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CPE : les six contre-vérités du gouvernement
Place Publique
mercredi 22 mars 2006,
13:17

Le CPE va permettre de créer de nombreux emplois stables. FAUX
Le principal déterminant de l’embauche est le niveau de la demande. Les employeurs qui sont confrontés à une augmentation de leurs commandes recrutent aujourd’hui en CDD. Ils choisissent ensuite de convertir ou non ces contrats en CDI en fonction du niveau de l’activité. On ne voit pas en quoi les facilités de licenciement données par le CPE les conduiraient à maintenir ces postes de travail si la croissance n’est pas au rendez-vous.

Le CPE va améliorer la situation des jeunes en termes de statut. FAUX
25 % des jeunes actifs de 15-24 ans sont au chômage. Une grande partie sont sous contrat précaire. Mais la plupart des 15-24 ans (70 %) poursuivent des études et ne sont pas comptés parmi les actifs. Ceux qui travaillent ou recherchent un emploi sont pour la plupart peu qualifiés. De fait, ils sont très (trop) nombreux à galérer. Mais leur situation n’est pas représentative de celle vécue par l’ensemble des jeunes. Généraliser le CPE serait une régression pour tous ceux qui sont aujourd’hui embauchés en CDI._

Le CPE est la solution pour intégrer les jeunes en difficulté. FAUX
Le chômage et la précarité ne frappent pas seulement les jeunes, mais toutes les personnes non diplômées. Il faut réformer la formation initiale pour qu’aucun jeune ne sorte sans diplôme du système éducatif, et développer la formation professionnelle continue pour donner une deuxième chance à chacun. Le tout-flexible arrange les employeurs ; il ne donne pas aux salariés les plus fragiles les armes nécessaires pour améliorer leur position sur le marché du travail.

Le CPE est un vrai contrat à durée indéterminée. FAUX
Le contrat à durée indéterminée (CDI) ne peut être rompu que pour un motif « réel et sérieux » (article 122.12 du Code du travail). En revanche, le CPE peut être interrompu sans motif durant deux ans. Le CPE a pour l’employeur tous les avantages du CDI plus ceux du CDD. L’indemnité de rupture est d’ailleurs équivalente à la prime de précarité prévue dans le cadre du CDD. C’est donc bien une sorte de CDD à durée variable.

Le CPE va faciliter l’intégration des jeunes dans l’entreprise. FAUX
La confiance suppose la réciprocité. Si l’employeur ne fait pas confiance à ses salariés en leur accordant un minimum de garanties, on ne voit pas pourquoi les salariés auraient confiance dans leur employeur. Les patrons le savent d’ailleurs bien puisqu’un récent rapport, établi sous la responsabilité d’Henri Proglio, président de Veolia Environnement, préconisait de conserver le CDI comme forme normale d’embauche pour les jeunes diplômés. Deux poids, deux mesures !

Le CPE va permettre de rendre le marché du travail plus flexible. FAUX
Même les économistes libéraux sont contre le CPE. Après le contrat nouvelle embauche (CNE), qui a insécurisé les salariés des PME, le CPE insécurise un peu plus les jeunes et incite les autres salariés à s’accrocher à leur poste. Rendre les salariés plus mobiles suppose de leur garantir qu’ils trouveront un emploi correctement rémunéré et stable s’ils quittent ou perdent leur emploi.

LAVEAUD Michel-Jean
mardi 28 mars 2006,
05:17

Le travail, l’emploi salarié, l’activité ( engagement politique, syndical, associatif parfois, souvent professionnalisé) se croisent, se chevauchent dans la grande confusion du " Vivre ensemble". La précarité des uns côtoie les nantis généreux, la paix civile parfois résiste à cette réalité. Pas toujours. La fin de l’Etat providence, ce qui n’est pas un scoop, laisse plus que jamais dans le désarroi les jeunes, alors que sommes réputés être en temps de paix. Les anciens (seniors) sont également pour une part dans l’inutilité sociale et disposant de faibles moyens de subsistance.
La vie associative fait ( ou faisait) le lien entre la vie privée ( repos, loisirs, famille) et l’emploi/ activité.
Depuis les années 80, avec la professionnalisation du monde associatif (sans doute utile) le bénévolat n’a plus la même posture vis à vis de l’emploi salarié. Les associations servent des prestations payantes pour survivre et pour se substituer au désengagement des Services Publics.

