Magazine Mars 2017

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A quoi servent les « petits boulots » ?

Tribune par Jean-Piere Lehnisch*

A quoi servent les « petits boulots » ? Surtout ne répondez pas ex abrupto : « A rien !!! » car c’est faux ! Et voici pourquoi.

A quoi servent les « petits boulots » ? Surtout ne répondez pas ex abrupto : « A rien !!! » car c’est faux ! Et voici pourquoi. Tout d’abord, définissons l’expression « petit boulot ». C’est un « boulot » donc une activité professionnelle. Mais il est « petit », c’est-à-dire que ce n’est pas un job définitif, qui n’est pas spécialement valorisant et qui n’est pas forcément en lien direct avec sa formation ou ses objectifs professionnels. Et pourtant les « petits boulots » ne sont pas à négliger, pour 3 raisons.

1°- Ils permettent d’exercer une activité professionnelle rémunérée. On se lève le matin. On a des horaires à respecter. Il faut bien exécuter les tâches. Tout ceci est important.

2°- C’est une tâche, même petite, qui est souvent indispensable dans l’entreprise concernée : caissier, livreur, veilleur etc… sont des tâches indispensables pour le fonctionnement de l’entreprise. Il n’y a pas de petits métiers dit-on. A la manière du corps humain, tous les organes sont indispensables. Il suffit de souffrir d’un tout petit doigt de pied pour réaliser combien il est indispensable pour la marche !

3°- Ce sont ces « petits boulots » qui, bien souvent, sont des postes d’observation. On bouge, on livre, on circule dans les services. On jauge le type d’activités. Combien de patrons avouent, et en sont très fiers, d’avoir exercé un « petit boulot » avant de devenir « patron » souvent dans le même secteur professionnel, et parfois même dans l’entreprise concernée !

Le piège des petits boulots Seulement voilà : ces activités supposées passagères peuvent…durer ! On peut s’habituer facilement à ce type de travail. Là est le piège car ce n’était pas, au départ, en adéquation avec sa formation et ses objectifs professionnels. Alors que faire ? Faut-il tout lâcher et reprendre son cursus pédagogique ? Certainement pas ! Le meilleur deal avec soi-même est le suivant : continuer son « petit boulot » et préparer en même temps son avenir professionnel : concours d’entrée dans la fonction publique, acquisition de compétences spécifiques, examens d’entrée dans les écoles etc…

Comment étudier, tout en exerçant son « petit boulot »

- Travailler seul en achetant des livres, des cours. Possible. Mais c’est difficile. On n’a pas de feedback pédagogique pour savoir si on a tout compris. On n’est pas guidé.
- Cours du soir. Egalement difficile car il y a des problèmes d’horaires et de transport. De surcroît ils sont de plus en plus rares.
- Reste l’enseignement à distance qui permet de concilier vie professionnelle et cursus pédagogique. Une insomnie à minuit ? On peut travailler sa leçon et envoyer le devoir réalisé par internet. Grande souplesse et grande efficacité. A l’heure où la mobilité professionnelle est exigée, et où les transitions professionnelles entre deux activités sont nombreuses, l’enseignement à distance est une excellente méthode d’accompagnement.

Voilà pourquoi la formation ouverte à distance se développe, et en particulier en France, 1er pays européen en matière d’enseignement à distance !

* Président Directeur Général du Centre National Privé de Formation à Distance (CNFDI)


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