radios associatives de votre région, vous pouvez également contacter la CPCA au 01 40 36 80 10 ou envoyer un mail campagnenationaleassociative cpca.asso.fr

Pièces jointes

  • carte.gif

Signez la pétition pour dire non aux bombes à sous-munitions

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"A l'heure où certaines puissances se permettent de parler de "guerres propres", l'utilisation massive de sous-munitions est un scandale comparable à celui des mines." Les sous-munitions sont regroupées par dizaines ou par centaines dans des conteneurs de type variable(bombe, roquette, obus, missile...) lancé depuis le sol ou par voie aérienne. Disséminées au hasard de leur largage, ces armes sont aujourd'hui responsables d'une véritable hécatombe parmi les civils, pendant et surtout après les (...)

"A l’heure où certaines puissances se permettent de parler de "guerres propres", l’utilisation massive de sous-munitions est un scandale comparable à celui des mines."

Les sous-munitions sont regroupées par dizaines ou par centaines dans des conteneurs de type variable(bombe, roquette, obus, missile...) lancé depuis le sol ou par voie aérienne. Disséminées au hasard de leur largage, ces armes sont aujourd’hui responsables d’une véritable hécatombe parmi les civils, pendant et surtout après les conflits.

En effet, 5 à 30% d’entre elles n’explosent pas à l’impact. Elles restent sur le terrain et constituent dès lors une menace mortelle en cas de manipulation ou de contact involontaire (lors de travaux agricoles, de déboisement, de reconstruction...).

La similarité des effets des mines antipersonnel et des munitions non explosées se traduit par le fait que, depuis de nombreuses années, il n’est pas possible de distinguer les victimes des unes et celles des autres.

Si les nouvelles disséminations de mines antipersonnel sont relativement limitées, il n’en va pas de même pour les sous-munitions, dispersées par millions depuis le début des années 90 et non explosées par centaines de milliers. De quoi continuer à remplir hôpitaix et cimetières pour les décennies à venir.

D’après le Rapport 2006 de l’Observatoire des mines, 82 Etats et 9 territoires sont pollués par des mines et des munitions non explosées.
65 Etats et 7 territoires ont fait état de victimes de mines entre janvier 2002 et juin 2003.
On estime à 20 000 personnes victimes chaque année, dont 23% d’enfants et 2% de femmes. Plus de 85% de ces victimes étaient des civils.

Regroupée au sein d’une coalition internationale d’organisations non gouvernementales, Handicap International organise en France une grande campagne de sensibilisation contre les sous-munitions. L’association organise le 25 septembre 2004 la 10e édition des pyramides de chaussures, dans 35 villes de France. L’occasion pour chacun de mieux connaître la problèmatique et les actions d’Handicap International. C’est aussi l’occasion pour tous de soutenir cette action, en signant la pétition en ligne.

Pour signer la pétition et mieux connaître la campagne "Stop aux sous-munitions" :www.sousmunitions.org

Texte-pétition sur les banlieues : "Faire preuve de volonté"

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Les événements de ce qu'il est convenu d'appeler « les banlieues » soulignent l'urgence de sortir de l'opposition stérile de la répression et du discours compassionnel. La réduction des inégalités doit désormais être au cœur des processus de décision et de l'évaluation des politiques publiques. Il faut faire plus pour ceux qui ont moins, certes, mais surtout ne plus songer à acheter la paix civile et continuer de cantonner les plus pauvres en marge des villes. L'objectif doit être de favoriser des (...)

Les événements de ce qu’il est convenu d’appeler « les banlieues » soulignent l’urgence de sortir de l’opposition stérile de la répression et du discours compassionnel. La réduction des inégalités doit désormais être au cœur des processus de décision et de l’évaluation des politiques publiques.
Il faut faire plus pour ceux qui ont moins, certes, mais surtout ne plus songer à acheter la paix civile et continuer de cantonner les plus pauvres en marge des villes. L’objectif doit être de favoriser des circulations sociales, culturelles et urbaines qui réduiront la distance entre le centre et les périphéries.