Dans les parcours d’éducation, d’enseignement, d’information, d’orientation et de formation (tout au long de la vie) la vie privée - la vie sociale publique, la vie privée et la vie professionnelle, n’ont plus de frontières définies et stables.
Etre citoyen, producteur et consommateur de biens et de services s’imbriquent et la notion de contrat emprunte à plusieurs champs de l’investissement personnel, privé, public, culturel, professionnel, politique, ...C’est quoi le travail en 2006, un emploi, une activité, un métier...
Le rôle des politiques culturelles dans les dynamiques territoriales, quand nous ne sommes plus totalement français et pas encore européen (et citoyen du monde)participent peu à l’émergence de nouvelles postures citoyennes et sociales. La culture scientifique et technique évite soigneusement les sciences sociales et politiques, nos amis grenoblois sont une belle illustration de cette schizophrénie. C’est un abandon par l’éducation populaire de sa mission historique. Entre les Jeunes "anti C.P.E. et les syndicats, je ne vois pas ( plus) les fédérations d’éducation populaire tenant un rôle d’école sans murs, l’école de la seconde chance, celle de la formation permanente et de la citoyenneté. Nous vivons le temps des incertitudes ou celui de la naissance d’une société où les apprentissages et les relations informels (aussi utiles et vrais) structurent les " contrats". Les partis politiques, les syndicats, les associations, mutent, se transforment , se multiplient, se croisent, comme l’économie mondialisée dans une « purée » où le pilotage est sans visibilité.

Michel Serres, hier soir à Lyon témoignait de ces temps un peu difficiles où le passé semble dépassé et inutile à connaître, le présent illisible et le futur inquiétant. Cette approche anthropologique ( culturelle et sociale) invite à prendre du temps pour comprendre ce qu’il nous arrive et légiférer dans l’urgence est inadapté après le constat qui vient ici d’être dressé.
Lire : « Méthode 6, ETHIQUE » d’Edgar Morin pour la compréhension, la complexité, l’éco-éthique, etc...publié au Seuil.
« L’immaturité de la vie adulte » de Jean-Pierre Boutinet au PUF.
« Balades politiques » Entretiens de Véronique Nahoum-Grappe avec Jean-Christophe Marti, Edition Les Prairies ordinaires..

Les jeunes désespèrent de grandir avec et vers la vie d’adulte que leur parents donnent à lire et à comprendre (rien, le vide sidéral de la consommation comme projet de vie)...
La démocratie participative (des laboratoires d’expérimentation sociale en tous lieux, une économie d’archipel pour vivre la " mondialité" d’Edouard Glissant serait un bon remède pour faire baisser la fièvre des protagonistes ( de Matignon et de la rue). Ceci étant une autre voie, celle de la culture, de l’estime de soi et du sens critique, sortir du manichéisme du "pour ou contre électoraliste". Boris Vian invitait à utiliser toute la palette des gris . Il existe également des gris chauds avec des pointes de rouge et des gris froids avec plus ou moins de bleu.

La complexité du "Vivre ensemble" impose des voies plus buissonnières, plus sensibles, plus inventives et un peu de générosité , de solidarité et de partage. C’est plus compliqué à faire vivre que le déclaratif.
Manifester c’est un droit, c’est utile, c’est sain en démocratie, c’est insuffisant. Changer, se changer ensemble, c’est aussi lire, observer, décortiquer les procédures et les pratiques sociales. Le CPE n’est pas bon sans doute, les TUC ne furent pas fabuleux. Expérimentons, innovons, inventons, nous sommes, la France, un Pays riche, "penser ailleurs" et autrement est une urgence. Pas seulement avec les règles financières, budgétaires et comptables, mais aussi en évaluant l’usage fait des ressources humaines, techniques et financières, du temps et des lieux de vie.

Nous sommes dans une société du gaspillage de tout, cela justifie la colère contre "le gouvernement" mais aussi contre nos comportements inconséquents depuis plus de vingt ans. Colère contre nous-mêmes, utile aussi et justifiée.
Marchons aussi dans nos têtes. Des constats, des filons, à exploiter peut-être ?
Solidairement et critique.


Réponse au message précédent par un visiteur non enregistré
jeudi 28 septembre 2006,
22:03

en quoi les contrats atypiques sont-ils plus flexibles que les contrats de droit communs ????


jean némard
mercredi 29 mars 2006,
18:26

le cpe ne donnera pas du boulot aux entreprises .
c’est la croissance qui peut enrayer le ch
ômage des jeunes et moins jeunes.
il ne faut pas se tromper de cible et s’attaquer aux vrais causes du problème.
délocalisations, formations ,rémunérations guères plus hautes que les aides et même parfois inférieurs si on compte les frais...etc
le meilleur exemple des délocalisations étant celui du textile orchestré à partir de 1995 par l’accord bilatéral avec la tunisie/maroc et la france ;cet accord disant que les entreprises qui s’installent en tunisie (par exemple) ne paieront pas d’impôts jusqu’en 2007 et que parrallèlement , les taxes de douanes seront dégessives jusqu’en 2007 pour s’annuler complètement établissant un libre échange total en la france et la tunisie à partir de 2007...on comprend pourquoi pratiquement tout notre textile est parti de france .(et en plus , on donne des aides à ces pays


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