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Améliorer les conditions de vie des migrants en Grèce et dans les Balkans

Place publique, le 11/05/2016

Un nouveau rapport sur la Grèce et « l’ex-République yougoslave de Macédoine » indique que des mesures s’imposent pour améliorer les conditions de vie des migrants et des réfugiés et pour protéger les enfants non accompagnés

Un rapport du 11 mai 2016 sur la situation des réfugiés et des migrants en Grèce et dans « l’ex-République yougoslave de Macédoine » a été publié aujourd’hui par le secrétariat Général du Conseil de l’Europe pour les migrations et les réfugiés. Le rapport se fonde sur la visite d’information qu’il a effectuée dans ces deux pays du 7 au 11 mars.

Le Représentant spécial, Tomáš Boček, s’est rendu dans un foyer pour enfants non accompagnés à Athènes, dans un « hotspot » et centre d’accueil situé sur l’île de Chios, et dans des camps établis dans les deux pays. Certains camps étaient gravement surpeuplés du fait de l’affluence de réfugiés et de migrants à la suite de la fermeture de la route des Balkans occidentaux, survenue peu avant la visite. Dans ces camps, les conditions de vie étaient extrêmement difficiles et ne répondaient qu’aux besoins élémentaires. Dans le rapport, le Conseil de l’Europe est appelé à mobiliser des ressources pour permettre de renforcer les capacités de façon à pouvoir héberger les migrants et réfugiés dans des conditions décentes dans les deux pays.

Le rapport aborde également l’importante question de la prise en charge, en Grèce, des enfants réfugiés et migrants, en particulier les mineurs non accompagnés. Le rapport appelle à trouver des solutions de remplacement à la rétention des enfants, car ceux-ci sont souvent placés en rétention pendant que leur demande d’asile est examinée ou dans l’attente d’un placement en foyer. En outre, il attire l’attention sur l’importance de prendre des mesures pour assurer un enseignement dans les camps et sur la nécessité de renforcer le système grec de protection des enfants afin de protéger les enfants réfugiés et migrants contre l’exploitation.

Le Représentant spécial salue l’attitude globalement positive des populations locales en Grèce face à l’augmentation du nombre d’arrivants, et souligne la nécessité d’adopter des politiques d’intégration qui mettent l’accent sur la lutte contre l’intolérance et la discrimination.

Enfin, le Représentant spécial se montre préoccupé par des informations faisant état de mesures de refoulement et par des allégations de mauvais traitements commis par les personnes qui gardent la frontière de « l’ex-République yougoslave de Macédoine ». Il recommande que tous les personnels concernés suivent une formation aux droits de l’homme.

Outre les visites sur site, Tomas Bocek et son équipe ont rencontré plusieurs ministres et hauts fonctionnaires ainsi que des représentants du HCR, de l’Unicef, du CICR et de plusieurs ONG.

Le Représentant spécial sur les migrations et les réfugiés a pour mission de collecter des informations et de proposer une assistance aux Etats membres du Conseil de l’Europe afin de les aider à respecter les normes en matière de droits de l’homme face à l’afflux massif de migrants et de réfugiés. Outre les recommandations visant à améliorer la situation des migrants et des réfugiés en Grèce et dans « l’ex-République yougoslave de Macédoine », le Représentant spécial a recensé les instances compétentes du Conseil de l’Europe qui pourraient apporter une aide concrète à la réalisation de ces objectifs. La prochaine étape consiste à travailler de concert avec ces instances et avec les autorités compétentes de la Grèce et de « l’ex-République yougoslave de Macédoine » pour assurer la mise en œuvre des recommandations contenues dans le rapport.


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