Cette exigence s’applique à tous les échelons de la société :

- A commencer par le sommet de l’Etat, alors que le chômage, la précarité et la pauvreté progressent, que le gouvernement se désengage des politiques locales au prétexte de décentralisation et que les services publics sont chaque jour davantage fragilisés.
- A l’échelle des régions, des départements, des communautés urbaines qui doivent organiser la solidarité entre des territoires aux besoins différents et aux ressources inégales.
- Dans les communes, entre les quartiers et afin de permettre à toutes les populations de jouir de la ville dans son intégralité.

A l’échelon communal, cinq exigences peuvent constituer des premiers éléments de réponses à cette ambition :

- Construire des immeubles de logements sociaux en centre-ville et dans les quartiers qui en sont dépourvus.
- Développer des transports publics qui désenclavent les quartiers isolés.
- Concentrer les moyens municipaux (ASEM, intervenants, matériels) dans les secteurs scolaires les plus en difficulté.
- Favoriser l’accès des habitants en zones sensibles aux activités culturelles et sportives, par des tarifs adaptés et des priorités d’inscription dans les équipements des centres-villes.
- Permettre l’expression et la représentation de tous dans les publications municipales, hors la dialectique stigmatisante de la racaille et du héros.

L’enjeu auquel nous sommes confrontés n’est pas de venir en aide aux banlieues comme à un tiers-monde intérieur, car elles sont la France et, davantage encore, la France de demain. L’enjeu est de vivre ensemble, et non côte à côte ou dans le déni de l’autre.

Pour signer la pétition, rendez-vous sur le site : http://banlieues.9online.fr/

Premiers signataires :
Djamel Abssi-Bazilier ; Daniel Brichot ; Nicolas Duffour ; Annie Faure ; Patrick Schmitt ; Régis Signarbieux ; Sylvie Vidalie

Un appel de l’Observatoire français des médias

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Appel du 18 juin 2004 de l'Observatoire français des médias contre la concentration et la mainmise financière sur les médias Aujourd'hui, 18 juin 2004, est un triste jour pour l'indépendance des moyens d'information, de communication et d'éducation. La firme du fabricant d'armes Dassault est autorisée par l'Union européenne à prendre le contrôle de 70 publications dont Le Figaro, L'Express et un tiers de la presse quotidienne régionale, auparavant détenues par le groupe Hersant. Un autre fabricant (...)

Appel du 18 juin 2004 de l’Observatoire français des médias contre la concentration et la mainmise financière sur les médias

Aujourd’hui, 18 juin 2004, est un triste jour pour l’indépendance des moyens d’information, de communication et d’éducation.

La firme du fabricant d’armes Dassault est autorisée par l’Union européenne à prendre le contrôle de 70 publications dont Le Figaro, L’Express et un tiers de la presse quotidienne régionale, auparavant détenues par le groupe Hersant.

Un autre fabricant d’armes, Lagardère, déjà à la tête d un empire dans la presse, l’édition, la distribution et l’audiovisuel s’est emparé, il y a peu, du pôle édition de Vivendi Universal, créant ainsi une situation de quasi monopole avec l’assentiment du gouvernement français.

C’est finalement le holding financier Wendel, dont le président, Ernest-Antoine Seillière, est aussi celui du MEDEF, qui vient de s’emparer d’Editis, deuxième groupe français et éditeur d’une très grande part des dictionnaires et des manuels scolaires.

L’association voulue par le gouvernement Raffarin entre TF1 et les chaînes de télévision publiques en vue de créer CII, la Chaîne d’Information Internationale, financée par des fonds publics mais dirigée par le groupe de B.T.P. Bouygues, est en passe d’être acceptée par la Commission de l’Union européenne.

Enfin, une nouvelle loi adoptée le 3 juin vient d’assouplir les règles anti-concentration, notamment en ce qui concerne les autorisations d’émission des télévisions régionales.

Sans cesse, le contrôle de quelques firmes sur le journalisme et la communication parvient à s’étendre, sans susciter la réaction appropriée de quelque autorité ou pouvoir.
Sans cesse, la stratégie de mainmise du pouvoir politique sur les moyens d’information renforce les moyens de diffusion des doctrines les plus favorables aux intérêts financiers.

La liberté d’expression est une composante essentielle des libertés publiques.

Le droit à une information de qualité, à des conditions de travail des journalistes conformes aux impératifs de leur métier et à un traitement équilibré et honnête de l’actualité et des débats publics est un combat que doivent soutenir les démocraties.

Nous appelons à l’action de tous et à l’engagement des forces politiques pour défendre le droit à une information libre et pluraliste.

La pétition est proposée à la signature en ligne sur www.observatoire-medias.info/article202.html
Les signatures seront aussi recueillies :
- par courriel à petition observatoire-medias.info ;
- par fax au 01.53.94.96.76.
- ou par courrier au 3, avenue Stephen Pichon 75013 Paris.

Encadré
Les premiers signataires :
Cet appel a reçu le soutien des syndicats SNJ, SNJ-CGT, CFDT Radio-Télé, des associations Action Critique Médias (ACRIMED), Amis du Monde Diplomatique, Association des journalistes pour la nature et l‚écologie, ATTAC, Les Pénélopes, Les Pieds dans le Paf, Union des familles laïques (UFAL).

Une europétiton pour l’égalité salariale entre femmes et hommes

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Une initiative qui, dans le contexte actuel, ne manque pas d'intérêt : il s'agit, sur une idée de Ségolène Royal, de signer une "europétiton" demandant à la Commission européenne de prendre l'initiative d'une loi européenne sur l'égalité salariale entre femmes et hommes dans les Etats membres. Au moment où la France célèbre le 60ème anniversaire du droit de vote aux femmes, l'utilisation de contre-vérités sur le projet de traité européen (il menacerait le droit au divorce, la législation sur l'IVG ; il (...)

Une initiative qui, dans le contexte actuel, ne manque pas d’intérêt : il s’agit, sur une idée de Ségolène Royal, de signer une "europétiton" demandant à la Commission européenne de prendre l’initiative d’une loi européenne sur l’égalité salariale entre femmes et hommes dans les Etats membres. Au moment où la France célèbre le 60ème anniversaire du droit de vote aux femmes, l’utilisation de contre-vérités sur le projet de traité européen (il menacerait le droit au divorce, la législation sur l’IVG ; il favoriserait l’inégalité de genre et le droit du travail des femmes - on voit maintenant des affiches qui appellent à voter "non" pour "protéger le droit des femmes en france"), est choquante. Un examen objectif du texte amène rapidement à la conclusion que ce projet apporte une avancée très significative en ce domaine (articles 81, 83, 93, 210 §1-i/2/4/5/6, 214).

La présente pétition a par ailleurs pour motivation de témoigner concrètement de l’avancée qu’apporterait l’adoption du traité constitutionnel dans la vie démocratique européenne et nationale. En effet, le projet reconnait le "principe de la démocratie participative" (article 47), aux côtés du principe de "démocratie représentative" (article 46). Le § 4 prévoit la possiblité, pour un million de citoyens européens, de saisir la Commission "s’ils considèrent qu’un acte juridique de l’Union est nécessaire aux fins de l’application de la Constitution". Tout ceux qui, dans leurs activités professionnelles ou personnelles, se voient comme des micro-bâtisseurs d’un espace public européen se félicitent de cette disposition demandée par de nombreux mouvements associatifs à la Convention durant la période dite "d’écoute de la société civile", entre février et juin 2002.

La proposition défendue ici repose donc sur les articles 47 et 214. Face à la désinformation, à la malhonnêteté intellectuelle ou aux peurs, un acte citoyen et concret peut être très efficace.

Vous en savoir plus sur cette initiative : www.europetition.net

« Pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité »

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"Le Comité IDAHO lance une pétition internationale sur www.idahomophobia.org. Plus de 70 Etats dans le monde condamnent encore l'homosexualité, et dans une dizaine de pays, la peine de mort est la sanction prévue par la loi. Afin de lutter contre ce scandale légal, une pétition internationale vient tout juste d'être lancée. Elle a été initiée par Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO, qui coordonne chaque année autour du 17 mai la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie. Le titre de cette (...)

"Le Comité IDAHO lance une pétition internationale sur www.idahomophobia.org.

Plus de 70 Etats dans le monde condamnent encore l’homosexualité, et dans une dizaine de pays, la peine de mort est la sanction prévue par la loi. Afin de lutter contre ce scandale légal, une pétition internationale vient tout juste d’être lancée. Elle a été initiée par Louis-Georges Tin, président du Comité IDAHO, qui coordonne chaque année autour du 17 mai la Journée mondiale de lutte contre l’homophobie. Le titre de cette pétition est très clair : « Pour une dépénalisation universelle de l’homosexualité » ; le texte lui-même ne l’est pas moins, puisqu’il repose essentiellement sur les articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Les enjeux sont nettement posés : il s’agit d’aboutir à une résolution qui sera adressée aux Nations Unies dans les mois à venir.

Cette pétition est soutenu par de nombreuses associations internationales comme l’ILGA (International Lesbian and Gay Association) et la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme), mais aussi par de nombreuses personnalités à travers le monde : 5 Prix Nobel (dont le prix Nobel de la paix Desmond Tutu), 10 Prix Pulitzer (parmi lesquels Edward Albee et Tony Kushner), des hommes politiques de haut vol (comme Jacques Delors, ancien président de la commission européenne, ou Thomas Hammarberg, commissaire aux droits de l’Homme du Conseil de l’Europe), de grands intellectuels comme Noam Chomsky ou Judith Butler, des artistes de renom comme Victoria Abril, Merryl Streep, Cyndi Lauper, David Bowie, Elton John, etc.

Interrogé sur cette question, Michael Cashman, président de l’Intergroupe gai et lesbien au Parlement européen, a déclaré : « les membres de l’intergroupe soutiennent cette initiative du Comité IDAHO de manière unanime. Nous espérons qu’elle ira loin, et qu’elle exercera une forte pression sur les Nations Unies. Nous invitons tous ceux et toutes celles qui soutiennent les droits fondamentaux à signer cette pétition, et à inviter leur entourage à en faire autant. »

Alice Nkom, l’avocate qui avait défendu avec brio les 11 jeunes gens arrêtés pour homosexualité au Cameroun l’année dernière a affirmé : « cette résolution suscite chez nous un immense espoir, et nous espérons que Louis-Georges Tin, le Comité IDAHO et tous leurs partenaires pourront aller jusqu’au bout de leurs projets. C’est un combat pour la liberté et pour les droits de l’Homme. »

La bataille s’annonce évidemment difficile, car de nombreux chefs d’Etat n’hésitent pas à justifier et à encourager les violences homophobes ; cependant, le Comité IDAHO compte sur la jurisprudence onusienne en la matière. En effet, en 1994, la commission des Droits de l’Homme avait condamné la Tasmanie qui considérait l’homosexualité comme un crime. A la suite de cela, la Tasmanie avait dû faire évoluer sa législation pour se mettre en conformité avec le droit international. Le but de cette pétition est donc d’obtenir que cette jurisprudence tasmanienne soit étendue à tous les autres pays pénalisant l’homosexualité. C’est donc un combat pour la liberté".

Signez et faites signer sur : www.idahomophobia.org.

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Le Courrier de Bovet

Date de création : 1950 Objectif : Organiser des échanges de correspondance entre des détenus et des personnes prêtes à leur apporter une écoute et un soutien moral (National). Activités : Créé en 1950, le Courrier de Bovet, du nom de sa fondatrice Madame de Bovet, est une association nationale loi 1901 qui propose aux détenus un accompagnement épistolaire afin de faciliter leur (ré)insertion (...)